Ruth Bader Ginsburg: icône du web et du monde entier

20 juillet 2020

Le retour de la maladie

Ruth Bader Ginsburg l’a annoncé récemment, elle est soignée pour une rechute de son cancer du foie. La doyenne de la Cour suprême américaine, âgée de 87 ans, a indiqué qu’elle ne quitterait pas ses fonctions. « J’ai souvent dit que je resterais membre de la Cour suprême tant que je pourrais faire mon travail à plein temps. Je reste tout à fait capable de le faire ».

Pourquoi sa santé est aussi importante?

Si la santé de la juge américaine est scrutée avec autant d’attention, c’est parce que sa position à la Cour fédérale peut changer la donne. Ruth Bader Ginsburg est une progressiste qui a été nommée en 1993 par le président Bill Clinton.

Et si la juge venait à démissionner pour raison de santé ou si elle décédait, il reviendrait au président américain actuel, Donald Trump, de sélectionner le prochain juge à entrer à la Cour suprême. Il pourrait faire basculer la justice américaine du côté conservateur avec un candidat pro arme et anti avortement.
La santé de la juge fédérale est donc au cœur des attentions, que cela soit chez les républicains ou les démocrates.

Sa vie, son oeuvre

L’état de santé de Ruth Bader Ginsburg est important pour de nombreuses personnes et pas seulement à cause de calculs politiques. De par son parcours de militante et de juriste, la juge est devenue une icône.

En 1956, elle intègre la première promotion mixte de l’école de droit de Harvard et en 1959, elle sort major de sa promotion à Columbia mais aucun cabinets ne veut l’embaucher. La raison, c’est une femme cet toute sa vie, elle se battra contre cette discrimination.
Ruth Bader Ginsburg plaidera notamment six cas de discriminations sexistes jusque devant la Cour suprême et elle en remportera cinq. Son parcours l’amène ensuite à devenir juge à la Cour Suprême. 

icône féministe et icône du web

Ces dernières années, l'aura de Ruth Bader Ginsburg a pris une ampleur différente. Elle est appréciée pour son travail, ses prises de positions libérales et son combat féministe mais désormais elle est aussi une icône du web.

Ce sont des petites choses qui l'ont guidé vers ce statut. La juge donne régulièrement un avis tranché sur la personne de Donald Trump en le traitant notamment d'imposteur. Elle ose aussi remettre en question ses collègues à la Cour suprême lorsqu'ils votent en faveur de décisions conservatrices, par exemple lors de la suppression du Voting Rights Act.
Et imaginer, une juge de 87 ans et d'un mètre 52 briser ainsi les côtes à la machinerie américaine, c'est jouissif. En plus, ses collerettes en dentelles excentriques et c'est talons à paillettes continuent à construire le personnage.

RBG comme on l'appelle sur internet et devenu culte. Elle a sa tête sur des tasses, sur des sacs en tissus, sur des t-shirts. Des produits signés Notorious RBG en référence au rappeur Notorious BIG. « It was all a dream »? Apparemment non!

Passer l’été en Suisse et le faire rimer avec camping-car

16 juillet 2020

Un type de vacances en plein boom

Toutes les agences de location le confirment : le camping-car est le grand moyen de transport de cet été 2020, avec son arrière-goût de crise sanitaire, de moyens financiers réduits et de vacances « à la maison » pour éviter la mauvaise blague de la quarantaine au retour de l'étranger. La bonne nouvelle dans tout ça, c'est que l'augmentation de la demande n'a pas fait flamber les prix.

Une tendance européenne 

Cet engouement pour le van ne date pas d'hier : l'an dernier, on voyait déjà les chiffres progresser. Mais la crise du Covid a exacerbé le phénomène, répandu partout en Europe, où location et vente de camping-car prennent l'ascenseur. Sentiment de liberté, vie minimaliste générant des économies d'argent et sécurité sanitaire sont les principales raison de ce boom.  

