Le groupe punk IDLES veut nous motiver avec son nouveau morceau

21 mai 2020

Un clip rageur et déconneur

Il aura fallu une crise sanitaire mondiale pour que les anglais d'IDLES nous sortent leur clip le plus drôle, positif et énergique de toute leur discographie. La vidéo met en scène les membres du groupe mais aussi des fans déguisés en train de faire leur gymnastique dans leur salon.

Une nouveauté GRRIF

Le single du clip, Mr. Motivator, déborde autant de rage que de bienveillance. Le chanteur Joe Talbot y déroule une longue liste de personnalités qui l'inspirent à aller de l'avant. On y croise pêle-mêle le boxeur Vasyl Lomachenko, l'artiste peintre  Frida Kahlo ou la cheffe cuisinière Delia Smith. Bref, le message est simple : On y va et on se bat !

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Quand David Lynch se transforme en étrange miss météo

20 mai 2020

Sur son compte YouTube

Le confinement lui fait peut-être péter les plombs: depuis quelques jours, David Lynch s'improvise miss météo avec ses « Weather Reports ». Confiné à Los Angeles, le cinéaste de l'étrange publie de courtes vidéos qui se suivent et se ressemblent au quotidien. Il parle du temps qu'il fait à LA et fait même des prévisions dans ce qui semble être un atelier. Ce n'est pas la première fois que Lynch s'adonne à cet exercice, en 2006 il publiait déjà ce genre de vidéo dans le même décor. Tellement zarbi.

Un court-métrage publié ce soir

Toujours sur son compte YouTube, il publiera son nouveau court-métrage musical à 19 heures (heure suisse) ce soir. Intitulée Fire (Pozar), l'œuvre a été écrite, réalisée et produite par David Lynch en 2015. Il a ensuite confié les images à Marek Zebrowski pour qu'il en écrive la musique, sans plus d'indications. Le compositeur parle d'un film poétique et mélancolique. Bref, un film à la Lynch.

« Le Cri » d’Edvard Munch devra lui aussi subir la distance sociale

19 mai 2020

Et ce n'est pas à cause du coronavirus

L'air expiré par les visiteurs du musée Munch à Oslo détériore le célèbre tableau, d'après plusieurs scientifiques européens et américains. Ils ont découvert que le peintre norvégien avait utilisé du cadmium impur dans la version 1910 de son œuvre – celle qui est exposée au musée – qui s'écaille en présence d'humidité, même relative. Jusqu'ici, on pensait que la lumière était la cause de dégradation du tableau. Une thèse désormais invalidée.

Le remède ? La distance sociale

Le Cri devra donc être soumis au confinement, ou être exposé à bonne distance des visiteurs, annonce le Guardian ce lundi. Bref, il faudra trouver une solution pour qu'il soit protégé des rejets d'air du public. 2020 nous réserve-t-elle d'autres surprises sur la nocivité des gouttelettes ?

Céline Dion, sauveuse du Paléo Festival ?

19 mai 2020

Une source de liquidités bienfaitrice

Les 33'000 billets vendus pour le concert de Céline Dion – écoulés en 22 minutes le 3 décembre dernier – et les ventes d'abonnements ont permis de faire de la trésorerie et de pallier les problèmes de liquidités du Paléo Festival ces derniers mois, annonce Daniel Rossellat. Les places pour Céline Dion resteront d'ailleurs valables l'année prochaine. La chanteuse devrait faire une annonce de nouvelle date prochainement.

Le festival devrait survivre

Dans son interview au 24 Heures, le boss du festival annonce que le pronostic vital de Paléo n'est pas engagé par la crise, grâce aux aides publiques. Celles-ci couvriront toutefois au maximum 80% des pertes liées à l'annulation 2020. La situation du Paléo restera donc fragile ces prochaines années.

