Darius nous fait écouter « Voir »

20 mars 2020

C'est le retour de Darius et de ses guitares épiques et lancinantes. Le quintuor sortira Voir, son troisième disque, ce 17 avril. L'occasion de passer un coup de fil à Sylvain, guitariste, pour parler des paysages qu'ils ont traversés avec cet album.

« Il nous faisait penser à ces grands déserts avec le sable soufflé dans les airs, avec d'un côté les indiens qui se planquent dans les rochers et de l'autre un grand changement climatique qui arrive. »

DjSet 286 Arnaud (Tourloupe)

19 mars 2020

C’est d’abord l’air saturé d’humidité d’une douche récente qui m’accueille. Et puis Arnaud, cheveux humides, désolé de n’avoir qu’un coude à me tendre en ces temps pandémiques ; mais très enthousiaste à l’idée de me partager quelques trésors de vinyles qui garnissent son étagère Tylko d’Ikea.

Et puis tout le reste de la famille est là aussi : les guitares, un raque entier de guitares illustres et aimées, accompagnées de quelques pièces encore plus légendaires sur leurs propres supports d’exposition. Notre hôte est un collectionneur de grattes qui, en plus d’en jouer (Edmond Jefferson and Sons, Al-Sarwib, Virgin Bitch, Cee-Roo, etc.) en bichonne une dizaine dans son appartement tamisé. Alors forcément, on en aura tout au long de sa sélection que ce soit sur du blues, de la pop, du rock ou du rap. On va écouter les disques d’un gratteux tout propre.

  • Intro : Virgin Bitch // Virgin Cows
  • Possessed by Paul James // Cold and Blind
  • Michael Kiwanuka // You’ve got Nothing to lose
  • Nas // On the Road again (American Epic)
  • Dan Auerbach // Heartbroken in Disrepair
  • Archie Bronson Outfit // Sharck’s Tooth
  • Navel // The Sun for Me
  • Adieu Gary Cooper // Peur
  • Le Roi Angus // Donne-la moi
  • Jon Hood // Tears
  • Ike and Tina // Chopper
  • Bob Dylan // Tombstone Blues
  • Black Rebel Motorcycle Club // Fault Line
  • Johnny Cash // The Long Black Veil
  • Fleat Foxes // Helplessness Blues

Message du Conseil fédéral

18 mars 2020

Restez à la maison, en particulier si vous êtes âgé ou malade. Sauf si vous devez aller au travail et ne pouvez pas travailler à domicile ; sauf si vous devez aller chez le médecin ou à la pharmacie ; sauf si vous devez faire les courses ou aider quelqu’un.

Le Conseil fédéral et la Suisse comptent sur vous !

Comment la moutarde est devenue l’une des rimes de prédilection des rappeurs

17 mars 2020

L'incontournable du hip-hop, la Grey Poupon

Le point commun de Wu-Tang Clan, Kanye West ou encore Das EFX ? Dans leur discographie, tous ont au moins un titre qui mentionne la Grey Poupon, célèbre marque de moutarde de Dijon.

Tout commence avec une publicité

Étrange de prime abord, cette rime alimentaire apparaît dans l’univers du hip-hop via une publicité pour Grey Poupon, diffusée sur les chaînes américaines en 1981. Cette pub met en scène un homme très riche dans sa limousine avec chauffeur. Il se fait un petit casse-croûte de luxe et ajoute une cuillère de Grey Poupon dans son assiette. À un feu rouge, il croise une autre voiture de luxe qui s’arrête à sa hauteur. Elle dévoile un deuxième homme, tout aussi riche :

« Excusez moi, vous auriez de la Grey Poupon? »

Cette pub devient culte, et la Grey Poupon, reine des moutardes. Les références au produit se multiplient à partir des années 90. Dans le rap, la première occurrence se trouve chez Das EFX en 1991. Au cinéma, on la trouve dans Wayne’s World, en 1992. Suivent The Coup, Eminem, Jay-Z, etc. La moutarde entre dans le vocabulaire de la pop culture et devient une des références les plus étranges du rap américain.

Une rime qui dure

La Grey Poupon n’a jamais été aussi mentionnée qu’aujourd’hui. Et la raison est simple. Plus qu'un produit, plus qu'une publicité, elle est la métaphore de la différence sociale. Les riches se payent de la Grey Poupon et les pauvres regardent les riches la manger. Une thématique privilégiée des rappeurs, également aficionados des références à la pop culture. C’est ainsi que la moutarde Grey Poupon a migré du bord de nos assiettes vers nos morceaux préférés.

«Black Out», le chef d’œuvre oublié de Jean-Louis Roy

17 mars 2020

Cette semaine, notre super-héros du 7ème art, Ciné-Man, vous emmène loin de l’actualité cinématographique, à la découverte d’un chef d’œuvre oublié du cinéma suisse, sorti en 1970.

«Un film qui, déjà en 1970, avait compris l'essence de la peur paranoïaque de l'enfermement et de la quarantaine.» Ciné-Man

«Black Out», de Jean-Louis Roy, c’est sorti le 6 mai 1970 dans les salles suisses. Si vous cherchez bien, vous devriez pouvoir encore le dénicher quelque part, dans les profondeurs de l’internet.

La chRRonique