Faire du camping-car en Suisse

Et en plus, on a de la chance : la Suisse permet de stationner en restant dans son véhicule durant 24 heures quasiment partout, excepté dans les réserves naturelles et les propriétés privées. Notre pays est d'ailleurs réputé pour ses bornes Euro-relais, qui permettent la vidange de son véhicule ainsi que l'approvisionnement en eau et en électricité. Alors, on the road again.

Face à la crise, Buckingham Palace se recycle en producteur d’alcool

16 juillet 2020

Le gin de la reine est arrivé

C'est le gin officiel de la famille royale, aromatisé avec des plantes cueillies à Buckingham Palace. Commercialisé le 13 juillet dernier, il lui aura fallu 8 heures pour être en rupture de stock sur le site de la Royal Collection Trust, fondation qui gère les œuvres d'art des Windsor. Certains le trouvent quelconque, d'autres apprécient son goût délicat et fleuri. Mais une chose est sûre, ce gin est une bonne affaire pour la fondation.

Un plan pour sauver les meubles

Le confinement a empêché l'ouverture des différents sites détenus par l'organisme, aujourd'hui en galère royale. Il a contracté un prêt de 22 millions de livres alors qu'il estime en perdre 30 au total. Vendues au prix de 40 livres l'unité, ses bouteilles de gin lui assurent un revenu opportun, d'autant plus que la Royal Collection Trust emploie plus de 600 personnes. On l'oublie parfois, mais il n'y a pas que des majestés impliquées à Buckingham.

Photographier le cul des œuvres dans les musées, le dernier challenge à la mode

15 juillet 2020

Le #BestMuseumBum explose sur le web

Le cul, tout le monde le sait, ça marche. C’est en partant de cette trivialité qu’est né le hashtag #BestMuseumBum, (« meilleures fesses de musée »). Initiée en juin dernier par le Yorkshire Museum au Royaume-Uni, la campagne avait pour but d'amener l'art au plus grand nombre durant le confinement. Depuis, le hashtag s'est enflammé sur Twitter et a conquis d'autres réseaux sociaux.

Un jeu d'envergure mondiale

C’est ainsi qu'à travers #BestMuseumBum, vous pouvez mater les fesses de la Vénus de Milo au Louvre, ou du David de Michel-Ange à Florence. Le hashtag a conquis des musées de toute la planète, de la Grèce aux États-Unis, en passant par l'Espagne et la Russie. Et surtout, les visiteurs se sont aussi approprié le jeu en alimentant régulièrement le web avec leurs meilleures paires de fesses croisées au détour d'une galerie. On vous annonçait la couleur d'entrée: le cul, ça marche.

L’année prochaine, spice up your life

15 juillet 2020

Le retour des Spice Girls se prépare

Leur single de tous les superlatifs, Wannabe, fêtera ses 25 ans le 8 juillet 2021. Pour fêter ça, la chaîne britannique Channel 4 a annoncé la préparation du documentaire Girl Powered : The Spice Girls. Images d'archives et interviews « révélatrices » composeront le programme diffusé en plusieurs épisodes, qui reviendront sur le succès de Posh, Scary, Baby, Sporty et Ginger Spice, surnoms des cinq membres du groupe.

 Un groupe phare des années 1990

Durant leurs grandes années, les Spice Girls établissent quelques jolis records dans l'industrie du disque, notamment celui de battre le I Wanna Hold Your Hand des Beatles en faisant une entrée fracassante au top 100 des USA avec Wannabe. Au total, elles vendent 85 millions d'albums et se hissent régulièrement en tête des charts britanniques, devenant le plus grand succès pop depuis les Beatles au Royaume-Uni.

 L'héritage des Spice Girls

Les Spice Girls ont largement contribué à la mode des groupes adolescents. Sans elles, on aurait sans doute échappé à Britney Spears, aux Hanson ou aux 2be3. Aujourd'hui, elles restent aussi célèbres pour avoir compté parmi les premiers projets musicaux marketés de A à Z, en étant une marque avant d'être un groupe de musique. D'ailleurs, on a toujours su que Victoria Beckham chantait très faux.

