GRRIF présente «Open Bar», sa toute nouvelle émission

26 mars 2020

Vendredi 27 mars à 17h

Open Bar, c'est l'émission dont vous êtes les héros, car c'est vous qui en faites la playlist. Durant une heure, GRRIF passe vos disques en direct et s'amuse avec votre programmation. Un morceau pour toi, pour ton cousin, pour ton collègue, partage ton titre avec tous les auditeurs de GRRIF.

Pour participer

On prend note de tes demandes via ces canaux:

  • Facebook 
  • Instagram
  • info@grrif.ch
  • 032 421 70 00 (vendredi dès 16h45)
  • Whatsapp au 079 102 43 43

Une émission spéciale « pandémie »

Vous êtes nombreux à nous demander des playlists pour les jeunes, les seniors, le personnel de vente ou encore le personnel soignant. Et comme il est difficile de répondre à ces suggestions bien spécifiques, la radio s'est dit qu'une émission de disques à la demande était un bon moyen de vous rassembler tous en ces temps de distance sociale. Alors faites-nous signe.

P.S. On ne garantit pas de diffuser la Danse des canardsDes bisous !

L’ultime disque de Childish Gambino

26 mars 2020

Une pochette blanche et une date en guise de titre. 3.15.20 est le nouvel album de Childish Gambino et pourrait bien être aussi son dernier. « Je pense que si la plupart des choses avaient une date de péremption, il n'y aurait pas autant de problèmes dans le monde. »  Mais l'heure est plus à la danse (de salon) qu'à la philosophie. Et s'il y a bien un track qui nous donne envie de bouger encore et encore sur ce disque c'est 12.38. Le morceau de bravoure de l'album, avec la participation de Kadhja Bonet et 21 Savage.

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Varnish La Piscine, un disque funky et un film absurde

25 mars 2020

Les Contes de Cockatoo, c’est le premier film du rappeur genevois Varnish La Piscine. Un moyen-métrage burlesque et absurde qui raconte les péripéties de gangsters à la ramasse. Disponible en intégralité sur YouTube, il met en valeur une superbe bande originale, toujours signée du rappeur. Intitulée METRONOME POLE DANCE TWIST AMAZONE, elle constitue peut-être l’album le plus abouti du jeune musicien. Interview.

GRRIF: Comment vis-tu cette période de confinement ?

Varnish La Piscine: Il fait beau et ça fait plaisir malgré le fait qu'on ne puisse pas sortir. Je fais de l'exercice et je reste en famille. Je mange bien.

Sur le plan créatif, cette situation est quelque chose qui t’inspire ou au contraire qui t’empêche d’avancer ?

Je viens de terminer une période de création intense avec le film, le ciné-concert et l'album. Je profite de ce moment pour prendre un peu de recul et être plus tranquille. C'est essentiel pour que j'évite de saturer. J'en profite pour écouter du son. Il n’empêche que 40% de mon cerveau est toujours actif et focalisé sur mes prochaines actions.

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«I heard it through the grapevine», un titre culte chargé d’histoire

25 mars 2020

Je l'ai entendu à travers la vigne ?

Il faut remonter au temps de l’esclavage aux États-Unis pour comprendre la métaphore. À l’époque, les lignes du télégraphe sont entortillées comme des pieds de vignes. Enfin, c’est ce qui se dit, et c’est comme ça que la comparaison s’établit rapidement dans la communauté afro-américaine, chez qui rumeurs et nouvelles se répandent parfois beaucoup plus vite que via le télégraphe utilisé par les blancs.

La version de Gladys Knight

Cette expression devient un morceau mythique signé Motown, chanté des plus grandes voix de la black music, dont celle de Gladys Knight. C'est à travers elle et son groupe, The Pips, que la première version du morceau sort en 1967. Suivront de multiples reprises d'autres artistes du label.

La version de référence

Mais c'est la version de Marvin Gaye, sortie en 1968 sur son album In the Groove, qui fait autorité aujourd'hui encore. Son interprétation ralentie et ses orchestrations mystérieuses font de ce titre un hit, numéro un aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il retournera dans les charts en 1986, grâce à la firme Levi's qui le réinterprète dans une publicité pour les jeans 501.

