50 ans de Woodstock: les grands absents du festival, le concert de Santana, le fermier qui a prêté son champ

15 août 2019

 Les artistes qui ont snobé Woodstock

À l'époque de Woodstock, parmi les artistes il y a deux clans : ceux qui ont compris l'importance de ce festival, et les autres. Bob Dylan, lui, faisait partie des autres. On dit que si le musicien n'est pas venu se mêler à cette grande messe hippie, c'est parce que justement, il en avait marre des hippies.
Dylan ne vivait pas loin de Woodstock, alors quand il a vu le monde flower power se déverser près de chez lui, il a mis les voiles pour l'Angleterre où il devait performer, deux semaines plus tard,  un concert dont personne ne se souvient.

Les Rolling Stones eux aussi ont brillé par leur absence à Woodstock, à cause de Mick Jagger qui était en train de tourner un film. Le film en question c'est Ned Kelly, une bouse qui n'a pas dû fonctionner, ni au box-office, ni chez les critiques.

Donc à Woodstock, pas de Rolling Stones, pas de Bob Dylan, pas de Doors non plus, ni de Led Zeppelin, ou encore de Beatles.
Tant d'artistes qui sont devenus les grands absents de Woodstock au lieu d'en devenir les légendes.

Le concert hypnotisant de Santana

Santana, un petit jeune d'à peine 22 ans, va voir son destin basculer le samedi 16 août 1969 au festival de Woodstock.

À 14 heures, il est en pleine montée de drogue. Il ne comprend plus rien. Il voit la foule s'étendre et se distorde devant lui. Plus tard, il parlera « d'océan effrayant composé de chair, de dents et de mains…. »
Les hallucinations ne s'arrêtent pas au public, elles vont même lui faire croire que sa guitare est un serpent. Serpent qu'il essaye de dompter pendant le concert. Le show se passe très bien, puisqu'en quelques minutes, tout le public est debout, en transe.

Pour coller des images à ce concert, il suffit de regarder le long-métrage consacré à Woodstock et monté par Martin Scorsese. Il transpire toute la passion du moment.

Max Yasgur, le paysan qui a prêté son champ

Au printemps 1969, la ville de Wallkill qui doit accueillir Woodstock vote une loi qui interdit les rassemblements de plus de 5000 personnes. Elle ne veut pas de hippies et de grabuge sur ses terres. Les organisateurs du festival sont dévastés.
Plan B avec un fermier un peu fou qui accepte de louer son pâturage sur les terres de Bethel, Max Yasgur.

1969 est une année difficile pour le fermier, à cause de la météo pluvieuse. Yasgur n'arrive pas à faire sécher son foin, du coup il se dit qu'il va se refaire une santé financière en louant son champ aux Woodstockeurs.  

C'est finalement 500'000 personnes qui se pointent au festival et il n'y a pas de quoi les nourrir pendant 3 jours, pas de quoi les abreuver non plus. Les voisins de Max Yasgur se mettent à vendre leur eau du robinet aux festivaliers. Irrité, Yasgur fait installer un grand panneau devant sa ferme en inscrivant « Eau gratuite ». Il offre aussi son lait, son fromage, son beurre. Et le dimanche du festival, il monte sur scène pour faire un hommage aux festivaliers qui met la larme à l'œil.

Mais la vie post-Woodstock va être moins drôle pour Yasgur : ses voisins le traînent en justice à cause des dégâts matériels occasionnés par le festival. Il est condamné à payer 35'000 dollars de réparation, ses pâturages sont déclarés zone sinistrée. Et même s'il ne regrette rien, Yasgur refuse de louer à nouveau ses terres pour une 2e édition du festival. Fatigué, il vend sa ferme en 1971 pour s'installer en Floride. Il meurt d'une crise cardiaque en 1973, et a droit à une pleine page d'hommage dans le magazine Rolling Stone. Fait rarissime pour un non-musicien. C'est qu'il avait dû faire quelque chose de bien.

Avant son passage au Rock Altitude Festival, Black Sea Dahu parle de Woodstock et d’écologie musicale

14 août 2019

Ils sont au Rock Altitude Festival samedi 17 août. Le même jour, ils apparaîtront dans le reportage 50 Jahre Woodstock de la chaîne de télévision 3sat, qui rend hommage au festival légendaire. Au micro d'Herveline, la chanteuse de Black Sea Dahu, Janine Cathrein, raconte sa vision de Woodstock, mais aussi sa vie de musicienne, faite de nombreux efforts pour limiter son empreinte écologique.

