Plus fort que le coma

15 juin 2018

Après avoir glandé trois semaines dans le coma en 2000, Xavier Dphrepaulezz se réveille et devient Fantastic Negrito. Huit plus tard, il sort un nouvel album tonitruant et parfois très rock, comme sur Plastic Hamburgers. // Durand Jones doit sa carrière à sa grand-mère qui l'a expédié fissa à la chorale des jeunes. La suite est une histoire connue : il a du talent, bricole un album avec deux bouts de ficelles et signe sur un label. // Le multi-instrumentiste Aron Ottignon mélange rythmes caribéens, jazz et électro sur son dernier album. On aime : Waterfalls. L'intégralité de la playlist est à écouter sur Spotify et ci-dessous.

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Oase, une pousse qui fleurit la nuit

15 juin 2018

Nicola Marthaler est DJ. Avec ses potes, au sein du collectif fribourgeois Foupoudav et du Studio 1157, il programme des soirées et milite pour le développement de la musique électronique et pour la valorisation de la vie nocturne. Que ce soit au Mouton Noir, au Fri-Son, à la Kilbi ou dans des raves en forêt ; entre le booking, la promotion, la communication, le service au bar, le management et l'accueil d'artistes, Nicola trempe ses doigts dans une flopée de domaines de la culture.

Dans Engrenage, on parle de tous ses mandats, de son engagement, de politiques culturelles, de pizzas qui prennent feu, de musique et de chats qui ronronnent.

«On se bat pour sortir des clubs. Aujourd'hui les clubs sont aseptisés (…), on essaie d'amener la réalité dans ce qu'on fait.»

Une boîte de merde, d’artiste.

14 juin 2018

En 1961, l'artiste italien Piero Manzoni décide d'enfermer ses excréments dans 90 boîtes de conserve hermétiques.

L'œuvre s'appelle Merda d'Artista et on vous en parle dans la chronique Perfos sous X.

 

Sur chacune des 90 boîtes, étiquetées, numérotées et signées, on retrouve les mêmes inscriptions :

Merde d'artiste

Contenu net : 30 gr.

Conservé au naturel
Produite et mise en boîte au mois de mai 1961.

 

À ses débuts, Merda d'Artista ne vaut pas grand-chose. Manzoni n'a quasiment rien vendu de son vivant. D'ailleurs, il distribue gratuitement les boîtes à ses amis (sympa!). Pourtant, le prix des boîtes de 30 gr. de merde, a été fixé par l'artiste à 30gr d'or au cours du jour. Aujourd'hui, une boîte de merde vaudrait environ 1'000 francs suisses. Deux ans après sa mort, la cote des boîtes commence progressivement à monter sur le marché de l'art. En 2015, une boîte a même été vendue plus de 200'000 francs aux enchères chez Christie's à Londres. Aujourd'hui, elles ont toutes été achetées par des musées ou des collectionneurs.

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Vex Ashley, porn-artiste

13 juin 2018

Loin des grosses productions et des sites gratuits comme Youporn, Vex Ashley est devenue une figure montante du porno alternatif. Avec son collectif A four chambered heart, cette britannique diplômée des Beaux-Arts produit et tourne dans des films X à la frontière entre l'art et le sexe. Elle était récemment invitée à La Fête du Slip à Lausanne pour présenter sa dernière production, Idolatry.

Elle nous raconte comment elle s'est engagée dans le milieu du porno.

«J'ai été étonnée de voir que le porno était peu exploré comme medium artistique»

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Une part d’ombre

12 juin 2018

Cette semaine, notre super-héros du 7ème art, Ciné-Man, nous présente une très belle coproduction belgo-franco-suisse ; l'histoire d'un mec accusé d'un meurtre, et qui va avoir bien du mal à prouver son innocence.

L'occasion de réfléchir sur un sujet plus que d'actualité : la notion de présomption d'innocence, à moins qu'il soit plutôt question ici de présomption de culpabilité.

«Vous allez être tenus en haleine jusqu'au bout !» Ciné-Man

Une part d'ombre, de Samuel Tilman, ça sort mercredi 13 juin dans les salles romandes.

Comment fait GRRIF pour savoir si ses programmes sont planplans ou super ?

12 juin 2018

 

GRRIF analyse, debriefe et remet sans cesse en question ses programmes. Et ce n’est pas une promenade de santé.

 

Car dans le milieu de la radio, si l’on connaît notre nombre global d’auditeurs, dur dur de se faire une idée précise de vos goûts, de l’autre côté du poste. Alors, comment savoir ce que vous aimez, ce qui vous fait grincer des dents, ce qui vous fait marrer ?

 

Pour adapter ses contenus, GRRIF prend en compte les retours de son équipe d’antenne. Une équipe à la langue bien pendue qui n’est jamais à court de critique. Un esprit qu’on cultive et qu’on tient coûte que coûte à préserver.

« Super accroche. C’est trop long, on décroche. Ça fonctionne bien, mais faut revoir la chute. »

C’est le genre de commentaires qui résonnent dans notre studio au quotidien. GRRIF mandate aussi des professionnels de la formation pour l’aiguiller sur ses choix éditoriaux, mais surtout, elle écoute ses auditeurs.

 

Chaque message, qu’il soit positif ou au contraire critique, est accueilli avec joie chez nous. Vos réactions sont importantes, car elles permettent de nous situer directement face à nos contenus. Et parce que votre agenda est sans doute blindé, on a mis en place un sondage très court pour que vous puissiez vous exprimer sur nos programmes de façon simple et rapide. C’est votre avis qui compte en priorité, laissez-le-nous ici. Merci !

Jardin aux 1000 mains

11 juin 2018

Renouer avec la nature au travers de formations, de visites, ou simplement en donnant un coup de pioche de temps à autre; c'est ce que propose le Jardin aux 1000 mains à Lausanne. Dans ce jardin pédagogique en permaculture chacun est libre de venir donner un coup de main.

 

Elise qui fait partie de l'association le Jardin aux 1000 mains a pris le temps de nous expliquer le concept.

Le prochain évènement c'est ce lundi 11 juin à partir de 16heures avec un accueil collectif.

 

Plus d'informations sur rovereaz.ch

Herr Programmator

11 juin 2018

On dit de lui qu'il est le boss incontesté de la programmation de concerts en Suisse depuis bientôt 30 ans. Respecté voire jalousé, Daniel Fontana règne en maître dans la campagne singinoise, à Düdingen. Son fief : le Bad Bonn et le Kilbi Festival, lorsqu’il fait déborder les décibels dans les champs autour du club une fois par année. Membre de nombreux jurys, Duex travaille à la programmation des concerts de l’Institut suisse de Rome et du Festival Belluard à Fribourg.
Dans Engrenage, il nous confie sans langue de bois sa vision du métier et la manière dont il s'est forgé cette réputation indétrônable, entre travail, pugnacité et impertinence.

«C'est très important de faire des blagues. J'ai appris à travailler avec les suisses alémaniques et à rigoler avec les suisses romands.»

Daniel Fontana nous raconte l'histoire de son club, sa philosophie de travail et dans quel domaine il aimerait peut-être se recycler un jour. Du coup, pour l'aider, on lui a fait passer un entretien d’embauche.

«Si demain je devais donner les clés du Bad Bonn à quelqu'un, ce serait à Patrick, mon associé, ou à Bonnie Prince Billy.»

«Je suis un mauvais perdant mais j'essaie de ne pas le montrer. Je cache un peu mes douleurs, je suis un bon cacheur.»