Journalope

Des jeux-vidéo pour sensibiliser au droit humanitaire

25 octobre 2017

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) développe un jeu-vidéo. Son but est de sensibiliser les joueurs au droit humanitaire international. Pour l'instant, il n'en est qu'au stade de la démo et sa sortie n'est pas assurée.

On a demandé à Christian Rouffaer, le chef du département réalité virtuelle au CICR, comment ils en sont venu à créer un jeu-vidéo.

« Ce sera un jeu violent, le CICR n'a pas de problème avec ça »

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Torture sonore

24 octobre 2017

Une tenue orange de prisonnier, un sac noir sur la tête, le même morceau en boucle violemment craché par des amplis, vendredi dernier notre journaliste a testé trois heures de torture sonore volontaire dans les toilettes du LUFF festival à Lausanne.

Les charts de la CIA : une performance organisée dans le cadre du Festival Off sur la thématique de la répression sonore.

Avant de démarrer l’expérience, Gabriel, le coordinateur, précise dans quel contexte s’inscrit cette performance et donne quelques petits conseils à la prisonnière volontaire.

« Tu me diras si ça t’emmène vers des hauteurs mentales insoupçonnées ! »

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Bio lointain vs non-bio local : un choix pas si cornélien

24 octobre 2017

Vaut-il mieux choisir une carotte bio venue de l’étranger ou une carotte non-bio issue de l’agriculture locale ? C’est très concrètement la question à laquelle répond un petit livre de Lucien Willemin.

Ex-homme d’affaires, le Chaux-de-fonnier s’est passionné pour les questions écologiques et est devenu conférencier et écrivain. Son dernier livre s’intitule : « Tu parles, Charles ! Manger local, c’est loin d’être idéal ».

Un titre qui peut paraître un peu provoc’, à l’heure où la production locale de nourriture est portée aux nues… Mais ce n’est pas l’idée, explique Lucien Willemin.

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Ceux qui ont des questions ont aussi des réponses

20 septembre 2017

Chacun d'entre nous est un puits de connaissances où le reste du monde peut  s'abreuver… c'est la noble idée de Quora, une plateforme de questions-réponses désormais disponible en français.

Ce site d'échange et de partage des savoirs a été fondé en 2009 par Adam D'Angelo, ancien directeur technique de Facebook. Au départ, le concept n'existait qu'en anglais. Puis une version espagnole a vu le jour l'année dernière, et depuis ce printemps, les francophones du monde entier peuvent aussi apporter leur pierre à l'édifice.

On a contacté l'entreprise basée à Mountain View, en Californie, avec l'idée que la plateforme Quora est davantage un échange d'expériences personnelles que de connaissances encyclopédiques. Mais la porte-parole francophone Sihem Soibinet-Fekih a nuancé le propos.

Quand on a demandé à Sihem s’il y avait des questions qui restaient sans réponse, devinez quoi! Elle avait une réponse pour nous.

« Un réseau social où les actualités sont des questions »

Concrètement, Quora fonctionne un peu comme un réseau social. Une fois le compte d’utilisateur créé, on sélectionne ce qui nous caractérise le mieux dans une longue liste de domaines d’intérêts et de connaissances ; puis on complète son profil en ajoutant encore des compétences, qui vont permettre de diriger vers nous les questions des autres utilisateurs concernant nos sujets de prédilection.

Et hop, on se lâche dans le grand bain : un fil d’actualité où les éléments qui apparaissent sont des questions. Pour chacune d’entre elles, on peut consulter les réponses déjà apportées, voter positivement ou négativement pour ces réponses, ou encore exprimer sa propre réponse, que les autres utilisateurs pourront ensuite évaluer.

On constate assez rapidement qu’il s’agit de questions auxquelles une recherche via Google ou Wikipedia répondrait difficilement ; soit parce que la question porte sur des expériences, des opinions, des idées personnelles ; soit parce que c’est tellement spécifique et pointu que les encyclopédies en ligne ne vont pas dans de tels détails.

La physique peut-elle expliquer les pouvoirs des super-héros?

19 septembre 2017

Expliquer scientifiquement les pouvoirs des super-héros, c’est le défi de Roland Lehoucq. Cet astrophysicien français était de passage la semaine dernière pour une conférence sur le sujet à La Maison d’Ailleurs, à Yverdon-Les-Bains.

On lui a demandé d’où vient la force de Superman

« On peut calculer la gravité de Krypton, alors qu'elle n'est indiquée nulle part dans les oeuvres »

On a aussi donné un défi à l’astrophysicien: imaginer les super pouvoirs de grandes figures de la science.

« Charles Darwin peut vous faire vieillir d'un coup »

Mais on n'est pas dupe.

À travers des figures de la culture populaire, comme Star Wars ou Spiderman, Roland Lehoucq vulgarise des concepts scientifiques.

