À défaut de Kaamelott le film, cet été on se jette sur Kaamelott la BD

1 juillet 2020

Les aventures du Roi Arthur avancent en BD

 Les Renforts Maléfiques, le tome 9 des aventures en bande-dessinée des chevaliers de la table de ronde de Kaamelott, est sorti il y a quelques jours, et comme on pouvait s'y attendre, c'est très bien ficelé.
Précisons d'abord qu'il s'agit de la 2ème partie d'un diptyque, donc d'une œuvre en 2 volumes ; la première partie étant le tome 8, L'antre du Basilic  sorti en 2018.

L'intrigue

Dans cette suite, on retrouve Arthur, Perceval, Leodagan, Lancelot et les autres, là où on les avait laissés deux ans plus tôt, c'est-à-dire dans chez le terrible Basilic, avec leur butin. Toute la difficulté pour nos héros va être d'arriver à ressortir de là sans encombre et avec le trésor.

Deux têtes pensantes

À la tête de cette bande dessinée, c'est un duo qui a fait ses preuves : au dessin, Steven Dupré et aux scénarios, Alexandre Astier. Le tandem se connait de mieux en mieux et le résultat de cette entente se repère dans la BD.
La BD se dévore, c'est efficace, prenant, les intrigues sont bien montées, et les dialogues sont follement précis ; tellement précis que lorsqu'un personnage parle dans la BD, on a directement la voix de l'acteur qui l'incarne à l'écran résonnant dans la tête.

La bande dessinée, une oeuvre à part

Les bandes dessinées Kaamelott, c'est plus qu'un simple produit dérivé supplémentaire. Les aventures sont originales, aucune des histoires que l'on y trouve n'est apparue à l'écran. Et puis, la BD c'est l'occasion de détailler les caractères des personnages, les histoires parallèles, tout ce que l'on ne peut pas intégrer dans un programme court diffusé à la télévision.

Notre avis

Cette bande dessinée n'est pas une sorte de petit jouet amusant qui servirait à faire patienter le public, attendant désespérément la sortie du film ; Alexandre Astier, nous propose ici de vraies nouvelles aventures de Kaamelott, originales et extrêmement efficaces.
On vous encourage donc à lire les BD Kaamelott, les 8 premiers tomes et bien évidemment, Les Renforts Maléfiques , tome 9 de la saga, paru le 24 juin dernier chez Casterman.

Le tube de l’été, ce truc qu’on adore détester, ou l’inverse

30 juin 2020

Histoire et évolution du concept

Le tube de l'été, ou plutôt les tubes de l'été, ce sont tout bêtement ces titres en tête des ventes durant la belle saison. Ils sont notre lien avec le voisin de camping, ou le voisin de soirée. Ils existent depuis l'avènement des classements. C'est-à-dire depuis les années 1930 aux États-Unis, et depuis les années 1950 en Europe.

Des tubes pour chaque saison

D'ailleurs, il y a aussi les tubes du printemps et de l'hiver, seulement ceux-là, tout le monde s'en fout. Si c'est dans les années 1950 qu'apparaît le mot « tube », attribué à Boris Vian pour qualifier un titre vide, creux, mais très populaire, c'est à la fin des années 80 que le concept de tube de l'été devient l'appellation d'une vraie machine de guerre, avec l'avènement de la Lambada.

Révolution Lambada

Estampillé « tube de l'été » partout dans le monde en 1989, la Lambada de Kaoma est l'histoire d'un vrai business plan. TF1 s'associe avec Sony France et diffuse le clip en boucle, sous forme d'extraits de 20 ou 30 secondes. Sponsorisée par Orangina, la vidéo fait aussi office de publicité. Les ventes du single explosent et la Lambada reste à ce jour le plus grand succès français en matière de tube de l'été. En 1996, M6 copie le concept et contribue au succès de la Macarena.

La fin des tubes de l'été à la télé

Mais en 1999, le Conseil supérieur de l'audiovisuel impose la durée minimale d'une minute trente dans la diffusion de clips pour éviter la concurrence déloyale en France. Trop long pour être diffusé à toutes les sauces. À partir de là, le tube de l'été ne passera plus par la télévision, et il perdra un peu de sa superbe.

Et l'internet fut

Au début du 21e siècle, internet redistribue les cartes. Le tube de l'été n'est plus un concept marketing particulier. Il se construit grâces aux clics sur YouTube et Spotify, avec les réseaux sociaux en guise de relais. Et si internet donne l'impression que le consommateur a plus de pouvoir dans l'élection des tubes de l'été, en réalité, le chemin jusqu'au top est resté le même : tout dépend de l'argent investi dans un projet. En témoignent les campagnes agressives liées à Mamacita des Black Eyed Peas – reprise de La Isla Bonita de Madonna, tube de l'été 1987 – et Rain on Me de Lady Gaga et Ariana Grande, probables tubes de l'été 2020. Et tant pis pour la télé.

Les robots-dauphins vont-ils remplacer les vrais dauphins ?

