EXCLU: Le Pic de Corcovado, nouveau Temps des Nuits

22 juin 2018

GRRIF découvre en primeur le nouveau morceau de Temps des Nuits : Le Pic du Corcovado. Titre à cheval entre des décors de carte postale et des textes mélancoliques, chantés exceptionnellement par le bassiste, Robin.

 

Il sortira officiellement dans quelques jours avec un deuxième morceau La Mer de Marmara avec lequel il forme une sorte de transition entre leur dernier album C’était le Soleil et un nouvel LP qui devrait arriver début 2019.

 

Prosper, parolier, chanteur et clavier du groupe était avec nous pour couper le ruban inaugural.

20 ans d’H.R. Giger

22 juin 2018

Le musée du papa du style cauchemardesque biomécanique célèbre ses 20 ans le samedi 23 juin à Gruyères. H.R. Giger, c'est surtout le père de la créature du film Alien. Pour Gwendoline Sottas, coadministratrice et organisatrice d'évènements pour le musée, son héritage va beaucoup plus loin.

«Le musée est vraiment un lieu de culte»

Plusieurs animations sont prévues, du bar à absinthe aux concerts en passant par le bodypainting. Le programme de la journée est à retrouver ici.

Il fait chaud

22 juin 2018

Jazz, afrobeat, soul, funk, électro et reggae. Y a un peu de tout ça chez DjeuhDjoah & Lieutenant Nicholson. Le duo sort un nouvel album cet automne. Le premier morceau, El Niño, parle de réchauffement climatique. Chaud ! // Le finlandais Jimi Tenor est de retour aux affaires avec un nouvel album. Au programme : pop, funk et musique de film. // Kanye West sample Gole Yakh de Kourosh Yaghmaei et produit un track puissant pour le retour de Nas : Adam and Eve. Efficace et incisif. Chaque semaine retrouvez la playlist complète de Sonar sur Spotify et ci-dessous via Soundsgood.

Lire la suite

DjSet 229 – The Doogies (Silvain)

21 juin 2018

Au sommet d’un immeuble fribourgeois dévoré par le soleil, je rencontre un couple habillé de mille tatouages et cerné d’une forteresse de vinyles : The Doogies.

 

L’occasion rêvée de s’offrir une double sélection, une de madame et une de monsieur, comme quand on sépare le biscuit de la crème dans les Oreos®.

Je nous réserve la crème de Mélanie pour la semaine prochaine. Aujourd’hui, nous aurons le croustillant de Silvain.

Cela dit, n’ayez pas peur, The Doogies restent The Doogies quoi qu’il arrive.

  • Jimi Hendrix // Voodoo Chill
  • Noriel Vilela // 16 Toneladas
  • The Mariners // Zindy Lou
  • Los Belkins // Setima Patrulla
  • Yuzo Kayame // Aoï Hoshikuzu
  • Harold y su Banda // Evolucion
  • Al Foster Band // Night of the Wolf
  • Marina Vladi // Sans Trace ni Interdit
  • The Animals // Hey Gyp
  • The Who // The Ox
  • Canned Heat // Boogie Music
  • Yodler Killers // Jacot Masturbette
  • Stereolabs // The Noise of Carpet
  • Captain Beefheart & His Magic Band // St.James Infirmary

Spahni’s Dub Dancers, amour et reggae

19 juin 2018

Rencontre avec Daniel, batteur et leader des Spahni's Dub Dancers, pour parler de ska, de reggae, de collaborations heureuses, d'amours déchus, d'Amour attendu, de putch et de leurs dernier album Love Overdue sorti au printemps.

« J'aime quand l'harmonie d'un morceau permet de faire bouger les sentiments en même temps que le rythme fait bouger les pieds. »

En concert gratuit ce vendredi, à la Fête de la Musique à Neuchâtel

Lire la suite

A Quiet Place – Sans un bruit

19 juin 2018

Cette semaine, notre super-héros du 7ème art, Ciné-Man, réclame un silence absolu pour sa chronique puisqu'il vous emmène dans un monde post-apocalyptique où le moindre bruit et synonyme de mort immédiate.

«Le film assume son concept jusqu'au bout !» Ciné-Man

A Quiet Place – Sans un bruit, de et avec John Krasinski et Emily Blunt, ça sort mercredi 20 juin dans les salles romandes.

Adaptation libre

19 juin 2018

Cécile, son père et sa jeune compagne ont loué une villa au bord de la mer. C'est l'été, il fait chaud et tout est beau. Mais l'arrivée d'Anne dans ce havre d'oisiveté risque de bouleverser l'ordre établi. 

 

    Il y a quelque chose de présomptueux à vouloir adapter un roman aussi culte que Bonjour Tristesse en bande dessinée. Masochiste aussi, tant la tâche s'avère ardue. Comment retranscrire les tourments intérieurs de Cécile par le dessin ? Comment mettre en image la relation si subtile et complexe de Cécile et son père ? Et surtout comment en faire un récit rythmé, pas trop bavard, où le dessin tient le premier rôle ?

«Le procédé tient plus du mashup que de l'adaptation»

    L'auteur Frédéric Rébéna réussit avec brio cet exercice périlleux en faisant des choix draconiens, supprimant des passages importants et distordant le temps. Les phrases du roman sont coupées, déplacées et remontées. «Les baisers s'épuisent» confiait Cécile à son amant Cyril dans le texte de Françoise Sagan. Cette même phrase figurera bien plus tôt dans la BD et sera adressée cette fois au couple de vieux formés par Anne et le père de Cécile. Le procédé tient plus du mashup que de l'adaptation, mais démontre que l'auteur a parfaitement absorbé l'œuvre originale, et réussi à s'en détacher suffisamment pour raconter la même histoire dans une version plus actuelle et adaptée à son nouveau format.

«Corps longilignes et regards tristes»

    On pourrait reprocher à Frédéric Rébéna d'avoir désincarné ses personnages, les avoir montrés plus ternes, plus distants, moins passionnés que dans l'œuvre originale. Le choix s'avère au contraire judicieux et permet d'économiser du texte, de gagner en rythme et d'y ajouter une tension constante.

 

    Le dessin rappelle les œuvres de Guido Crepax avec ces corps longilignes et ces regards tristes. On pense aussi au dessinateur Brüno, pour le visage d'Anne notamment.


    Alternant très gros plans et vues plus larges, on assiste fasciné à un véritable ballet où chaque protagoniste glisse à tour de rôle d'un partenaire à l'autre. Parfois, un troisième personnage, en second plan, assiste impuissant à la scène, attendant son tour pour entrer dans la danse.

 

    Sans doute l'adaptation de Frédéric Rébéna ne respecte pas assez le roman. Son auteur semble trop obsédé par l'idée d'en faire une bonne BD, et c'est très bien ainsi.

 

Bonjour tristesse de Frédéric Rébéna, aux éditions Rue des Sèvres