Banksy dévoile une nouvelle œuvre coronavirale

15 juillet 2020

Accès privilégié à son mode opératoire

If you don’t mask – you don’t get est la nouvelle réalisation du street-artiste qui trône fièrement dans une rame de métro londonien. Mais c'est surtout la vidéo publiée hier sur le compte Instagram de Banksy qui nous intéresse ici. Elle fait état du mode opératoire de l'artiste, déguisé en employé du « tube » londonien et qui œuvre en quasi totale sérénité grâce à son accoutrement. Ces images nous donnent un accès privilégié à sa façon de travailler et complètent, en quelque sorte, l'excellent documentaire Banksy Most Wanted qu'on vous présentait il y a peu.

Voir cette publication sur Instagram

. . If you don’t mask – you don’t get.

Une publication partagée par Banksy (@banksy) le

Une œuvre coronavirale

Cette nouvelle réalisation met en scène des rats: l'un possède un masque en guise de parachute, l'autre, sans masque, éternue et asperge le métro de liquide bleu. C'est clair, Banksy milite pour le masque. Il conclut son œuvre sur la punchline « I get lockdown, but I get up again. » (J'ai été confiné, mais je me relève.) Un clin d'œil au célèbre Tubthumping de Chumbawamba, oublié en 1997. Y en qui vont se faire de nouvelles provisions de royalties.

Sans soutien-gorge, la fête est plus folle

14 juillet 2020

Le « no bra », une tendance qui s'affirme

La première chose que les femmes enlèvent lorsqu'elles arrivent à la maison ? La réponse est évidente pour un grand nombre d'entre elles: le soutien-gorge. Ces dernières années, le mouvement « no bra » s'est renforcé. L'absence de soutien-gorge est désormais très courante chez les jeunes filles. Et confinement oblige, les ventes de soutien-gorges se sont effondrées au printemps dernier. Alors, avec ou sans ?

L'avis de la médecine

« Si tu n'en mets pas, tu auras les seins qui tombent. » On se souvient toutes de son premier soutien-gorge, offert par maman au début de la puberté. Mais l'objet censé protéger d'une poitrine en disgrâce aurait l'effet inverse: des études de médecine menées sur plusieurs décennies montrent en effet que ne pas porter de soutien-gorge fait davantage travailler les muscles et permet de raffermir et remonter les seins naturellement. Ce qui serait valable aussi pour les fortes poitrines. De nombreux témoignages de femmes ayant renoncé au soutien-gorge affirment également que les douleurs dorsales liées à leur poitrine disparaissent après quelques semaines.

Les armatures et le cancer

L'idée que le soutien-gorge à armatures est un des facteurs qui favorisent le cancer du sein a aussi fait son chemin ces dernières années.  Pourtant, cela tient de la légende urbaine. Aucune étude scientifiquement sérieuse n'a pu établir de lien entre la compression des seins via le soutien-gorge et l'apparition d'un cancer du sein. Jusqu'ici, l'absence d'exercice physique, la consommation d'alcool et la génétique sont les facteurs avancés par la science pour expliquer la maladie.

L'exemple des poitrines africaines

Et comment expliquer les seins aplatis des Africaines ? Eh bien ce n'est pas une question de soutien-gorge mais de maternité. Les Africaines portent leurs bébés dans le dos durant plusieurs années avec des écharpes, attachées grâce à des bandes de tissus qui écrasent littéralement la poitrine.