On prend les mêmes et on recommence

Daniel Rossellat avance que son objectif est de calquer 80% de la programmation de cette année pour la 45e édition du Paléo reportée à 2021. Ne pas repartir de zéro, ne pas jeter des mois de travail à la poubelle, tel est le but de l'opération. Pour Daniel Rossellat, si la solution du copier-coller est partagée par de nombreux festivals européens, elle peut se révéler salvatrice. Garder le secret de son concert une année de plus… ça va quand même être dur d'échapper aux leaks.

Mario Bava, un cinéaste en marge à redécouvrir

19 mai 2020

Longtemps méprisé par la critique, Mario Bava est considéré aujourd'hui comme le maître du cinéma fantastique italien et le créateur du thriller à l'italienne, le giallo. Souvent cité par John Carpenter, Martin Scorcese, Dario Argento ou Tim Burton comme une influence majeure de leurs œuvres, il reste encore aujourd'hui un réalisateur peu connu du grand public.

Dans le livre Le magicien des couleurs, les auteurs Gérald Duchaussoy et Romain Vandestichele nous emmènent au cœur des créations parfois morbides de ce réalisateur génial.

Interview

Qu'est-ce qui rend Mario Bava si insaisissable ?

Il nous semble que son cinéma se livre peu en effet, en tout cas au premier abord, surtout pour un cinéma d'exploitation, qui a vocation à être consommé immédiatement. Or, de par son traitement « habité » de la lumière et des couleurs, l'œil du spectateur est tout de suite charmé. D'où une étrange attirance qui nous laisse en dehors du film que nous sommes en train de voir dans un sentiment contraire. Il titille, Bava !  

Son œuvre a longtemps été difficilement accessible, car ses films passaient dans des petits circuits, et ils n'étaient peu ou pas distribués. Dans les années 60-70, pendant lesquelles Bava a exercé en tant que réalisateur, il n'y avait que le circuit des salles et très peu de cases sur les chaînes de télévision pour les films de genre. Et il était difficilement perceptible dans le paysage cinématographique, pour les mêmes raisons, loin des honneurs et de la reconnaissance dévolus aux « grands », comme Fellini ou Antonioni.

«Mario Bava savait tout faire»

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La playlist de la série culte The Last Dance

18 mai 2020

The Last Episodes

Aujourd'hui la plateforme de streaming Netflix dévoile les deux derniers épisodes de The Last Dance,  la série documentaire consacrée à Michael Jordan et son équipe de basket les Chicago Bulls.

Avec un storytelling impeccable, des images cultes, des séquences inédites et des témoignages forts, la série a déjà conquis des millions de téléspectateurs dans le monde.

Playlist hip-hop, mais pas que

L'autre point fort de cette série c'est sa musique qui fleure bon les 90's. Plutôt orientée hip-hop, la BO propose des morceaux de Black Sheep, de Run-D.M.C. et du Wu-Tang. Mais vous trouvez aussi des classiques de Pearl Jam, de Prince et bien évidement le cultissime Sirius de The Alan Parsons Project, joué avant chaque match des Chicago Bulls.

La playlist de 55 titres a encore été mise à jour aujourd'hui. De quoi donner envie à toute une génération de ressortir le ghetto-blaster et d'aller faire quelques paniers.

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MIAW, le nouveau projet onirique du Fribourgeois Shady

18 mai 2020

Déjà croisé sur cette antenne dans notre émission DJ Set, le beatmaker Shady prend un nouveau départ sous le pseudo de MIAW. Le Fribourgeois vient de publier Lights, un  morceau réalisé avec la chanteuse Sativayiza, à retrouver sur son premier album dont la sortie est prévue cet été. Ce disque expérimental est  influencé par des artistes hybrides, tels que Toro y Moi, Tame Impala, James Blake ou Kaytranada.

Interview

GRRIF : Salut MIAW, tu fais quoi en ce moment ?