30 juin 2020

Les animaux en prison

À notre époque, est-il est encore nécessaire d'enfermer un animal sauvage ? La question de la pertinence des zoos et des parcs aquatiques est de plus en plus posée et un début de réponse est amené par la technologie. Plus besoin de mettre en cage les animaux puisqu'une entreprise américaine fabrique des robots plus vrais que nature.

Des machines qui remplacent les animaux

Edge Innovations, une entreprise californienne spécialisée dans les effets spéciaux fabriquent des robots dauphins aux finitions très réalistes. La société qui a notamment participé à la réalisation des films Sauvez Willy , a conçu une machine de 279 kilos contrôlée par un opérateur spécialisé, qui la fait nager avec les humains qui l'entourent.

gagnant-gagnant

Cette technologie pourrait réconcilier les défenseurs de la cause animale avec les parcs animaliers aquatiques ; tout en continuant de sensibiliser à la protection des animaux marins sans maintenir de spécimens captifs dans des bassins artificiels. C'est Flipper qui va être content.

Sandor vous invite à la maison

30 juin 2020

Lorsqu'on entre dans l'appartement lausannois de Sandor, on n'enlève pas ses chaussures. « Une maison, c'est fait pour vivre! », nous dit-elle. La pièce dans laquelle elle a passé le plus clair de son temps ces dernières semaines, c'est son balcon. C'est donc tout naturellement qu'on commence cette dernière émission d'Engrenage dehors, avec la pluie en fond sonore. Une demi-heure plus tard, le froid-piquant nous obligera à finir l'interview dans son salon.

«Enfant, j'ai fait les musées du monde entier… j’ai un gros héritage en art contemporain et en design.»

De l'exploration de son frigo à la description des œuvres d'art et des bouquins sur ses étagères, Sandor nous promène dans l'intimité de son nid. Généreuse, elle nous dévoile aussi son dernier titre en exclusivité : « Quand tu sers mon corps », une reprise de Pacifique, trio français formé à la fin des années 80.

«Les gens ne rendent pas compte qu'on a besoin de la culture. C'est indispensable!»

Et puisqu'elle fait partie intégrante des rouages qui font tourner la culture de notre pays, celle qui a pris des années avant d'oser se dire « chanteuse » nous expliquera à quel point c'est encore difficile de vivre de son métier.

Sandor, L'interview

Et voici l'objet le plus inutile de son appartement

Les plans cul de la semaine

29 juin 2020

Cul comme culture

L'été 2020 ne ressemblera pas au verrouillage du printemps. Concerts, expos, festivals adaptés en un temps record pour faire face à la situation : il y aura de quoi s'amuser en Suisse romande. Voici notre sélection de bons plans à ne pas manquer cette semaine.

Le NIFFF, sur le web

Le Neuchâtel International Fantastic Film Festival commence ce vendredi avec une édition complètement repensée pour le web et plein de films à voir depuis son propre écran. Eli Roth, fameux Ours Juif d'Inglourious Basterds et réalisateur de Hostel, figure dans la liste des invités. Hâte d'y être.

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Y s'passe un truc, La Chaux-de-Fonds

Ça, c'est le mini-festival créé par des acteurs culturels chaux-de-fonniers pour faire oublier (un peu) l'absence de la Plage des Six Pompes. Les cours des collèges Bellevue et Numa-Droz accueilleront chacune deux concerts et deux spectacles tous les samedis du 4 juillet au 8 août, entre 14 et 21 heures. Les événements auront lieu si le temps le permet. Il le permettra.

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Permiculture, Undervelier

Créé à l'arrache pour égayer l'été et soutenir les musiciens du coin, Permiculture commence jeudi au Mouton Noir d'Undervelier et durera  trois semaines, avec des concerts à déguster sur réservation. Rap, folk, chanson, l'ambiance sera chaque soir différente mais toujours bonnarde. Loic Baillod Trio, Cousin Marvin, Manu Kummer et Fox Kijango sont au programme de ce premier week-end. Ça va être frais !

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La Dérivée, Yverdon

Pour sa 4e édition, La Dérivée reprend sa place au Quai de Nogent jusqu'au 5 septembre à Yverdon. Elle ouvre ses portes ce jeudi et s'adresse à tous les publics. La projection de No Apologies, film décrivant la précarité des Noirs à Lausanne, un atelier de construction de cabane ou encore des concerts de jazz balkanique sont au programme de ce premier week-end. Olé.

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Le Re !, Fribourg

Lui, c'est le festival des festivals perdus de Fribourg qui se déroule sur le site de blueFACTORY, dès samedi et jusqu'au 18 juillet. Vous pourrez y voir les Doorknobs, sélectionnés par la Tour Vagabonde, One Sentence Supervisor, programmé par le Bad Bonn, ou encore Shuttle, choisi par Estivale Open Air. Le site accueille jusqu'à 300 personnes. Les réservations ne sont pas possibles. Premiers arrivés, premiers servis !