Vous avez participé au reportage 50 ans de Woodstock de 3sat. Woodstock, ça représente quoi pour vous ?

Avant tout un événement historique. Pour moi c'est un endroit où un festival immense a eu lieu et dont les gens parlent encore aujourd'hui. Et puis, il y a eu une grande communauté hippie et des musiciennes et musiciens incroyables.

Ce reportage sur Woodstock sera diffusé samedi. Ce soir-là, vous jouez au Rock Altitude. Y a-t-il une part de Woodstock dans ce festival ?

J'espère ne pas y trouver les points négatifs de Woodstock. Pas assez de toilettes, pas assez de nourriture, et tellement de gens qu'on peut à peine bouger. J'espère qu'il y aura les points positifs : de la bonne humeur et des gens qui célèbrent la musique. Je ne suis encore jamais allée au Rock Altitude, mais si je trouve cette ambiance là-bas, je serai très heureuse.

Vous tournez en Europe en ce moment. Comment vous vous déplacez ?

Avec un petit bus et une remorque. On est tout le temps huit dans ce petit bus et l'équipement est dans la remorque.

Ça vous arrive de prendre l'avion ?

Non. On n'a jamais pris l'avion jusqu'à maintenant parce qu'on évite. On ne veut pas abîmer la Terre et j'espère qu'on pourra continuer longtemps à tourner comme ça.

Justement, comment, en tant qu'artiste, on allie la vie de tournée et l'écologie ?

On peut avoir un « green rider », une feuille de route où tu dis aux salles de concerts que, pendant la tournée, tu veux manger vegan, local et bio, sans vaisselle jetable. On peut faire attention à la provenance du bois de sa guitare, s'assurer que les fabricants limitent le déboisement des forêts. Si on a les moyens, on peut partir en tournée avec un véhicule électrique. Mais je pense que le plus efficace, c'est de ne pas manger de viande, de produits laitiers, en fait, rien qui ne vienne des animaux, il faut le rayer de son rider.

Ça fait pas mal d'idées !

C'est clair ! 

Black Sea Dahu, à découvrir samedi 17 août au Rock Altitude Festival et le 28 août à Nyon, au Jval Festival.

A$AP ROCKY, de la prison suédoise à Bienne

9 août 2019

A$AP ROCKY sera bien à Bienne, c’est la promesse des organisateurs du festival de hip-hop Royal Arena, qui aura lieu du 16 au 17 août.

La venue du rappeur n’était pas gagnée. A$AP ROCKY a passé près d’un mois en détention provisoire en Suède pour avoir participé à une rixe fin juin entre deux concerts. Selon le rappeur, il s’agissait de légitime défense : il s’est battu contre un jeune homme qui le suivait et le harcelait dans les rues de Stockholm.

 

Finalement, A$AP ROCKY a été libéré vendredi dernier. Il est rentré aux États-Unis et reviendra en Europe pour une série de concerts. Mais il risque toujours une peine de prison ferme.

 

Co-organisateur du festival Royal Arena, Lukas Hohl, confirme la présence prochaine du rappeur à Bienne. Ils nous parle aussi de la pétition pour libérer A$AP ROCKY et de l’intervention de Donald Trump dans l’affaire.

 

Un sous-marin pour refroidir l’Arctique

7 août 2019

Pour sauver l’Arctique de la fonte des glaces, il suffit de créer des mini-icebergs. C’est la solution proposée par une équipe de designers lors d’une compétition internationale d’architecture.

Elle a créé un modèle de sous-marin un peu spécial, voici l’idée : le vaisseau navigue à de grandes profondeurs pour collecter de l’eau de mer. Il va ensuite filtrer le sel et des turbines souffleront de l’air froid pour accélérer la congélation. Enfin, le sous-marin remonte à la surface et laisse derrière lui un « mini-iceberg » d’environ 2 mille mètre cubes. Avec plusieurs de ces sous-marins, le but est de créer assez d’iceberg pour qu’ils s’emboîtent ensemble et forment une nouvelle banquise.

Pour les designers à l’origine du projet, il ne sert à rien de protéger les villes de la prochaine montée des eaux. Selon eux, « il faut plutôt attaquer le problème à sa source, puisque la fonte des glaces a un effet direct sur le climat global ».

