DjSet 263 Valerio

28 juin 2019

C’est au Prosecco que m’accueille Valerio au studio Encore à Neuchâtel. Membre des collectifs Supermafia et Ritaline, lui et ses comparses concrétisent dans cet espace industriel de nombreux projets audiovisuels pour le monde entier. Et ils ne crachent visiblement pas sur un verre de vin pétillant de temps en temps, pour rendre la lumière des néons moins froide.

Notre hôte du jour est d’abord un artiste pour les yeux, mais il cultive aussi  un amour certain pour la musique, électronique et sombre de préférence. C’est d’ailleurs dans ces eaux-là que nous nous promènerons au fil de sa sélection. Sachant que les eaux sonores de Valerio peuvent parfois se mettre à pétiller, comme l’apéritif qu’il me sert avant qu'on se mette à table.

  • Arthur Russell // Make 1,2
  • Alek Lee // Sfarot
  • The Deep Fix // Time Centre
  • Stiletti Ana // Through the Skyline I heard your Voice
  • Deux // Felicita (Ritaline Edit)
  • Mytron & Ofofo // Something for the Mind
  • Jack Pattern // Elefante Triste
  • Barbatuques // Baianá (Wolf Muller’s drum drop)
  • Roe Deers // Nirvana
  • Mori Ra //関戸夫婦 – 細菌
  • Dimlite // Can’t get used to those
  • DJ QBert // She throws the Beat down
  • The Space Lady // Major Tom
  • Golden Bug // Hitodoma ft. Jessica Ho
  • Kindness // Swingin Party
  • Manfredas // Uumellmahaye
  • Red Axes // Papa Sooma ft. Abrāo

Ca, l’histoire d’un gang de losers et d’un vieux clown pourri

28 juin 2019

Pour la dernière de Madame Rochefort, elle a décidé de vous faire bader. Elle s’attaque au maître de la littérature flippante, et vous raconte « Ca », de Stephen King.

George est chou mais vraiment pas très fut fut. Il se balade dans la street, jette un œil dans les égouts, et là,  il voit un clown. Il se dit « Yeuh, trop marrant » alors, il lui fait coucou, mais le clown est un gros pervers et bouffe le petit gosse, sans pitié. Le bro de George, qui s’appelle Bill, bad trop après cette story. En plus c’est vraiment un pauvre type, le genre de keum paumé dans la cour de récré, le gars qui n’a pas de potes quoi !

« Il y a un monstre dans le ter ter »

Mais en fait, Bill rencontre d’autres pauvres mecs, et ils deviennent des potos, qui forment le gang des losers. En tout, dans le groupe, on a : Bill le bègue, Ben le gros fat, Richie la grande gueule, Stan le feuj et aussi une petite meuf, Beverly. Un autre gars les rejoindra ensuite, mais on s’en tape un peu.
Ils deviennent potos notamment parce qu’ils ont tous vécus des trucs chelous. Genre, ils voient des enfants morts, ou se lavent les paluches dans un évier rempli de sang.
Mais malgré tout ça, ils continuent à faire des trucs de déglingos, genre ils vont visiter une barraque abandonnée et évidemment, ils se font attaquer. Ils pensent qu’il y a un monstre dans le ter ter, un truc qu’ils appellent Ça, et qui leur veut du mal.

« Ils butent le clown et baisent ensemble »

Pour être sûrs, ils font un rituel de vioques, avec de la fumée, de la weed  et tout et tout et deux des gars du groupe ont des hallu : ils voient que Ça existe depuis la préhistoire, et ils se disent qu’ils sont vraiment dans la sère-mi. Le petit gang des losers a quand même envie d’essayer de buter Ça, parce que bon, on ne peut pas laisser une horreur du genre trainer dans le tier-qar et bouffer tous les petits gosses du coin ! Du coup, ils retournent à la maison abandonnée. Ça les attaque déguisé en vieux loup, mais la petite Beverly lui tire une balle dans la gueule et Ça est blessé, donc il se casse. Sauf qu’il n’est pas mort ! Plus tard, les gamins vont dans les égouts, ils trouvent Ça sous la forme d’une araignée géante, ils la butent. Sauf que les gamins sont perdus ! Du coup, et on ne sait pas ce que ça fout là, mais bon, Berverly baise avec chacun des gars, et ils arrivent à sortir de leur  trou.

« C'est le gros flop cette mission »

15 piges plus tard, des nouveaux gosses sont tués. Le gang des losers se dit que Ça doit être derrière tout ça ! Donc, ils se retrouvent, pour buter une fois pour toute ce vieux clown dégueulasse. Sauf que Stan le feuj manquera à l’appel : il a tellement les boules qu’il se suicide. Les autres retournent dans leur ter ter d’enfance. Ça part un peu en couille, il y en a qui se croient sur un ring, d’autres qui crèvent, d’autres qui deviennent handicapés. C’est vraiment le gros flop, cette mission. Finalement, Bill réussit à casser la gueule de Ça, mais plein de gentils ont crevé, donc c’est vraiment trop badass. Puis les losers qui restent rentrent chez eux et oublient toute cette story ; ils se disent même qu’ils aimeraient bien redevenir des gosses.