MIAW : J'essaye de terminer mon album, à savoir revoir quelques petits détails ici et là, mixer puis masteriser les morceaux restants. J'apprends aussi un peu l'arabe et la guitare. D'ailleurs hier soir, j'ai commencé un morceau assez cool avec.

Tu viens de dévoiler Lights. Comment est né ce nouveau titre ?

J'ai fait le beat il y a environ deux ans, je ne voyais pas trop ma voix dessus alors j'ai demandé à ma copine de reprendre la mélodie que j'avais initialement enregistrée, et ça l'a tout de suite fait.

La chanson raconte l'histoire d'une fille qui passe une soirée vibrante dans un endroit magique et cool où a lieu une roller disco et elle tombe sous le charme de quelqu'un. Dans la deuxième partie de la chanson, on peut imaginer une after party bien enfumée… Le morceau assez peu conventionnel dans sa construction, mais un de mes préférés de l'album. C'est aussi la toute première apparition musicale de Sativayiza,
d'autres vont sûrement suivre!

« J'ai fini par accepter l'aspect imparfait voire fragile de mes morceaux »

Ton travail sous le pseudo MIAW est assez récent, pourtant ça fait déjà un moment que tu produis des morceaux, notamment pour les autres. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de sortir les tiens ?

Tout ce que j’ai pu sortir auparavant sous le nom de Shady, c’était soit des prod pour des rappeurs, ou alors de simples beats ou remixes que je mettais sur Soundcloud. Je commençais vraiment à me sentir confiné (!) dans ce rap avec ces codes assez étriqués.

Depuis mes débuts, j’avais toujours eu cet attrait pour l’expérimentation et pour certaines fantaisies, mais j’ai très vite mis ça de côté comme si je m’étais un peu conditionné à servir les autres plus que moi-même à travers ma musique. Plus tard j’ai découvert des artistes tel que Tame Impala ou Toro y Moi, plus producteurs que chanteurs, qui m’ont un peu décomplexé, notamment en ce qui concerne la voix, en plus de l’originalité de leur musique.

Ensuite, il y a eu mes potes qui venaient également du beatmaking et qui s’en sont émancipés en prenant leur propre voie artistique avec pas mal de succès; d’abord Muddy Monk, puis B77. J’avais plus d’excuse!

La plupart des morceaux de mon album étaient déjà au stade embryonnaire vers 2016-2017 et c’est pendant cette période que j’ai mis en place les fondements de ce projet. Entre temps j’ai pas mal hésité et procrastiné, je me suis mis une certaine pression. J’ai fini par accepter l’aspect imparfait voire fragile de ces morceaux, j’ai pris mon courage à deux mains, je me suis mis à les finaliser et j’ai commencé à les sortir.

« Ce premier album je le vois un peu comme un terrain d’exploration et d’expérimentation très libre. »

Tu sors bientôt ton premier album, à quoi va-t-il ressembler ?

À l’été. À des vacances au bord de la Méditerranée, à la brise, à des couchés de soleil, mais aussi à la campagne fribourgeoise, ses rivières et ses champs fleuris. Beaucoup de douceur, un sentiment onirique, voire flou, qui s’en dégage tout du long. Un peu d’étrangeté et de mystère aussi, et une touche de funk rétro-futuriste.

Ce premier album je le vois un peu comme un terrain d’exploration et d’expérimentation très libre. Je tenais à sortir un album en guise de première sortie plutôt qu’un EP ou simplement des singles comme beaucoup le font, même si pour le moment je tease l’album  single après single, car je pense que la force de ce projet réside plus dans la vibe globale qui s’en dégage que dans les morceaux pris à part qui restent quand même souvent assez expérimentaux.

Tu as déjà une date de sortie ?

Cet été, obligé! Depuis le temps… Une fois que tous les titres seront mixés je vais annoncer une date. Je tiens beaucoup à sortir en physique aussi, ça se fera par la suite très probablement.

« Avec Muddy Monk, on avait fait un morceau inspiré par Justice. »

Tu es avant tout un beatmaker, est-ce que tu es à l’aise avec ta voix ?

