Morceau jazzy pour le rappeur de Dublin, Kojaque

5 avril 2019

Kojaque est un artiste complet. En plus d'être musicien, il est plasticien, cinéaste, performer et s'aventure encore dans des projets multimédias. A peine une année après la sortie de son album Deli Daydreams, il revient avec Flu Shot, nouveau morceau hypnotique et jazzy bien comme il faut. A découvrir ci-dessous dans la playlist du Sonar de la semaine aux côtés de Ezra Collective, Loyle Carner, Mush, Myd, The Mystery Lights et bien d'autres encore.

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DjSet 252 Jean Groove Oldies

4 avril 2019

Il a la voix profonde, la bienveillance dans le sourire et la convivialité de la Belgique qui coule dans ses veines. Difficile de ne pas se sentir bienvenu chez Jean Groove Oldies, surtout quand vous venez chez lui pour faire connaissance avec ses disques.

Le nombre de vinyles reste modeste (la faute à un incendie qui l’a forcé à tout reprendre à zéro), mais dans ses bacs, tout n’est que qualité. Avec près d’un demi-siècle de digging intensif dans les pattes, notre invité du jour ne choisit que le meilleur du meilleur pour nourrir sa collection. Et si possible, le meilleur du meilleur de la northern soul, son style de prédilection.

Vous l’avez compris, Jean Groove Oldies est un puriste, mais un puriste qui a du cœur.

 

  • Marvin Gaye // What’s goin’on?
  • The Metros // Since I found my Baby
  • Luther Ingram // If it’s All the Same to you babe
  • Billy Lee Riley // St.James Infirmary
  • Bobby Freeman // Fever
  • Little Willy John // I’m shakin
  • The Winstons // Colour Him Father
  • The People’s Choice // Savin’ my Lovin’ for you
  • Gino Parks // For this I thank you
  • Nick Ashford // I don’t need a Doctor
  • The New Yorkers // Ain’t that News
  • Major Lance // It’s alright
  • Hank Jacobs // Hank’s Groove
  • Phil Upchurch // Honest Injun

La Planète Bleue n°965

4 avril 2019

L'édition 965 de La Planète Bleue revient sur la jeunesse qui se dresse face aux gouvernements en matière de dérèglement climatique. « La génération climat » va-t-elle changer la donne et sauver ce qui peut encore l'être?

Yves Blanc va également nous faire découvrir un genre littéraire étrange, les atlas bizarres et insolites avec deux nouvelles parutions: l'Atlas de zoologie poétique et l'Atlas de l'inattendu.

Il y a aussi de la peinture dans La Planète Bleue avec l'artiste suédois, Simon Stålenhag. Il peint la fin des robots et du monde consumériste, c'est beau et ça invite à la réflexion.

L'architecture extrême a aussi sa place dans ce numéro 965. L'Ornement est un crime offre un tour du monde de l’architecture dépouillée. C'est un regard sur le futur.

Il y a un an, Rim Banna nous quittait. Yves Blanc rend hommage à cette artiste palestinienne avec une performance inédite: une version arabo-électro de l'Internationale!

Toujours dans le domaine musical, La Planète Bleue explore un coffret; la réédition des travaux solo d'un véritable génie de la musique: Michael Rother, ex-Kraftwerk et cofondateur du groupe Neu!

Pour terminer, le panoramique sonore va nous entraîner de Tunisie à Paris, de New York à Montréal, de Brooklyn à Lisbonne, de Las Vegas en Laponie, de La Réunion à Toulouse. de Reykjavik à Béziers, de Suisse en Palestine et de Hambourg à Düsseldorf, avec dans l'ordre d'apparition:

Amina Moon Shade (remix edit)
Matthew Dear What You Don't Know
Emilie Kahn Will You?
Marc Anciaux Mysterislanded 2
Panda Bear Dolphin
Francis Harris Minor Forms
Sidsel Endresen & Bugge Wesseltoft Try
Jérémy Labelle Stase, différence et répétition
Richard Andrews Nirot
Bjarki Blessud Bornin (remix)
The Young Gods Entre en matière (edit)
69 Jeunes Etres
Rim Banna/ Checkpoint 303 Umamiyyah Anthem
Micheal Rother The Robbers Part 1
Neu! Hallogallo
Neu! Für Immer