 

La playlist GRRIF de l’été

25 juin 2019

Chaque été, GRRIF vous propose sa playlist idéale pour la saison chaude. Classiques, raretés et nouveautés s'entremêlent et s'empilent comme la végétation luxuriante d'une forêt tropicale.

Cette année, la place d'honneur revient à Quantic. Le musicien anglais vient de sortir Atlantic Oscillations, un album grandiose qu'il considère comme son premier vrai album, lui qui a pourtant un peu moins de 20 albums à son actif depuis le début des années 2000. Sur ce disque, le musicien n'a jamais aussi bien mélangé acoustique et électronique. Le premier single de l'album est aussi sans doute son meilleur morceau produit jusqu'ici. À découvrir dans notre longue playlist de l'été 2019. Bonne écoute !

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Enflammer le Hellfest à dix heures du matin, mode d’emploi

25 juin 2019

Samedi 22 juin, Coilguns jouait au festival légendaire de Clisson, en France. Musiciens enragés, frontman en transe et croissants lancés au public, GRRIF revient sur la performance extatique du groupe chaux-de-fonnier, qui avait pour tâche d'ouvrir la journée de concerts samedi sur la scène de la Valley.

La critique de Radio Metal 

« 11h07 : Pour les matinaux ayant eu le courage de se réunir sous la Valley pour les premières hostilités, Coilguns a tout prévu. Sur un riff de guitare torturé et lancinant, les Suisses dorlotent leur public avec une distribution de croissants à la volée : la recette « du pain et des jeux » mise en pratique.

La suite des événements est cependant beaucoup plus malsaine et violente, mais tout en restant attentionnée. Le frontman au T-shirt rouge se convulse au sol dès les amorces hargneuses du batteur. Avec son chant éraillé et décomplexé, il se cogne dans tous les coins possibles de la scène et se paye une cavalcade anarchique au sein du public à même pas 10h45 du matin, énergie dont certains groupes devraient s'inspirer.

Côté musical, le quatuor ne fait pas dans la dentelle et délivre un metal burné, dérangé. Impossible de jouir du set sans remarquer la performance massive de l'ancien batteur de The Ocean. Coilguns a clairement su s'emparer de la Valley en faisant parler son impact et sa folie, mais aussi en tissant une complicité instantanée avec son public, et ce en moins de 30 minutes. Et je dis ça alors que je n'ai même pas pu choper une moitié de croissant… »

Source: Radio Metal, 22.06.2019

«Chernobyl», la mini-série HBO qui dévaste tout sur son passage !

25 juin 2019

Cette semaine, notre super-héros du 7ème art, Ciné-Man, vous invite à rester bien au frais chez vous, à l’ombre de votre téléviseur, pour remonter le temps jusqu’à la date fatidique du 26 avril 1986.

«C'est une série qui, déjà esthétiquement, vous met une grosse claque !» Ciné-Man

«Chernobyl», de Craig Mazin, c’est une mini-série de cinq épisodes, diffusée sur HBO du 6 mai au 3 juin 2019. Vous pouvez dès à présent la voir, soit sur OCS via Canal+ ou Teleclub, soit sur Sky, ou en empruntant quelques dangereux chemins de traverse de l’internet mondial.

Week-end Woodstock sur GRRIF

25 juin 2019

Du 15 au 18 août 1969, une foule se réunit à Bethel dans l'État de New York pour vivre le festival qui va changer la face du rock: Woodstock. La manifestation devait réunir 50'000 hippies en sandales. Au final, elle rassemblera un demi-million de spectateurs et 32 groupes. Le line up donne le vertige : Jimi Hendrix, The Who, Joe Cocker, Santana, Janis Joplin, Sly & The Family Stone.

Plusieurs morceaux deviendront légendaires : Fish Cheer/I-Feel-Like-I'm-Fixing-To-Die-Rag de Country Joe McDonald, qui scandera : «Give me an F! Give me a U! Give me a C! Give me a K!», With a Little Help from My Friends des Beatles repris par Joe Cocker, ou encore l'hymne des États-Unis réinterprété par Jimi Hendrix dans un solo de guitare explosif.

50 ans plus tard, Woodstock reste toujours aussi culte. Les anciens s'en souviennent encore et les nouvelles générations le fantasment. Ce week-end, GRRIF vous propose de replonger dans le son de Woodstock avec les morceaux qui ont fait le festival.

Week-end Woodstock, samedi 29 et dimanche 30 juillet sur GRRIF.

