À 40 ans, Pac-Man reste une des grandes figures de la pop culture

25 mai 2020

Histoire d'un jeu vidéo légendaire

Il vient de fêter ses 40 ans et il est toujours aussi populaire. Pac-Man sort le 22 mai 1980 via la firme japonaise Namco. Cette petite boule jaune gloutonne poursuivie par des fantômes qui vont de plus en plus vite au fil des niveaux rencontre pourtant un succès mitigé à sa sortie. Au Japon, il est surtout apprécié des femmes. Les hommes, eux, préfèrent les jeux d'arcade plus violents comme Space Invaders, en vogue à l'époque. 

De Puck-Man à Pac-Man

À l'origine, le jeu s'intitule Puck-Man (jeu de mots avec paku, qui veut dire engloutir en japonais). Il est rebaptisé à l'occasion de sa sortie sur sol américain. On a trop peur que Puck-Man devienne Fuck-Man. C'est aux États-Unis que Pac-Man explose. Il finira par devenir le jeu d'arcade le plus vendu au monde.

Les inspirations de Pac-Man

Le créateur du jeu Toru Iwatani a l'idée de la forme de Pac-Man en mangeant une pizza. En coupant une part, il se rend compte que le reste du plat ressemble à une tête, avec une bouche grande ouverte. Et si Pac-Man peut, par moment, chasser les fantômes lui aussi, c'est grâce à l'inspiration de Popeye qui décuple ses forces en avalant une boîte d'épinards. 

Un taux de notoriété plus élevé que Dolly Parton

Selon le Davie Brown Index en 2009, Pac-Man est le jeu qui possède le taux de notoriété le plus élevé chez les Américains, reconnu par 94 % d'entre eux. Mario Bros le suit de près avec 93 %. C'est mieux que Dolly Parton, mais sûrement moins bien que Jésus-Christ. 

Le nouveau morceau soul et très cinématographique de Gabriels

25 mai 2020

Playlist GRRIF

Groupe signé sur le très prestigieux label de dance R&S Records (James Blake, Aphex Twin, Nicolas Jaar), Gabriels signe un superbe nouveau morceau : In Loving Memory. Lent, soul, et très épuré, le morceau s'articule sur quelques accords au piano et un thème où s'entremêlent violons et chant lyrique. Vient encore s'ajouter à cette instrumentation une voix cassée qui touche directement l'âme.

Qui est Gabriels?

On ne sait pas grand-chose de Gabriels. Le groupe vient de Los Angeles et avait dévoilé un premier titre en 2018 (Loyalty). Le label avait ensuite annoncé un EP pour 2019. Sans nouvelle depuis, ce nouveau morceau pourrait bien être annonciateur d'une prochaine sortie.

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La Nostradamus de la mode prédit les tendances de la prochaine décennie

25 mai 2020

Le naturel reviendra au galop

Des couleurs plus ternes et mélancoliques, obtenues grâce à l'oignon ou à l'avocat, des matières plus durables, issues des orties ou des algues, voilà à quoi devrait ressembler la mode des années 2020 selon Li Edelkoort, la Dame Irma de la mode. Dans les années 80, elle avait prédit l'avènement du leggings. Elle avait aussi annoncé que les années 2010 seraient celles de l'association des contrastes. Et elle prétend pouvoir anticiper les futures tendances jusqu'en 2045

Analyste de la mode, tel est son nom de code

Les prédictions de Li Edelkoort sont en fait très terre à terre : travail de recherches, complété par des voyages et des interviews. Le tout est recoupé et analysé. Avec son intuition, Edelkoort en ressort les quelques idées qui circulent et qui devraient s'ériger en futures tendances. Depuis plus de 40 ans, la designer néerlandaise conseille les marques les plus prestigieuses telles que Coca-Cola, Nissan, Gucci ou Siemens dans le développement de leurs produits.

La fast fashion en péril

Li Edelkoort annonce aussi l'effondrement de la fast fashion, industrie vouée à disparaître si elle ne se réinvente pas. Le Covid-19 a d'ailleurs déjà amorcé sa chute. Ces prochaines années, l'industrie du vêtement va devoir produire moins, mais mieux et plus cher. Exit les nouvelles collections au rythme effréné de six par an, bonjour la mode locale et durable.

Les années 2020, la décennie de l'amateur

Avec des moyens réduits, nous serons appelés à être plus créatifs.  Mode et design seront surtout le fait de l'amateur qui, selon Li Edelkoort, va marquer la prochaine décennie.

L'avenir des bibliothèques

Les bibliothèques devraient jouer un rôle majeur dans nos futures sociétés : elles deviendront le centre des villes et des villages, et elles proposeront des concerts et des expositions, à l'image des bibliothèques de Tokyo, lieux de vie à part entière où l'on prête aussi des vêtements.