Infos

Crédit photo: Loïc Baillod Trio, ©DR

 

 

Extra Muros-Kénya, album d’expérience électronique afro-européenne

26 juin 2020

Il y a un petit bout de temps maintenant, le collectif musico-éthnologique FLEE fouillait tout le Kénya à la recherche d’archives sonores des traditions locales pour les faire remixer par des producteurs de musique européens. Un an plus tard, ils décident de boucler la boucle en envoyant cette fois les musiciens de l’hémisphère nord rencontrer ceux du sud en résidence à Nairobi, au Kénya. C’est le projet EXTRA MUROS-KENYA devenu sous-label et dont les résultats sortiront en vinyle le 4 septembre avec un documentaire. Vous pouvez déjà précommander tout ça dès aujourd’hui.

 

On en parle avec Alan, un des entremetteurs de FLEE.

 

« Nous on a mis des artistes ensemble pour qu'ils travaillent et au final c'est devenu des amis. »

Breakbot vous fera danser tout l’été avec Translight

26 juin 2020

Il y a plusieurs semaines, le producteur français Breakbot dévoilait un teaser du morceau Translight sur les Internets. Disponible aujourd'hui en intégralité, ce titre ultra-dansant (et instrumental) est une parfaite face B au single Be Mine Tonight, sorti au mois de mars de cette année.

Alors que Be Mine Tonight tissait des ponts entre le funk et la pop pour un résultat assez aguicheur, Translight se veut plus sobre et hypnotique. Parfait pour danser en claquettes-chaussettes au bord de la piscine tout l'été. Une sortie vinyle en édition limitée est prévue pour le 28 août.

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Le NIFFF, cette année, c’est sur le web que ça se passe

24 juin 2020

Avec un magnifique programme

Du 3 au 11 juillet prochains, le NIFFF – Neuchâtel International Fantastic Film Festival – se passera sur le web. Et son programme, toujours pointu et ultra alléchant, parviendra sans doute à faire oublier la distance sociale qui s'est immiscée entre l'événement et son public cette année.

Des films à louer

Durant toute la durée du festival, une sélection de films sera proposée en location au public, via un système d'abonnement ou de séance unique. Pour ça, il faudra créer un compte sur la plateforme très bien pensée de Cinefile, associée au NIFFF pour cette édition particulière. Attention, le nombre de visionnages par film est limité. Les pré-réservations sont déjà possibles ici.

Des soirées NIFFF TV

Le festival proposera aussi chaque soir des émissions inédites via sa NIFFF TV, pour discuter des films avec leurs créateurs et leurs interprètes. Eli Roth, Nicolas Winding Refn ou encore Carolina Bang font partie de la liste des réalisateurs invités. De quoi vivre une superbe édition derrière son écran.

27 ans après sa sortie, Jurassic Park caracole en tête du box-office

24 juin 2020

Grâce aux projections dans les drive-in

Le week-end dernier, Jurassic Park revenait à la tête du box-office américain pour la 4e fois de son histoire. Un succès que ce film de 1993 doit à la résurgence des drive-in aux États-Unis. Ceux-ci permettent en effet de respecter la distance sociale. Sur les 200 cinémas qui ont engrangé le plus de profit ces derniers week-ends, 160 étaient des drive-in, avec des programmes constitués de sorties récentes et de classiques.

Spielberg se taille la part du lion

Jurassic Park devance d'ailleurs de peu un autre film de Steven Spielberg: Les Dents de la Mer, en 2e position du box-office. Et n'oublions pas E.T., 8e au classement des 10 films les plus rentables projetés entre le 19 et le 21 juin. Il semblerait qu'on ait enfin trouvé le grand gagnant de cette pandémie mondiale.

L’industrie du disque tousse

24 juin 2020

Alors qu’on panse les premières victimes du Coronavirus, il y en a une qui aura du mal à se relever, c’est l’industrie du disque physique. Le journal Le Parisien a dévoilé, la semaine passée, les résultats de la première étude menée sur son état depuis le début de la crise sanitaire pour la France. Elle révèle une perte annuelle du chiffre d’affaire de près de 5 milliards de francs, soit 43% de ce qu’elle prévoyait engranger.

La faute au confinement qui a empêché sa clientèle d’aller « digger », aux sorties de disques reportées qui ont réduit l’offre, mais aussi à l’annulation des concerts (près de 150 000 selon l’étude) où les acheteurs potentiels n’ont pas pu compléter leur discothèque.

L’analyse a été menée par le prestigieux cabinet Ernst & Young pour le compte de l'association Tout pour la musique (TPLM) et elle ne s’arrête pas à ce bilan morose, elle prédit aussi une convalescence très compliquée. Selon elle, l’année 2021 aura du mal à combler le déficit. En quelques mois, le marché de la musique a dû complétement se réinventer et les éventuels mécènes mettront du temps à réinvestir dedans, le public aura du mal à en refaire sa priorité aussi après avoir découvert d’autres médiums de divertissement durant le confinement, ceci d’autant plus que le temps des concerts bondés n’est pas près de revenir. Enfin, les nombreux reports de sorties d’albums annonce un véritable embouteillage de disques qui risque de plonger le public dans une indigestion carabinée.

On ne sait pas si l’industrie du disque physique passera la nuit du Covid-19. St-Vinyle, ayez pitié.