Trente ans de carrière et toujours pas l’ombre d’une routine consensuelle. Trois décennies à naviguer entre métal progressif, rock sombre et mélancolie lumineuse, sans jamais tourner en rond. Les genevois Impure Wilhelmina continue d’expérimenter, de composer et de bousculer parfois, y compris ses propres fans. Le 22 mai, le quatuor revient avec Le Sanglot sur le label Season of Mist. Leur huitième album dense et frontal, et surtout, leur premier disque entièrement chanté en français.
« En tant qu’artiste, j’avais envie d’être beaucoup plus clair et précis dans mon propos…et le français ça aide. » Michael Schindl
Dans Le Debrief, le chanteur-guitariste et compositeur Michael Schindl et le bassiste Sébastien Dutruel nous racontent la longévité improbable du groupe, leur refus de « faire de la musique pour plaire » et cette obsession de continuer à créer malgré les décennies. « En fait, le truc c’est de ne jamais s’arrêter de composer », lâche Michael.
Les deux musiciens se confient aussi sur leur manière de composer. Ils évoquent leur amour du rock des nineties mais aussi leur envie de faire évoluer leur son vers quelque chose de plus produit et contemplatif. Et puis, le passage au français devient forcément le gros sujet. Parce qu’en français, impossible de tricher : pour les auditeurs, soit les textes tiennent debout, soit ils tombent à plat. Michael reconnaît qu’écrire dans sa langue, c’est plus risqué, et plus vulnérable aussi. Sébastien admet un geste presque politique, une manière assumée de se renouveler. Une posture qui confronte le public à des émotions directes, frontales, et qui dérange parfois.
« Il y a cette volonté de chanter vraiment droit dans le micro. » Michael
Impure Wilhelmina avance comme ça depuis 30 ans : lentement, sans calcul, mais avec une identité impossible à confondre. Ils répondent à vos critiques d’auditeurices cette semaine dans Le Debrief :
Impure Wilhelmina, Le Debrief :
Crédit image : Mehdi Benkler
Une émission réalisée avec le soutien de :