La Planète Bleue n°965 sur GRRIF, le samedi 6 avril à 12:00, le mardi 9 avril à 18:00 et le jeudi 11 avril 11:00

Le dada d’Arnaud, c’est le baby-foot

4 avril 2019

Une passion ne se choisit pas, elle nous tombe dessus sans qu'on ne lui ait rien demandé. C'est ce qui est arrivé à Arnaud; une partie de baby-foot perdue dans un bar, un orgueil irrité qui le fait s'entrainer sur ce même baby-foot, une victoire, et voilà il n'en fallait pas plus pour qu'il devienne mordu de ce sport.
Pour certains, le baby-foot c'est un simple jeu que l'on trouve dans un bar mais Arnaud, lui, revendique le côté sportif de la chose.

Un sport pour lequel Arnaud s'entraîne afin de participer à des championnats. Big dada se passionne pour le baby-foot et soutire au passage quelques stratégies de jeu.

Pour plus d'infos sur le football de table à pratiquer comme sport, il suffit de se rendre sur la page facebook du CFT Jura Seeland, le club d'Arnaud.

50 nuances de Grey, quand une coincée du boulard rencontre un fana de Q

3 avril 2019

C’est une histoire de love qui fait mal au coeur (mais pas seulement) que Madame Rochefort te raconte aujourd'hui. Elle a lu pour toi le livre « 50 nuance de Grey », de E.L. James, et te le résume avec ses jolis mots.

Anastasia n’a vraiment pas le feu au cul. Elle est même plutôt coincée du boulard. Mais ça, c’est parce qu’elle n’a pas encore trouvé le bon gentleman. Parce qu’une fois qu’elle rencontre Christian, la petite Anastasia n’est plus du tout une petite sainte, au contraire, c'est vraiment une chaudasse. Je t’explique.

« Anastasia écrit un article sur une espèce de joibour »

Au début, la meuf kiffe les bouquins, elle passe plus de temps à squatter la bibli plutôt qu’à pécho. Chacun son délire hein. En plus, c’est vraiment une petite teubée trop cucul la pral', alors elle se fait entuber. Comme si elle avait pas assez de taff, elle se rend utile et propose à une de ses sistas de la remplacer pour un boulot de journaliste. Bref, Anastasia doit donc écrire un article sur une espère de joibour, Christian Grey. Elle le rencontre, et évidemment, c’est un beau gosse : le type a tout pour lui. Et évidemment, il voit dans Anastasia une petite go toute fraiche et il a envie de la culbuter grave. Ils se croisent plusieurs fois, c’est toujours tendu du slip entre eux, ils vont même boire un kawa, elle se casse la gueule, il la rattrape, et ce contact physique la rend toute mouillée, mais il la repousse, et là elle en pensant qu’elle est trop cheum pour lui ou je ne sais pas quoi, bref, c’est un râteau.

« Christian la sauve pendant qu'elle vomit ses tripes »

Sauf que Christian sait se faire désirer, il a envie qu’Anastasia continue de rêver de sa petite gueule d’ange. Alors il se dit que s’il lui offre des kdos de ouf, ce serait stylé. Il lui trouve un bouquin trop reuch qu’Anastasia avait vraiment envie de foutre dans sa bibli perso. La meuf, elle ne sait plus quoi penser alors elle va se foutre une mine, et vu qu’elle est complètement pétée, elle appelle Christian, et lui, prince charmant, il vient la sauver pendant qu’elle vomit ses tripes. Il trouve ça hyper sex, ou alors il ne veut pas laisser toute seule et malade, alors il l’invite dans son ter ter et ils dorment ensemble. YOLO. Après ça, c’est plié hein, c’est sûr qu’il va la serrer. Mais pour faire son intéressant, il lui dit « Ouais meuf, j’ai un secret, faut que je te le dise… J’aime le cul, mais seulement quand c’est la grosse défonce et que ça fait mal ». AH, et il propose qu’elle devienne son esclave sexuelle. Anastasia, elle est teubée, on la déjà dit, mais surtout elle est complètement in love mais elle le sait pas. Toujours est-il qu’elle couche avec Christian, version gentille, mais bon, Christian le manipulateur fait ça uniquement dans le but de lui péter la rondelle et de la dépraver les fois d’après.