Weekend Motown

Vous entendrez les deux versions sur GRRIF ce weekend. Samedi et dimanche entre 8 et 19h, redécouvrez chaque quart d'heure le son du mythique label de Détroit.

Le renouveau de Facebook, effet collatéral du coronavirus

24 mars 2020

Un ringard sur le retour

À qui profite le coronavirus ? À Facebook ! Il y a quelques jours encore, le réseau social ressemblait à un tea-room démodé, où l'on allait s'affaler pour déguster les ragots locaux.  Mais ça, c'était avant.

Réseau prisé pour rester en contact

Aujourd'hui, avec le confinement, Facebook a retrouvé une place de choix. Des millions d'internautes redécouvrent la plateforme et se connectent à leurs amis et leur famille à travers elle. La messagerie et les appels vidéo ont particulièrement la cote.

Tout bénéf' pour les éditeurs d'info

Ce renouveau du trafic sur Facebook profite aussi aux relais d'informations, en particulier aux éditeurs d'actualité liée à la pandémie. Un changement drastique. Ces dernières années les publications d'informations avaient énormément diminué, notamment parce que depuis 2018, le réseau favorise les publications d'amis et les contenus liés au bien-être.

La bonne nouvelle, c'est que si vous passiez encore régulièrement (en secret) sur Facebook ces derniers temps, vous pouvez désormais le crier sur tous les toits. Vous êtes de retour dans le chic.

La pop brésilienne de Skinshape

24 mars 2020

Le musicien britannique William Dorey est de retour avec son projet Skinshape et propose un nouveau morceau pop et hypnotique: Sua Alma.

Avant de sortir son premier album en 2014, le musicien s'amuse à sampler des breaks de batterie afin de réaliser des instrus hip-hop. Rapidement il s'équipe d'un magnétophone et réalise ses propres échantillons sonores. C'est le début de son projet Skinshape qui lui permet d'explorer tous les sons qu'il aime: le funk, la soul, le reggae, le rock psychédélique, l'afrobeat et le folk des années 60.

Sua Alma est le premier extrait de son prochain album Umoja dont la sortie est un peu retardée, faute de Covif-19. D'ici là retrouvez ce titre en playlist sur GRRIF. A écouter ci-dessous.

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Weekend Motown

24 mars 2020

Samedi 28 et dimanche 29 avril, GRRIF vous propose un weekend consacré au son du mythique label Motown. Chaque quart d'heure, entre 8h et 19h, vous pourrez redécouvrir l'un des nombreux tubes du label de Détroit. Rapide historique.

Eh mec, t'as pas 800 $ pour ma start-up ?

En 1959, Berry Gordy emprunte 800 dollars à sa famille pour créer sa maison de disques. D'abord appelée Gordy, puis Tamla, elle sera finalement rebaptisée Motown, habile contraction de Motor Town, la ville du moteur, le surnom de Détroit qui est alors la capitale de la production automobile.

Une usine à tubes

Seule maison de disques dirigée entièrement par des noirs, Motown devient vite le plus gros label indépendant des États-Unis. Avec un rendement digne des usines Ford, il produit les tubes à la chaîne. Il faut dire que Berry Gordy a le chic pour dénicher les talents de demain. C'est lui qui révélera au monde Stevie Wonder, Marvin Gaye, Diana Ross, Rick James, Edwin Starr, Lionel Richie, ou encore The Miracles.

Une équipe de choc

Dans l'ombre de ces grands noms, n'oublions pas The Funk Brothers, des musiciens de studio hors-pair qui enregistrent la plupart des albums de la Motown entre 1959 et 1972. Les Funk Brothers apparaissent sur de nombreux hits, comme My Girl, I Heard It Through the Grapevine, Baby Love, Signed, Sealed, Delivered I'm Yours ou encore Papa Was a Rollin' Stone. La présence de ces musiciens apporte au label une ambiance familiale, ce qui le démarque des autres maisons de disques.

Revers de la médaille

Mais tout n'est pas rose à la Motown. À commencer par les contrats que Berry Gordy fait signer à ses artistes, très peu avantageux, avec un pourcentage de royalties extrêmement bas. De plus Berry Gordy leur impose des contraintes strictes d'exclusivité. À tel point que les noms The Supremes et Jackson 5 restent propriété de la Motown après le départ des artistes, qui doivent se trouver un autre nom.

