24 heures de la life d’une meuf

14 juin 2019

 

Messieurs, vous avez toujours rêvé de devenir une femme pendant une journée ? Madame Rochefort va exaucer vos prières et vous dévoiler la vie secrète d'une dame. Elle vous raconte 24 heures de la vie d'une femme, de Stefan Zweig :

 

C’est l’histoire d’un keum qui n’a pas de blaze, mais qui se la branle tranquille dans un hôtel grand luxe, genre le Hilton ou la Trump Tower, un truc de gros richard. Il est parti en solo mais dans son Club Med, il a rencontré des potos plutôt sympas. Il y a un notamment une petite mifa toute chou, la reum de la mifa s’appelle Henriette, elle est bonne.
Mais un jour, Henriette se casse sans pitié, et son mari chiale la race en disant : « Elle m’a quitté pour un keum qu’elle connait depuis 1 jour seulement !».  C’est vrai, Henriette a eu un crush pour un jeune mec trop glam, et elle s’est barrée vite fait, tac tac quoi.

« C'est top parfois, les pulsions »

Tous les potos du mec sans blaze disent qu’Henriette est la reine des tepu, que c’est vraiment trop deg d’avoir quitté son gars et ses gosses. Mais le gars sans blaze, lui, il dit que non, elle a eu raison de partir, si c’est ce qu’elle voulait, franchement, why not ! Tout le monde se vénère, jusqu’à ce qu’une vielle British se la ramène et pose 50'000 questions au mec sans blaze :«Ah bon, vous pensez vraiment qu’elle a eu raison de partir, vous ne vous dites pas qu’elle n’a pensé qu’à sa gueule ?» Le keum sans blaze, lui, il dit qu’il s’en tape, c’est top parfois, les pulsions. Après ça, la vieille Anglaise veut trop venir squatter avec lui. Au final, elle l’invite dans sa piaule, non pas pour niquer mais pour papoter entre cakos.

« Quand elle a capté le BG à oilpé dans son lit, elle s'est dit MAIS WHAT »

Elle raconte alors que quand elle avait 40 piges, elle a aussi eu une pulsion, comme Henriette la tepu. Elle était au casino, et elle a rencontré un keum trop beau. Il a perdu toute sa thune, et elle s’est dit « Oh shit, il va crever celui là si je ne l’aide pas ». Alors elle l’a suivi, lui a donné du fric, l’a emmené à l’hôtel, et a couché avec lui. Le matin quand elle l’a vu à oilpé dans son lit, elle était trop choquée, elle s’est dit MAIS WHAT, j’ai merdé! Sauf qu’il était BG,  alors elle a voulu passer la journée avec lui, et lui, il lui a dit qu’elle était trop fraîche, qu’elle l’avait sauvé, que la vie était trop classe depuis qu’elle était là. Il lui a promis qu’il ne jouerait plus jamais au casino, et après, ils se sont quittés. Mais la mamie était trop triste, alors elle a  essayé de le retrouver. Elle est retournée au casino, et là, elle a capté le jeune type, assis à une table, en train de claquer toute sa thune ! La vieille s’est vénère de ouf, elle lui a rappelé  qu’il avait promis de ne plus jamais jouer son fric… Mais le gars a pété son cable et a dit à la British de se barrer, tu me saoules vieille peau ! La British était tellement mais tellement en bad !! C’était trop la tehon pour elle.

Et là, la vielle meuf livre son secret au gars sans blaze et à tous les lecteurs sexys que nous sommes : les histoires de love passionnés, ça peut rendre vraiment heureux, mais mon gars, TMTC, ça fait aussi grave bader.

Automatic, le trio post-punk de Los Angeles

14 juin 2019

Automatic est un groupe composé de trois musiciennes qui se sont rencontrées à Los Angeles, dans le circuit indépendant. Elles ont finalement signé sur l'excellent label Stones Throw Records. Plutôt étonnant puisque le label ne fait pas tellement dans le post-punk, ce genre musical qui a l'énergie du punk mais le groove du disco. Le morceau Calling It, sorte de road trip nocturne angoissant, est à écouter dans la playlist du Sonar de la semaine.

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Portraits de trois Romandes, de la mère au foyer à la travailleuse à 100%

14 juin 2019

Elles ont entre 25 et 35 ans et mènent des vies très différentes. Pourtant, elles dressent le même constat: dans le cadre domestique, la femme accomplit de nombreuses tâches qui échappent au reste de la société en termes d'économie et de reconnaissance. Florence, Manon et Leïla parlent de leur chance, de leur bonheur, mais aussi de leur futur statut de retraitées à AVS réduite et de discrimination dont elles ont fait l'objet. Souvent, avec humour. Portraits.

Florence, mère au foyer

Florence a 35 ans et est ergothérapeute. Elle a mis sa profession entre parenthèses pour s'occuper de ses quatre enfants: des triplés de 6 ans et un bébé de quelques mois. Elle évoque les difficultés et les lacunes liées au statut de mère au foyer.