«La techno est un monde tellement large que j’y ai trouvé mille trésors»

22 juin 2019

Le fribourgeois Valentin Savio est DJ, producteur, techniscéniste et organisateur de soirées techno. Saint-Harare, lorsqu'il se produit seul, il fait partie du trio Horizon Liquide avec Laure Bétris et Serge Gazhale et joue aussi avec ce dernier dans le duo électro post-punk Horse I'm Virus. Dans Engrenage, Valentin nous ouvre les portes de ses projets et aussi celles de sa chambre d'ado, là où il a commencé à s'intéresser à la production de musique électronique.

«En ce moment, j'ai un petit penchant pour la disco cosmic.»

Fraîchement rentrés de trois mois de voyage en Amérique du Sud avec un ami DJ, il nous raconte comment ils se sont faits accueillir dans des clubs à Bogota, Medelin et Bueno Aires.

Blanche-Neige, une belle gosse qui fait sa putzfrau

21 juin 2019

Ouvrez les fenêtres, faites entrer les petits oiseaux, mangez une pomme et écoutez : Madame Rochefort vous raconte le conte Blanche-Neige, des Frères Grimm.

 

Dans le ter-ter royal, il y a une go qui est super glam. Elle s’appelle Blanche-Neige, elle est vraiment bonne, je suis sûre que tous tes bros voudraient lui bouffer le cul. Blanche-Neige est tellement fraiche que certaines meufs sont jalouses d’elle. Surtout, la reine n’en peut plus de jalousie. Tous les matins, cette vieille peau va devant son miroir et lui demande qui est la plus bonnasse du ter-ter royal. J’avoue c’est chelou, mais le  miroir sait causer ! Alors il répond : « Ma reine, c’est Blanche-Neige wesh ! » Au bout d’un moment, la vieille peau n’en peut plus alors elle demande à un chasseur d’aller buter Blanche-Neige. Le chasseur a trop pitié, alors il abandonne Blanche-Neige en forêt mais ne la bute pas. A la place, il tue un petit marcassin et lui pique les organes, pour ensuite les refiler à la vieille peau, qui les bouffe !

« Blanche-Neige propose aux nabots de leur faire la bouffe »

Pendant ce temps-là, Blanche-Neige est trop paumée alors elle marche des plombes, jusqu’à trouver une petite baraque trop mims. Il n’y a personne, donc elle fait comme chez elle, un petit plat, une petite sieste bien pépouze. Pendant qu’elle ronfle, les habitants de la baraque rappliquent : ce sont en fait 7 nabots ! Ils flippent, mais évidemment, ils la trouvent trop belle, alors ils acceptent de la garder chez eux. En plus, Blanche Neige leur propose de faire la bouffe et le ménage pour eux, vive la femme libérée quoi ! Au palais, la vieille peau se pose de nouveau devant son petit miroir et demande si maintenant, elle pourrait gagner le concours de Miss ter ter royal. Mais le miroir cafte que Blanche-Neige est toujours vivante et qu’elle fait la putzfrau chez les nabots. La reine pète son câble. Elle se déguise en marchande de rubans. Elle va chez Blanche-Neige, lui vend un ruban et elle lui serre tellement fort le corset que Blanche Neige tombe dans les vapes. Bon, les nabots la sauvent. Quand la vieille peau apprend ça, elle est trop vénère, alors elle rapplique de nouveau chez Blanche-Neige et lui vend un peigne empoisonné. Quand la bombasse se coiffe, ça la fait tomber dans les vapes. Mais quand les nabots rentrent du taff, ils lui enlèvent le peigne des veuch, et elle revit.

« Blanche-Neige vomit la pomme et se réveille »

La reine n’en peut tellement plus, alors elle prépare un truc de ouf : elle empoisonne une petite pomme. Elle va la vendre à Blanche-Neige, qui la bouffe et bam, la belle gosse tombe comme une grosse bouse. Les nains, quand ils la captent, essaient de tout faire pour la sauver, mais elle reste morte. Les nabots sont tellement en bad… ils trouvent Blanche-Neige tellement magnifaïque ma chérie qu’ils lui construisent un cercueil en verre… comme ça ils pourront toujours la mater ! C’est tellement glauque, j’avoue. Un jour, un keum rapplique, et il demande aux nabots s’il peut emmener le cercueil avec lui parce qu’il est in love de Blanche-Neige. Bonjour le délire nécrophile ! Les nains acceptent, et le prince ramène la morte avec lui. Sauf qu’en soulevant le cercueil, il le secoue un peu, et ça fait que Blanche-Neige vomit sa pomme empoisonnée et se réveille. Et là, c’est le big love, le prince lui demande de l’épouser, et elle, la grande femme libérée, accepte direct. Ils se marient. Ils invitent la reine, et vu qu’elle a fait la misère à Blanche Neige, elle est condamnée à bouger son boule avec des pompes brulantes, jusqu’à ce qu’elle crève. Blanche-Neige a bien caché son jeu : en fait, c’est une grosse sadique, derrière sa belle gueule.