Les tendances 2020

Les vêtements se feront toujours plus fonctionnels et pragmatiques. Et pourtant, notre goût pour la poésie et les belles choses ne disparaîtra pas. Les robes romantiques, avec du volume, à l'image des créations de Simone Rocha seront particulièrement demandées ces prochaines années.

Et aujourd'hui ?

Aujourd'hui, Li Edelkoort dit que tu peux porter n'importe quoi. L'idée de ce qui est tendance et de ce qui ne l'est pas a disparu dans les méandres des années 80. Depuis, essayer d'être à la mode est passé de mode. Jusqu'à l'année prochaine.

«Agarra-Diablo» : Gina Proenza rouvre son expo au CAN

21 mai 2020

Quelques jours avant le 16 mars, date qui nous a tous semi-cloués chez nous, nous avons eu la chance de rendre visite à l'artiste plasticienne Gina Proenza. Nous nous sommes baladées ensemble au CAN, le centre d'art de Neuchâtel, immergées dans sa dernière expo fraîchement vernie : Agarra-Diablo. Une expo qui prend aujourd'hui sa revanche puisqu'elle rouvre ses portes du 27 mai au 14 juin.

Des histoires mises en espace

Agarra-Diablo, c'est une promenade sensuelle à écouter, à voir, et parfois même à toucher. Dès qu'on pousse la porte, l'enregistrement d'un chœur qui chante Mozart nous prend par l'oreille. Plus loin, on se demande si on ose toucher la couche de sable qui s'étire sur le rebord des fenêtres. Aux confins du dédale, surveillés par des têtes jaguars irrassasiés, on titube sur une installation au sol, flanquée de plaques de bois rebondissantes. Un travail sensoriel, presque régressif, qui parle de petites et de grandes histoires. Une expo qui s'attarde moins sur le contenu des récits mais qui questionne la façon de les raconter et la manière dont ils sont perçus. Grâce à des culs-de-sac et des aller-retour, Gina modèle le lieu et met la narration en espace. Pour écouter le récit de Gina sur son exposition, c'est dans Persona Grata, juste ici :

Gina Proenza, L'interview

Le groupe punk IDLES veut nous motiver avec son nouveau morceau

21 mai 2020

Un clip rageur et déconneur

Il aura fallu une crise sanitaire mondiale pour que les anglais d'IDLES nous sortent leur clip le plus drôle, positif et énergique de toute leur discographie. La vidéo met en scène les membres du groupe mais aussi des fans déguisés en train de faire leur gymnastique dans leur salon.

Une nouveauté GRRIF

Le single du clip, Mr. Motivator, déborde autant de rage que de bienveillance. Le chanteur Joe Talbot y déroule une longue liste de personnalités qui l'inspirent à aller de l'avant. On y croise pêle-mêle le boxeur Vasyl Lomachenko, l'artiste peintre  Frida Kahlo ou la cheffe cuisinière Delia Smith. Bref, le message est simple : On y va et on se bat !

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Quand David Lynch se transforme en étrange miss météo

20 mai 2020

Sur son compte YouTube

Le confinement lui fait peut-être péter les plombs: depuis quelques jours, David Lynch s'improvise miss météo avec ses « Weather Reports ». Confiné à Los Angeles, le cinéaste de l'étrange publie de courtes vidéos qui se suivent et se ressemblent au quotidien. Il parle du temps qu'il fait à LA et fait même des prévisions dans ce qui semble être un atelier. Ce n'est pas la première fois que Lynch s'adonne à cet exercice, en 2006 il publiait déjà ce genre de vidéo dans le même décor. Tellement zarbi.

Un court-métrage publié ce soir

Toujours sur son compte YouTube, il publiera son nouveau court-métrage musical à 19 heures (heure suisse) ce soir. Intitulée Fire (Pozar), l'œuvre a été écrite, réalisée et produite par David Lynch en 2015. Il a ensuite confié les images à Marek Zebrowski pour qu'il en écrive la musique, sans plus d'indications. Le compositeur parle d'un film poétique et mélancolique. Bref, un film à la Lynch.

« Le Cri » d’Edvard Munch devra lui aussi subir la distance sociale

19 mai 2020

Et ce n'est pas à cause du coronavirus

L'air expiré par les visiteurs du musée Munch à Oslo détériore le célèbre tableau, d'après plusieurs scientifiques européens et américains. Ils ont découvert que le peintre norvégien avait utilisé du cadmium impur dans la version 1910 de son œuvre – celle qui est exposée au musée – qui s'écaille en présence d'humidité, même relative. Jusqu'ici, on pensait que la lumière était la cause de dégradation du tableau. Une thèse désormais invalidée.

