Eckhart, la claque de la scène alternative romande

28 mai 2026

Avec He’s Dancing, He Says He Will Never Die, le trio veveysan Eckhart revient avec un troisième album consistant et ultra physique. Entre electro-punk, techno, noise, breakcore et post-rock, le groupe mélange les textures pour développer une véritable expérience sensorielle. C’est dansant, parfois rageur, parfois presque méditatif. Vainqueur de la Demotape Clinic du M4Music l’an dernier, Eckhart confirme aujourd’hui sa place parmi les projets les plus singuliers de la scène alternative romande.

« Ce truc de lâcher les chiens, c’est très jouissif. Même si j’aborde des thèmes sombres, j’ai la banane. Je suis excité de jouer cette musique. »

Invité de la semaine dans Le Debrief, le chanteur-producteur et cerveau du groupe John Sylvestre, revient sur la création de ce troisième disque pensé pour transformer le dancefloor autant en exutoire cathartique qu’en espace politique. Pourtant, le musicien refuse l’idée d’un projet engagé : « Je veux pas faire de l’art militant, je trouve ça toujours très chiant. »

Chez Eckhart, la rage sert surtout à transformer les angoisses de l’époque en énergie collective, avec cette envie permanente de casser la frontière entre la scène et le public pendant les live. Ses deux compères : Laurent Glur à la batterie et Olivia Madhuri au chant, donnent aux compos une vraie dimension organique.

« He’s Dancing, He Says He Will Never Die, c’est la dernière phrase du livre Méridien de sang de Cormac McCarthy. Ça faisait un super nom d’album, un peu post-punk. »

Un peu naïf et inquiétant, non ? Oui, un peu comme l’album, répond-il.

Dans Le Debrief, John Sylvestre réagit aux critiques des auditeurices de GRRIF. Un épisode pour comprendre comment Eckhart transforme le chaos, la colère et le malaise contemporain en musique viscérale et euphorique.

Eckhart, Le Debrief :

Crédit image : Alessia Olivieri

Une émission réalisée avec le soutien de :