« Ils font pan pan cucul »

Il lui offre des nouveaux kdos, la meuf craque complet, ils font pan pan cucul, Anastasia devient une vraie nympho, jusqu’à ce que Christian lui fasse un peu trop mal et là, elle se dit « Oh, c’est too much, c’est vraiment pas mon délire… ». Vu qu’elle est teubée et qu’elle n’a pas envie de passer pour une biatch, elle rend tous les kdos à Christian et le laisse béton. Mais elle se dit qu’elle a quand même laissé passer un sacré bon coup.

 

L’Amalgame fête ses 25 ans du 3 au 5 octobre 2019

3 avril 2019

Une grande fête en perspective alors que le club d'Yverdon est dans le dur. Ses comptes sont au rouge et il demande de l'aide financière supplémentaire à sa commune. Pourtant, la salle ne cesse d'accroître son public. En 2010, il y a moins de 2'500 visiteurs à l'Amalgame. En 2018, c'est 15'000 de plus. Alors, pourquoi, financièrement, ça ne suit pas ? Explications de Grégoire Potin, programmateur de l'Amalgame. 

« L'Amalgame est un des seuls lieux qui proposent des activités nocturnes et musicales au sein d'une ville qui a des envies de culture. C'est le moment de mettre l'accent dessus. »

La situation n’empêche pas la salle de rester motivée et enthousiaste. D'ailleurs, Grégoire dévoile les contours du prochain anniversaire du club.

Pour soutenir l'Amalgame à sa propre échelle, rejoindre les bénévoles du club est possible ici.

Nicolas Analitica

1 avril 2019

Nicolas Brulhart est curateur, chercheur et archiviste. Co-fondateur de l'espace d'art contemporain Wallriss à Fribourg, ancien co-directeur la galerie Forde à l'Usine à Genève et futur directeur du centre d'art Fri-Art, dans Engrenage il nous raconte d'abord son quotidien en compagnie des 200'000 archives de la Kunsthalle de Berne, un des plus importants centre d'art du pays.

«En travaillant, j'écoute de l'ambient (…) Les archives ont peut-être quelque chose à faire avec les fantômes, comme l'ambient à quelque chose à voir avec les spectres, comme à la radio d'ailleurs.»

Dans Engrenage, Nicolas nous parle surtout de Discoteca Analitica, son exposition qui se déroule en ce moment à Fri-Art, à Fribourg. Grâce à la contribution de 40 artistes et d'innombrables archives, Nicolas tend à démontrer comment l'utilisation des premiers outils multimédia par certains artistes des années 60 ont créé les conditions de naissance de la discothèque : un lieu de divertissement fait pour capturer notre attention par tous les moyens possible et finalement, pour contrôler notre cerveau.

«Plus on s'intéresse à la notion de contrôle, plus on part vers la notion de paranoïa (…) mais c'est à partir de là qu'on peut être attentif à son environnement.»

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A la recherche du dessin ultime

1 avril 2019

Saint Rose à la recherche du dessin ultime, est la dernière aventure loufoque du dessinateur Hugues Micol. Une bande dessinée à mi-chemin entre l'aventure rocambolesque et l'autobiographie. Lire cette BD c'est un peu comme dévaler les escaliers sur les fesses et être émerveillé à chaque marche.

L'histoire démarre par une soirée privée organisée par une marque de Champagne. Hugues Micol est payé pour y jouer le Van Gogh au milieu des fêtards. Et à un moment donné, miracle, il réalise le dessin ultime. Un dessin qui pourrait marquer un tournant dans sa vie d'artiste. Mais le temps de prendre un verre pour fêter ça, le dessin a disparu.

Pour retrouver son chef d'œuvre, Hugues Micol se rend dans le manoir du détective-aventurier Santorin Saint Rose. Et là on bascule dans le registre du grand récit d'aventure des années 50, mais version Monty Python.

Une poule avec des dents

Aucun temps mort dans ce récit zinzin, où vous croiserez un Papou du nom de Comment ?!, un cochon fin lettré, une poule avec des dents et Scarlett Johansson qui danse avec un éléphant. Normal.

Graphiquement, le style est délirant et le dessin toujours en mouvement. Mention spéciale pour les couleurs d'Isabelle Merlet.

Sain Rose, à la recherche du dessin ultime, par Hugues Micol, aux éditions Futuropolis.