Le remède ? La distance sociale

Le Cri devra donc être soumis au confinement, ou être exposé à bonne distance des visiteurs, annonce le Guardian ce lundi. Bref, il faudra trouver une solution pour qu'il soit protégé des rejets d'air du public. 2020 nous réserve-t-elle d'autres surprises sur la nocivité des gouttelettes ?

Céline Dion, sauveuse du Paléo Festival ?

19 mai 2020

Une source de liquidités bienfaitrice

Les 33'000 billets vendus pour le concert de Céline Dion – écoulés en 22 minutes le 3 décembre dernier – et les ventes d'abonnements ont permis de faire de la trésorerie et de pallier les problèmes de liquidités du Paléo Festival ces derniers mois, annonce Daniel Rossellat. Les places pour Céline Dion resteront d'ailleurs valables l'année prochaine. La chanteuse devrait faire une annonce de nouvelle date prochainement.

Le festival devrait survivre

Dans son interview au 24 Heures, le boss du festival annonce que le pronostic vital de Paléo n'est pas engagé par la crise, grâce aux aides publiques. Celles-ci couvriront toutefois au maximum 80% des pertes liées à l'annulation 2020. La situation du Paléo restera donc fragile ces prochaines années.

On prend les mêmes et on recommence

Daniel Rossellat avance que son objectif est de calquer 80% de la programmation de cette année pour la 45e édition du Paléo reportée à 2021. Ne pas repartir de zéro, ne pas jeter des mois de travail à la poubelle, tel est le but de l'opération. Pour Daniel Rossellat, si la solution du copier-coller est partagée par de nombreux festivals européens, elle peut se révéler salvatrice. Garder le secret de son concert une année de plus… ça va quand même être dur d'échapper aux leaks.

Mario Bava, un cinéaste en marge à redécouvrir

19 mai 2020

Longtemps méprisé par la critique, Mario Bava est considéré aujourd'hui comme le maître du cinéma fantastique italien et le créateur du thriller à l'italienne, le giallo. Souvent cité par John Carpenter, Martin Scorcese, Dario Argento ou Tim Burton comme une influence majeure de leurs œuvres, il reste encore aujourd'hui un réalisateur peu connu du grand public.

Dans le livre Le magicien des couleurs, les auteurs Gérald Duchaussoy et Romain Vandestichele nous emmènent au cœur des créations parfois morbides de ce réalisateur génial.

Interview

Qu'est-ce qui rend Mario Bava si insaisissable ?

Il nous semble que son cinéma se livre peu en effet, en tout cas au premier abord, surtout pour un cinéma d'exploitation, qui a vocation à être consommé immédiatement. Or, de par son traitement « habité » de la lumière et des couleurs, l'œil du spectateur est tout de suite charmé. D'où une étrange attirance qui nous laisse en dehors du film que nous sommes en train de voir dans un sentiment contraire. Il titille, Bava !  

Son œuvre a longtemps été difficilement accessible, car ses films passaient dans des petits circuits, et ils n'étaient peu ou pas distribués. Dans les années 60-70, pendant lesquelles Bava a exercé en tant que réalisateur, il n'y avait que le circuit des salles et très peu de cases sur les chaînes de télévision pour les films de genre. Et il était difficilement perceptible dans le paysage cinématographique, pour les mêmes raisons, loin des honneurs et de la reconnaissance dévolus aux « grands », comme Fellini ou Antonioni.

«Mario Bava savait tout faire»

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La playlist de la série culte The Last Dance

18 mai 2020

The Last Episodes

Aujourd'hui la plateforme de streaming Netflix dévoile les deux derniers épisodes de The Last Dance,  la série documentaire consacrée à Michael Jordan et son équipe de basket les Chicago Bulls.

Avec un storytelling impeccable, des images cultes, des séquences inédites et des témoignages forts, la série a déjà conquis des millions de téléspectateurs dans le monde.

Playlist hip-hop, mais pas que

L'autre point fort de cette série c'est sa musique qui fleure bon les 90's. Plutôt orientée hip-hop, la BO propose des morceaux de Black Sheep, de Run-D.M.C. et du Wu-Tang. Mais vous trouvez aussi des classiques de Pearl Jam, de Prince et bien évidement le cultissime Sirius de The Alan Parsons Project, joué avant chaque match des Chicago Bulls.

La playlist de 55 titres a encore été mise à jour aujourd'hui. De quoi donner envie à toute une génération de ressortir le ghetto-blaster et d'aller faire quelques paniers.

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