Justice Yeldham, le vitrier croque-noise

26 mai 2017

Justice Yeldham (Lucas Abela se son vrai nom) est un artiste de noise physique et expérimentale qui se frotte des plaques de verre sur le visage et qui arrive à les briser avec le son de sa voix amplifiée.

Lucas prend une grande plaque de verre, il y colle des petits micros contacts qui vont amplifier sa voix. Il plaque ensuite son visage sur le morceau de verre et créer des sons avec sa bouche, le frottement de sa peau et des pédales à effets.


Les vibrations sont amplifiées grâce aux micros et la plaque de verre se casse sur son visage…. D’abord en deux, et il continue jusqu’à ce que le morceau de verre soit tout petit.
Ça lui arrive même de mordre dedans, on a presque l’impression qu’il veut manger la vitre !

À force de performer aux 4 coins de la planète, on se dit que Justice Yeldham doit avoir le visage scarifié et déformé. Absolument pas !

Quand on le voit il n'a quasiment aucune cicatrice. Il affirme qu'il ne sent pas la douleur des coupures.
Rien n'est laissé au hasard, son show est ultra précis et complètement maîtrisé.

Jeff Buckley décédait il y a 20 ans, noyé dans la Wolf River

26 mai 2017

Le 29 mai 1997, Jeff Buckley disparaît dans les eaux boueuses de la Wolf River, affluent du Mississippi, après le passage d'un bateau à aubes. Le chanteur vient de plonger tout habillé en chantant Whole Lotta Love de Led Zeppelin à tue-tête. Sa dépouille sera retrouvée six jours plus tard. L’autopsie confirme la noyade accidentelle. Jeff Buckley est mort à l'âge de 30 ans, en laissant à la postérité un unique album, Grace, paru en 1994.

Une année faste pour l’industrie du disque : Portishead sort Dummy ; Blur, Parklife ; et Soundgarden son fameux Black Hole Sun. Au milieu de tout ça, le premier album de Jeff Buckley est un ovni.

« Jeff Buckley est mort à l'âge de 30 ans, en laissant à la postérité un unique album, Grace, paru en 1994. »

Grace est un disque lyrique, romantique, aux arrangements baroques. Jeff Buckley y chante comme une femme, passant des aigus aux graves comme un chanteur d’opéra : sa voix couvrait quatre octaves. Un album délicat, aussi, qui mélange compositions originales et reprises bien senties. Comme le standard du jazz Lilac Wine, que Nina Simone avait rendu célèbre.

Et si Grace ne fait pas tout de suite l’unanimité dans les charts, il finira par s’imposer comme un des disques les plus importants des années 90, adoubé par David Bowie qui le considère comme le meilleur album jamais enregistré. Dessus, on retrouve la mythique reprise d’Hallelujah, titre de Leonard Cohen, sorti en 1982 et passé complètement inaperçu à l’époque. En se l’appropriant, Jeff Buckley en a fait un tube.

« Grace finira par s’imposer comme un des disques les plus importants des années 90, adoubé par David Bowie qui le considère comme le meilleur album jamais enregistré. »

La carrière de Jeff Buckley avait commencé alors qu’il écumait les bars en rendant hommage à son père, le chanteur Tim Buckley, musicien folk plutôt raté qui n’a jamais connu son fils. Il l’avait pourtant précédé dans la tragédie, en décédant à l’âge de 28 ans d’une overdose, c'était en 1975. Ironie du sort, c’est le succès de Jeff Buckley qui a lancé la carrière de son père : Tim Buckley vendra pas mal de disques dans les années 90, touché, a posteriori, par la grâce d’un album qui, loin des canons pop de l’époque, portait si bien son nom.

Barbe à papa

26 mai 2017

 

Comme un coup de poing dans les côtes, la playlist de Sonar frappe là où ça fait mal sans prévenir. Et parce qu'on n'est pas des monstres, on vous laisse le choix : plutôt Spotify ou plutôt Soundsgood ?

«Au croisement de la pop, du jazz et du rock»

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Saint-Kilda, l’île indomptable

26 mai 2017

Eric Bulliard, journaliste-écrivain fribourgeois vient de sortir l'Adieu à St-Kilda.

Le bouquin se promène à la frontière entre le récit de voyage et le roman historique basé sur une histoire incroyable mais vraie : celle des habitants d'une île perdue au large de l'écosse qui ont vécu en autarcie durant des siècles (sans écriture, ni argent, ni hiérarchie, sans guerre…) en mangeant des oiseaux chassés dans les falaises.

En 1930, « ce n'est plus possible », ils demandent au gouvernement d'être évacués tellement leurs conditions de vie sont difficiles.

stkildaparliamentweb

Dans les Culturbitacées, on a demandé à Eric Bulliard qu'est-ce qui l'a autant fasciné chez ce peuple et cette île qu'il a visitée, au point d'en écrire un ouvrage.

 

On a aussi parlé de migrations, de Ken Loach, des Young Gods et de western…

Le JVAL Openair a 13 ans !

24 mai 2017

Les 24, 25 et 26 août prochain, le JVAL Openair fêtera ses 13 ans d’existence en beauté avec une affiche qui assume pleinement son côté rock, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Au programme Findlay, De Staat mais aussi pas mal d’artistes suisses comme SANDOR, Le Roi Angus ou The Animen.

« Le rock, c'est notre origine, ça a toujours été au cœur du festival. » Nicolas Jones, responsable communication du JVAL Openair

Cee-Roo aux Docks

24 mai 2017

C'est facile de se pointer dans une salle de concert les mains dans les poches, de se saouler et de beugler comme un troupeau de motards sur les chansons de son groupe préféré rien qu’en payant un vulgaire ticket.

 

Mais que faut-il pour que tout ça ait lieu ? Qui sont ces gens qui font tout pour que vous puissiez vous mettre bien devant votre idole ? Comment nait un concert ?

 

GRRIF a passé une journée entière aux Docks de Lausanne avec Cee-Roo pour découvrir l’envers du décor.

« Je vais revêtir ma tenue d'apparat en peau de loutre. »

  • Photo: JD Picture

Le Festival de Cannes vs Netflix

23 mai 2017

Pas de sorties cinéma à vous présenter cette semaine !  Mais ça ne veut pas dire pour autant que notre super-héros Ciné-Man n'a rien foutu, puisqu'il se pointe quand même avec une polémique de derrière les fagots. Un différend qui oppose le vénérable Festival de Cannes à la plateforme de VOD Netflix.

« Dire que Netflix va tuer le cinéma, c'est une absurdité ! » Ciné-Man

Nicolas Hesslein : La lumière dans toutes les pièces

23 mai 2017

Chorégraphe, acrobate-jongleur influencé par les arts-martiaux, créateur en art visuel, scénographe et j'en passe…le fil rouge de son art, c'est la lumière.

 

La lumière, Nicolas Hesslein la met en scène au sein de la compagnie Lumen qu'il a fondée en 2000 ; une compagnie composée d'une quinzaine d'artistes polyvalents : musiciens, acrobates, jongleurs, plasticiens. Avec Lumen, Nicolas a déjà monté des dizaines de spectacles en Suisse et un peu partout sur la planète.

 

La lumière, il en a fait également une autre de ses passions, la création vidéo et le mapping.
D'ailleurs, il travaille en ce moment  sur l'univers visuel de la comédie musicale HAIR, qui débute le 8 juin à Fribourg.
Rencontre avec un « créateur d'univers » qui dompte la lumière dans les Culturbitacées.

« ça nous est arrivé de nous brûler les ailes, au sens propre comme au figuré »

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