Ce weekend sur GRRIF

Il y a encore beaucoup à dire sur ce mythique label, c'est pourquoi Marie-Luce, Stève, Marie, Régis et moi-même vous glisserons quelques anecdotes ce samedi et ce dimanche à l'antenne.

Weekend Motown sur GRRIF, samedi 28 et dimanche 29 avril 2020.

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Un master ès Beatles, 2Pac ou Jay-Z, ça vous tente ?

23 mars 2020

À côté des analyses de textes de Ronsard et des réflexions philosophiques sur Aristote, certaines grandes universités proposent désormais des cours axés sur des artistes pop et contemporains. Par exemple, il est possible d'étudier les textes de 2Pac à l'université de Washington ou ceux de Bob Dylan à Oslo. On peut également faire un master ès Beatles à Liverpool et se confronter aux paroles de Jay-Z à Georgetown.

Au départ critiqués et peu pris au sérieux par la sphère académique, ces cours ont petit à petit prouvé leur valeur. D’abord parce qu’ils intéressent beaucoup d’étudiants, et ensuite parce qu’ils amènent un « plus » aux matières de base.

Les textes de Jay-Z sont notamment étudiés en sociologie, sous l'intitulé Sociologie du hip-hop, théodicée urbaine de Jay-Z. Parce qu’étudier Jay-Z, c'est aussi se pencher sur l'histoire de notre siècle, appréhender le désarroi des Afro-Américains face aux violences policières et les inégalités de traitement dont ils font l’objet au quotidien.

Quant à Bob Dylan, il s’étudie aussi bien via le prisme de la poésie qu’à travers celui de la politique, ou même de la religion.

Ces cours tout à fait sérieux et étoffés ont le mérite de ne pas nous figer dans le passé et qui sait, peut-être que demain, les étudiants pourront réfléchir au phénomène Billie Eilish ou K-pop ?

Percutés par Gabriel Valtchev

23 mars 2020

Gabriel Valtchev est né à Cannes. Habité par le rythme il se lance dans des études musicales en percussions et joue dans les big band de sa région. Quelques années plus tard, diplôme du conservatoire de Strasbourg en poche, il atterrit à Genève un peu par hasard pour poursuivre ses études à la Haute Ecole de Musique. Aujourd'hui, Gabriel enseigne les percussions, la batterie, et joue dans une petite dizaine de formations qui serpentent autant vers les musiques traditionnelles balkaniques, la musique contemporaine improvisée, jazz, noise, drone ou ambient.

«Je tape beaucoup, mais je frotte aussi. Je grince, je griffe…avec mes ongles, ou les ongles des autres.»

Aujourd'hui, Gabriel enseigne les percussions, la batterie, et joue dans une petite dizaine de formations qui serpentent autant vers les musiques traditionnelles balkaniques, la musique contemporaine improvisée, jazz, noise, drone ou ambient.

«La noise est les musiques traditionnelles ne sont pas éloignées. Le ressenti de transe existe dans toutes les musiques, dans toutes les cultures.»

Dans Engrenage, on l'entend derrière sa batterie à la fois dans un registre noise, avec son duo : Dome, ambiant avec son solo : Ublo, et dans le trio de musique traditionnelle qu'il a fondé récemment avec Camille Emaille et Pol Small. Des genres, selon lui, qui n'ont aucune frontières, hormis celle qu'on leur impose.

Gabriel Valtchev, L'interview

GRRIF tournera au ralenti ces prochaines semaines

20 mars 2020

Les mesures de prévention liées à la pandémie de coronavirus et la situation économique qui en découle ont des conséquences directes sur  les programmes de GRRIF. Comme ses consœurs du groupe BNJ, la radio aura recours au chômage partiel ces prochaines semaines. La plupart des émissions seront supprimées dès lundi 23 mars. En revanche, GRRIF continuera à diffuser de la musique en continu.

Pour soutenir la radio, il est possible de faire un don, ou d'adhérer à l'Association GRRIF. Et surtout, continuer à nous écouter durant cette période de confinement reste un très bon moyen de contribuer à la survie de la radio.

Merci !