Franchement ça va, c’est pas le pire (rires). Au début ce qui a encore plus été un frein, c’était l’écriture. Ma voix je la vois plus comme un instrument donc ça va, j’ai assez rapidement appris à l’aimer, même si j’ai dû pas mal expérimenter avec avant d’être satisfait. En plus je ne suis pas un chanteur hors-pair (rires).

Quoi qu’il en soit, c’était une étape importante d’utiliser ma voix, une manière de me réapproprier ma musique et de pousser plus loin ce sentiment d’expression artistique.

Tu es ami avec Muddy Monk. T’arrive-t-il de travailler avec lui ?

Alors notre dernière vraie collaboration remonte à nos débuts il y a plus de dix piges quand on avait fait un morceau inspiré par Justice, dans lequel on souhaitait joyeux anniversaire à un pote. Morceau assez épique d’ailleurs, donc si tu veux réitérer l’expérience, Muddy, j’suis chaud (rires).

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Le nouveau projet de Damon Albarn à découvrir en direct sur YouTube

16 mai 2020

Ce dimanche à 20 heures

Ce mois-ci, Damon Albarn devait entamer une nouvelle tournée, évidemment reportée. À la place, le musicien dévoilera ses nouvelles compositions sur Boiler Room à 20 heures (heure suisse), à voir ci-dessous.

Un contexte particulier

Son concert aura lieu dans le cadre de Streaming from Isolation, la série de Boiler Room. Il se produira seul, alors qu'à la base, sa tournée  incluait un orchestre complet. Il utilisera des matériaux d'ateliers brusquement mis à l'arrêt par les mesures anti-Covid.

De l'Islande et de la poésie

Intitulé The Nearer The Fountain, More Pure The Stream Flows, son dernier projet s'inspire des paysages d'Islande et du poème de l'Anglais John Clare, Love and Memory. Ça s'annonce beautiful.

777Christos, du talent et de la rage

15 mai 2020

Il est jeune, il est fribourgeois et il a la dalle comme il dit. Son champ de battaille, la trap. L'homme aux mille blazes (777Christos, Que le Christ, Trois 7…) est hyper prolifique. Il sort un titre chaque deux semaines, si ce n'est plus. 777Christos créer en solo mais aussi avec d'autres, notamment du côté de Genève au studio NightScale, ou avec son collectif fribourgeois AMAK (All Men Are Kids). Dans Engrenage, le rappeur autodidacte répond à la déclaration d'amour que lui lançait la chanteuse Julie Hugo (de Your Fault) dans cette même émission il y a quelques mois. Il nous explique à quel point l'Auto-Tune est devenu un instrument à part entière et nous raconte comment il est passé du « kickage » pur et dur à la composition mélodique de ses morceaux.

«Quand les gars dans le studio froncent les sourcils, c'est que c'est bon. On tient un bon morceau.»

777Christos, L'interview

Genesis Owusu n’a besoin de personne dans son nouveau clip

15 mai 2020

Un clip en or

Le chanteur australien dévoile le clip de Don't Need You, son premier morceau en 2020. On y découvre Genesis Owusu le visage bandé et titubant dans un espace de béton. Assez vite, l'errance se mute en danse syncopée. Pour les amateurs de prothèses dentaires en or, les passages de danse sont entrecoupés par des gros plans sur la dentition bling-bling du musicien. On se laisse rapidement emporter par le refrain bien envoyé mais groovy.

« C'est un hymne à l'indépendance, un appel pour passer à l'action et se débarrasser de tout ce qui est toxique, que ce soit les lieux ou les visages. »

Genesis Owusu

Playlist GRRIF

Né au Ghana, Genesis Owusu a grandi en Australie et a commencé à faire parler de lui à 17 ans. L'année passée, il avait occupé la playlist du GRRIF avec son hit imparable WUTD.

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