Une habitude sociale

La pression sociale est une autre histoire. Il faut remonter jusqu'au corset pour mieux l'appréhender. Au début du 20e siècle, cet objet de torture disparaît au profit du soutien-gorge et de la gaine. Dans les années folles, les vêtements des femmes se détachent du corps et se font toujours plus amples et confortables. Mais au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, Christian Dior remet les vêtements moulants au goût du jour. Et si les années 60 permettent aux femmes de se réapproprier leur corps via l'avènement de la pilule, de nouvelles normes physiques s'imposent: ne pas porter de soutien-gorge est, au fil du temps, synonyme d'inesthétique et de  provocation. Les tétons, qui n'avaient pas de connotation particulière au début du 20e siècle, sont vus aujourd'hui comme de puissants attributs sexuels qu'il faut dissimuler en public. Pourtant, d'aussi loin qu'on s'en souvienne, on n'a jamais vu Debbie Harry porter de soutien-gorge.

Les blockbusters des années 80 et 90 ont la cote

13 juillet 2020

La preuve avec le box-office des USA

Après Jurassic Park, Les Dents de la Mer et E.T., voici que L'Empire contre-attaque prend la tête du box-office américain. Cet été est définitivement celui des blockbusters des années 80 et 90. Aux États-Unis en tout cas.

L'Empire contre-attaque: le meilleur de Star Wars

Ce n’était plus arrivé depuis la sortie de sa version remasterisée en 1997. L'Empire contre-attaque est le film qui a fait le plus d'entrées le week-end dernier. Et pourquoi cet épisode-là et pas un autre ? Parce que c’est le plus sombre, le plus méchant, le plus complexe de toute la saga, et le volet préféré de nombreux amateurs de Star Wars. À sa toute première sortie en 1980, il était resté 8 semaines en tête du box-office.  

Une saison spéciale

Ce retour des blockbusters de fin de siècle est un phénomène dû aux mesures anti-Covid-19 et à la résurgence des drive-in aux États-Unis, un moyen pour le cinéma de faire face à la crise. C’est ainsi qu’au mois de juin dernier, on avait assisté à la renaissance de Jurassik Park, en tête des entrées en Amérique. Il était suivi de près par Les Dents de La Mer et E.T., respectivement en 2e et 8e positions du box-office. Il fallait George Lucas pour venir faire un peu d'ombre à Steven Spielberg.

Le Festival de la Cité explore Lausanne pour son édition 2020

10 juillet 2020

Aux Confins de la Cité

En général, le Festival de la Cité donne le ton de l'été pour les Lausannois. Mais l'édition de cette année est un peu différente. Le festival a dû s'adapter au contexte sanitaire exceptionnel et le résultat est réjouissant. L'événement est éclaté dans différents lieux de Lausanne, gardés secrets jusqu'au dernier moment. On a demandé au programmateur musical, Vincent Bertholet, comment s'adaptaient les artistes à ces emplacements particuliers.

Jusqu'au 12 juillet

Le Festival de La Cité a lieu jusqu'au 12 juillet.  Retrouvez la programmation complète iciEt rendez-vous fissa sur notre compte Instagram pour retrouver l'interview de Badnaiy, qui se produit dimanche au festival.

Le meilleur des images captées par Google Street View a été compilé dans une expo en ligne

9 juillet 2020

Souriez, vous avez été filmé

Depuis 2008, l’artiste Jon Rafman joue au voyeur. Assis à son bureau, il consulte les images mises à dispositions par Google Street View. Il en a retiré les plus beaux clichés pour en faire une exposition en ligne, que l’on peut visiter sur le site de la galerie Sprüth Magers.

Des images insolites

Chaque photo est unique et a été captée par la voiture Google. Il y a de l’insolite, avec un jardin américain garni d’aspirateurs; du drôle, avec une équipe d’Anglais qui exposent leurs fessiers pendant que leur ami les prend en photo.

Une exposition singulière

L’image en tête de l’exposition change automatiquement et aléatoirement toutes les 5 secondes. Au-dessous, il y a 16 photos tirées des coins les plus reculés du globe. Allez jeter un coup d’œil, vous êtes peut-être dedans sans le savoir…