« On est fatigué à la fin de la journée sans avoir l'impression d'avoir construit quelque chose de visible. »

Manon, mère et travailleuse à temps partiel

À 31 ans, Manon jongle entre son travail de bibliothécaire à Neuchâtel et son enfant de 2 ans.

« Changer des couches, passer l'aspirateur, plier du linge, c'est un travail invisible, pénible et pas valorisant. »

Leïla, célibataire et travailleuse à 100%

Leïla a 25 ans et cumule deux emplois: gestionnaire des droits d'auteurs à la RTS et collaboratrice à la Jeunesse socialiste suisse. La semaine, elle voyage entre ses différents lieux de travail, Genève, Lausanne et Berne. Elle est aussi impliquée dans l'organisation de la grève du 14 juin. Elle décrit son quotidien, mais aussi la discrimination dont elle a fait l'objet lorsqu'elle jouait au football.

« Ils te mettaient où il fallait quelqu'un. Ou à un endroit où ils ne prenaient pas de risque, pour éviter que le match soit perdu à cause de toi. »

DjSet 261 Caroline

14 juin 2019

On a rendez-vous avec une geek rock'n'roll, une graphiste devenue journaliste culturelle spécialisée dans les interviews avec les géants de la musique. Une femme qui aime allez au fond des choses, des âmes, quitte à revoir douze fois The Kills en concert.

Elle s'appelle Caroline et nous reçoit dans un vaste appartement au cœur d'un Lausanne agité, même un jour de pluie. Espace chaleureux, dominé par le chat JD sur son château poilu, où les âmes de la musique et de l'art s'affichent aux murs comme une famille bienveillante.

Notre hôtesse du jour nous a concocté une playlist dans laquelle le cinéma se mêle à la musique et les vinyles aux souvenirs de l'enfance ou des rencontres. Elle y met beaucoup de générosité. Certainement parce que pour une fois, c'est un peu plus de son âme qu'elle nous montre et moins celle des autres.

  • Procol Harum // A Wither Shade of Pale
  • The Sound of Music // The Lonely Goatherd
  • Madonna // Into the Groove
  • Hair // Aquarius
  • The Doors // People are Strange
  • Led Zeppelin // Thank You
  • Al Green // Tied of being Alone
  • Curtis Harding // Need Your Love
  • Amy Winehouse // Fuck me Pumps
  • The Kills // Doing It to Death
  • Jack White and The Electric Mayhem // You’re the Sunshine of my life
  • Elvis Presley // Return to Sender
  • Gerard Depardieu // Petite Cantate
  • Feu! Chatterton // Pôle Concorde
  • Raphelson // L.Lesley

médecin et notaire, aussi des métiers de femmes

14 juin 2019

GRRIF consacre sa journée du 14 juin aux femmes.
Les femmes sont présentes dans toutes les strates de la société y compris dans les postes à responsabilités.
Antoinette Péchere est une femme médecin qui travaille aux HUG, elle fait partie de ces figures qui au quotidien s'investissent en faveur de l'égalité.
En quelques mots elle se présente et nous explique ce que c'est d'être une femme médecin qu'on a déjà prise pour une infirmière.

«Apportez-moi le pot de chambre!»

Chloé Ayer est notaire à Fribourg, pour elle, les femmes doivent se soutenir, s'entraider et créer un réseau. Il faut aussi apprendre à gérer ce pouvoir qui n'est pas encore familier aux femmes.

«Les femmes doivent être plus solidaires entre elles.»

La journée du 14 juin est entièrement dédiée aux femmes sur GRRIF. Une playlist 100% féminine, des intervenantes qui viennent parler de leurs parcours de vie et à 15h24 GRRIF est en direct de la Grève.

Bübü Accelerator : une pilote, et bien plus encore !

14 juin 2019

Elle s'appelle Sabine Bulliard, mais personne ne connaît son vrai prénom puisque tout le monde l'appelle Bübü. Il y a deux ans, cette chimiste de formation, fan de musique et de voyages, plaque tout pour créer Bübü Accelerator : un service pour lequel elle se met à disposition des groupes pour les conduire sur une date, ou en tournée.

«Au début, je me suis dit, c'est une idée de bourrée (…), et puis finalement, puisque personne ne fait ça, pourquoi pas ?»

Elle manie le volant pour les artistes, la plupart du temps des mecs qui font de la musique énervée, mais elle fait bien plus que ça ! Roadie, tour manageuse, maman, baby-sitter, réveil-matin, au final, Bübü fait souvent partie de la famille de ceux qu'elle livre à bon port.

«Si je vais me coucher avant les groupes, la veille je prends leur téléphone et je mets le réveil en prévoyant un bon battement.»

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Les femmes et la musique

14 juin 2019

C'est comment d'être une femme et de faire de la musique en Suisse romande? Vendredi 14 juin GRRIF dédie sa journée aux femmes et a demandé trois artistes, SANDOR, Emilie Zoé et Laure Betris de répondre à cette question. Chacune raconte son histoire à commencer par SANDOR qui a déjà été l'objet de quelques remarques étonnantes!

