L’Odysse Lyrique de Jazz Moka

30 avril 2026

Jazz Moka n’est pas vraiment le rappeur qu’on voit venir de loin. D’abord poète, écrivain (membre de la Société des écrivains valaisans), il avance avec un pied dans le rap, l’autre dans la littérature, et un imaginaire branché quelque part dans la pop culture entre Predator 2, Resident Evil, Naruto et Bruce Willis.

« Je suis un enfant de la télévision, mais un adolescent d’internet. »

Avec Odyssée Lyrique, son nouvel EP six titres, il signe son projet le plus ambitieux, nous dit-il : un disque en trois actes, pensé comme une fiction intime, avec des samples, du collage, des ref pop et cette façon bien particulière de recycler des images pour parler de trucs beaucoup moins spectaculaires : la fatigue, le doute, l’angoisse de la page blanche, l’ego, la peur du vide.

« Il y a une liberté dans la poésie que je n’aurai jamais dans le rap. »

Dans Le Debrief, Jazz Moka revient aussi sur l’épuisement du job de promo et le passage d’un live avec musiciens à une formule solo plus épurée, parce que : « Des fois, on a des ambitions, mais il faut aussi s’écouter. ». Ce qui frappe, c’est sa manière de rédiger, comme un écrivain qui a toujours voulu être cinéaste, confie-t-il. Ses morceaux ressemblent à des scénarios : on y croise Danny Glover, des vaisseaux, des monstres, puis soudain Josias derrière Jazz Moka, vulnérable, sans armure.

Face aux avis parfois contradictoires des auditeurs, il défend un rap d’aujourd’hui, un rap suffisamment malin pour faire du doute une matière première.

Jazz Moka, Le Debrief :

Une émission réalisée avec le soutien de :