Warm Exit : le bruit, les blagues et la route

13 juillet 2026

Warm Exit, c’est la face la plus nerveuse du post-punk belge actuel. Ils jouent une musique tendue et frontale, taillée 100% pour le live. Chez les quatre belges, on retrouve l’urgence de Wire, le côté expérimental de Public Image Limited, le charisme de The Fall, mais dès qu’ils descendent de scène, ils passent leur temps à se balancer des vannes.

« Moi dans le groupe, j’amène que du schlager allemand. » Yoris

Il y a deux semaines, après leur gig de début de soirée au Summerfest à Bienne, Martin, Gaspard, Yoris et Valentino nous confirment que derrière les murs de guitares noise et krautrock se cache un groupe qui pratique l’honnêteté et l’autodérision comme un sport collectif.

« On a fait plus de 50 concerts par an depuis qu’on a sorti l’album. Pour être francs, on n’en peut plus de le jouer. » Valentino

Ultra Violence, leur premier disque paru en 2024, a tellement écumé les scènes que les morceaux ont fini par se transformer au fil des kilomètres. Aujourd’hui, Warm Exit se tourne vers la suite avec un deuxième album attendu début 2027, plus libre, moins cold et débarrassé des codes que le groupe s’imposait jusque-là. Un disque marqué par également par un hommage à leur producteur, Johannes, disparu quelques mois après l’enregistrement.

« En général, si on n’est pas d’accord, on pète des synthés sur la tronche les uns des autres. » Valentino

Une interview-ovni qui parle de création collective, de batailles de synthés, de trompette « pouet-pouet », mais aussi de la réalité d’un groupe belge indépendant qui enchaîne les dates sans pouvoir vivre de sa musique. Warm Exit, humbles et bonnards, c’était il y a deux semaines au Summerfest à Bienne :

Crédit image : Simon Hackart