«tu joues bien pour une fille»

Pour contre-balancer une époque où les festivals donnaient dans de la programmation presque exclusivement masculine, certains évènements tentent de se diriger dans une sorte de discrimination positive, en programmant des festivals féminins. Pour Emilie Zoé, ce n'est pas la bonne réponse.

«c'est en train de changer!»

«se soutenir c'est important!»

Laure Betris souligne l'importance du réseau féminin; se soutenir pour un jour ne plus avoir à entendre parler de quotas.

Toute la journée du vendredi 14 juin est dédiée aux femmes. Une playlist 100% féminine, des témoignages et un direct au cœur de la grève! De 7h à 19h.

Muette, la planète

13 juin 2019

En à peine un mois, trois récits muets sont apparus au rayon BD des libraires. Outre le fait que personne n'y parle, ces trois bandes-dessinées placent la planète au centre de leur histoire. Et s'il s'agit sans doute d'une coïncidence, nous avons eu envie de croire, le temps d'un article, qu'une raison quelconque avait amené ces trois récits à voir le jour au même moment.

Le danger, c'est les autres

Sabre, d'Éric Feres nous plonge en plein pléistocène. Grosso modo, c'était il y a 15'000 ans. Alors qu'un étrange éclair s'abat au sommet d'une montagne, un petit tigre à dents de sabre voit le jour depuis le fond de sa grotte. Tantôt accepté, tantôt rejeté par les siens, cette petite boule de poils tout mignonne va étonnamment survivre face à des bêtes plus grandes et plus féroces que lui. Car chez Feres, le danger vient toujours des occupants et non de la planète, dont les grandes étendues désertiques provoquent plutôt la contemplation que la crainte.

Une planète à l'agonie

Le ressenti n'est pas du tout le même chez Frederik Peeters. Avec Saccage, il nous entraîne dans un monde apocalyptique où tentacules et boyaux s'entremêlent. Il n'y a plus une route praticable. Rien n'est droit. Tout s'enfonce, comme aspiré par une terre malade : l'espace, le temps et l'espoir. Le lecteur, comme hypnotisé par la beauté du chaos, finit par se retrouver happé par cette planète à l'agonie. 

Éternel recommencement 

Si les deux premiers ouvrages nous plongent au cœur de l'action, L'année de la comète de Clément Vuillier, nous fait adopter le point de vue de Dieu. Mais un dieu impuissant qui assiste, les mains dans les poches, à la destruction d'une planète qui pourrait (ou pas) être la Terre. Au fur et à mesure qu'une comète se rapproche de la planète, les éléments se déchaînent : tsunamis, avalanches, éruptions volcaniques… tout part en vrille et la fin est proche. Étrangement aucun être vivant n'est représenté. Pas de bonhomme jaune aux jambes en lambeaux (comme dans Saccage), pas même un petit animal mignon terré au fond d'une grotte (comme dans Sabre). Personne. Juste la fin d'un monde, avant peut-être la création d'un nouveau, où commencerait par déambuler un petit tigre. Alors un nouveau cycle commencerait. Encore.

Sabre, d'Éric Feres, aux éditions Dargaud

Saccage, de Frederik Peeters, aux éditions Atrabile

L'année de la comète, de Clément Vuillier, aux éditions 2024

L’incendie d’Universal de 2008 a cramé 500’000 enregistrements

13 juin 2019

En 2008, Universal Music perd des centaines de milliers de masters originaux dans un incendie. C'est le New York Times qui a révélé l'affaire, ce mardi 11 juin après une longue enquête. A l'époque Universal avait étouffé l'affaire et n'avait jamais parlé de cette perte inestimable.  

La liste est longue

La liste des artistes concernés fait froid dans le dos. Quelques noms: Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Ray Charles, Duke Ellington, Chuck Berry, John Coltrane et Buddy Holly. Mais aussi: Iggy Pop, R.E.M, Sonic Youth, Nirvana, 50 Cent et Eminem.

Ni vu, ni connu

Dans l'intervalle, toujours selon le New York Times, Universal aurait réussi à récupérer en douce un cinquième des masters originaux. Pour les autres il sera désormais impossible de retrouver le son original des enregistrements.

Retrouvez l'enquête du New York Times ici.

Cheer up Suicide, duo naissant dans un studio naissant

12 juin 2019

Ils ont la vie devant eux, l'innocence au bord des lèvres et un enthousiasme de course d'école, Yanick et Anthony viennent de lancer leur projet de Cheer up Suicide. Un duo électro-pop que nos deux jeunes Chaux-de-fonniers font grandir dans leur Blue Snow Studio.

Histoire que ce projet devienne très vite un grand garçon, nos deux musiciens se sont lancés dans un véritable marathon: créer et enregistrer une chanson par mois.
Ils sont passés à la maison près de 7 mois après leur début et donc avec 7 morceaux sous le bras… environ.

« Sans studio ce serait très compliqué. »