Alors comment passe-t-on de la science-fiction à la science tout court ?

« On n'est pas dans un monde où on est immergé dans les sciences »

La nuit, Fribourg ne s’en lave plus les mains

27 juin 2017

Un peu partout sur la planète, nos villes vivent à un rythme de plus en plus effréné, 24 heures sur 24. La vie nocturne d’une ville est aussi riche que la vie diurne et nécessite une infrastructure adaptée aux noctambules.

Depuis quelques années, les autorités des villes sont donc amenées à réfléchir à certaines stratégies pour structurer et développer leur vie nocturne…

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« Biohacking »: la biologie pour tous!

27 juin 2017

 

Tout le monde peut faire de la biologie, c’est le mot d’ordre du « Biohacking », un mouvement de biologie participative et citoyenne.

 

C’est de ce mouvement que se réclame l’association Hackuarium, basée à Renens.
Avec un esprit underground et le sens de la débrouille, les projets développés vont de tableaux réalisés avec des bactéries à la cartographie de l’ADN de bières.

 

On est parti à la rencontre de deux « biohacker » dans leur labo : Rachel et Fabiana.

 

« On est sans règles et on partage »

Les chimpanzés apprennent en famille

27 juin 2017

Comme les humains, les bébés chimpanzés apprennent le maniement des outils au sein de leur famille.

C’est la conclusion d’un projet de recherche mené en Ouganda par une doctorante de l’Université de Neuchâtel. Il y a quelques semaines, les travaux de Noémie Lamon, Valaisanne d’origine, ont été publiés dans la prestigieuse revue Science Advances.

GRRIF a rencontré la scientifique, qui a raconté l’histoire de ses recherches.

Le bébé chimpanzé apprend à manier la feuille comme sa mère. Photo: Thibaud Gruber

Mais comment se déroule l'étude, au quotidien, parmi les singes ?

Le monde de la recherche a coutume de le dire ainsi: « publish or perish ». Autrement dit, pour survivre dans le milieu, il faut impérativement publier ses recherches. Noémie Lamon explique l'importance de sa publication dans Science Advances.

L'apprentissage passe par le jeu; ici avec un bâton. Photo : Noémie Lamon

Enfin, cette question qui nous taraudait : est-ce que l'observation des comportements sociaux chez les singes peut nous éclairer sur les comportements humains ? La réponse de Noémie.

L’art de militer contre le harcèlement de rue

30 mai 2017

Samedi dernier, l’association fribourgeoise « Mille Sept Sans » a mis sur pied une après-midi Flash-Tattoo pour sensibiliser au harcèlement de rue.

Céline est partie à la rencontre des tatoueuses et des visiteurs qui sont venus se faire marquer la peau.

Elle leur a demandé en quoi se faire tatouer et manger des biscuits décorés aux insultes pouvait servir à militer contre le harcèlement de rue.

Mais d’abord elle a tenté de savoir ce qu’est un Flash-Tatoo….

« (…) dans le fond de l'histoire, ce sont les mecs les salopes »

Des biscuits et des tatoos, c’est une chose…

Mais l’organisatrice de l’événement, Natasha Stegmann nous explique exactement ce qu’elle entend par harcèlement de rue et comment réagir lorsqu’on se sent harcelé-e.

« Lorsqu'on me lance : t'as un gros cul! Je réponds : Et t'as pas vu mes seins!»

Bières locales cherchent malt local

30 mai 2017

Les brasseries artisanales poussent comme des champignons. En  Suisse romande, un guide non-exhaustif paru l’année dernière en recensait 170. Et il y en a de nouvelles chaque mois.

Mais si la bière est brassée à deux pas de chez nous, il reste, le plus souvent, une étape de la production qui est réalisée à l’étranger : la transformation de l’orge en malt, autrement dit le maltage.

C’est cette étape que les responsables du projet « Malticulture » veulent réussir à implanter à Delémont, sous la forme d’une coopérative. Ils en sont actuellement à la phase de test. GRRIF a visité les installations en compagnie de Pauline Godat.

« En Suisse, le maltage a complètement disparu pendant plusieurs années. »

Le malt produit à Delémont est utilisé à ce jour par cinq brasseries du Jura et de Bienne. Concrètement, il faut désormais convaincre des agriculteurs locaux de cultiver de l'orge, et trouver des fonds pour pouvoir investir des locaux mieux adapter. La coopérative « Malticulture » pourra ainsi augmenter et stabiliser sa production. Les responsables du projet vont justement lancer une campagne de crowdfunding cette semaine.

Et s'il faut en arriver là, c'est que la production de malt a quasiment disparu de Suisse, comme nous l'explique Pauline Godat.

Pour vous tenir au courant, suivez le projet sur sa page Facebook.

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