L’avenir nous dira si « re-icebergiser » l’Arctique est une vraie solution, ou si cette idée aura le même effet qu’un glaçon lâché dans un verre d’eau.

 

 

D.A. Pennebaker, le documentariste des rockstars est décédé

5 août 2019

D.A. Pennebaker est mort, mercredi dernier à l’âge de 94ans. Si son nom ne nous évoque que peu de choses, son travail par contre a marqué son époque. D.A. Pennebaker est celui qui a le mieux filmé le rock des années 60.

D’abord avec Don’t Look back, un documentaire consacré à Bob Dylan. En ouverture du film on voit Dylan debout dans une rue en chantier derrière l’Hôtel Savoy à Londres, il jette une à une des feuilles blanches où sont écrites les paroles de la chanson Subterranean Homesick Blues. C’est triste et un peu dérangeant.

On n’avait jamais vu sur grand écran ce style de cinéma vérité qui devient la signature de D.A. Pennebaker. Avec lui on entre dans les méandres des coulisses, on voit ce qu’il se passe derrière quand le concert est terminé.
Autre exemple : C’est aussi Pennebaker qui a filmé Monterey Pop, le documentaire musical dans lequel on voit la prestation de Jimi Hendrix au festival de Monterey justement. Pennebaker a capté le moment où Hendrix fracasse sa guitare sur scène et lui met le feu devant un public complètement dingue.

Au cours de sa carrière Pennebaker a réalisé une soixantaine de films et décroché un Oscar d’honneur en 2013, mais c’est surtout celui qui a été le témoin des images les plus iconiques de la pop culture du 20ème siècle et pour voir ce qu’il a vu, il suffit de se replonger dans ses films.  

 

Donald Trump mise sur des pailles pour sa réélection

2 août 2019

Pour remporter une élection américaine, il faut de l’argent, beaucoup d’argent et Donald Trump a peut-être trouvé le produit miracle pour récolter des fonds pour sa campagne électorale : la paille en plastique.
Le président américain a mis en vente sur sa boutique officielle des pailles rouges avec le nom « Trump » gravé dessus. Et ça fait un carton : en seulement une semaine, elles lui ont rapporté près de 500'000 dollars.
L’idée vient de Brad Parscale, directeur de campagne de Trump. Il y a quelques mois, il avait poussé un coup de gueule sur Twitter à cause d’une paille en papier qui s’était déchirée dans son gobelet. Son équipe de campagne a donc lancé un nouveau slogan avec ces pailles Trump : « Les pailles en papier des gens de gauche ne fonctionnent pas  ».
Quitte à être anti-écolo, Donald Trump pourrait aller jusqu’au bout et ne pas recycler son slogan de campagne « Make America Great Again ».

 

Motörhead déterre un cadavre inédit de 1979

30 juillet 2019

En 1979, Lemmy Kilmister et ses deux compères « Fast » Eddie Clark à la guitare et Phil « Philthy Animal » Taylor à la batterie, se promenaient sur la planète pour partager leur sauvagerie aux foules, sur fond de leurs albums Overkill et Bomber. Le 3 novembre, ils faisaient notamment escale au Mans, en France, pour une performance très digne qu’un petit malin a eu la bonne idée de filmer et d’enregistrer.

40 ans plus tard, nos barbares du rock nous annoncent qu’ils ont récupéré les bandes ! Grâce aux techniciens du label BMG, ils vont retaper tout ça, ils le mettront ensuite avec d’autres vestiges oubliés dans un beau coffret double CDs, triple Vinyles, tout neuf qui sortira en octobre et qui s’appellera sobrement 1979.

En attendant, la vidéo de ce concert mythique au Mans circule déjà sur le Youtube. On y voit le trio au taquet malgré quelques ennuis de basse pour Lemmy. Le son est directement piqué sur la table de mixage donc les voix sont très en avant et mal équilibrées, la qualité d’image est digne d’un Nokia 3310, mais on s’en cogne, ça nous fait du bien de revoir ce bon vieux Lemmy fringant, planté derrière son micro haut-perché comme un loup qui hurle à la mort.

 

C’était Motörhead et ils faisaient du Rock’N’Roll il y a 40ans.

 

Le « cendrier vivant »: invention pour fumeurs écolos

29 juillet 2019

La franco-belge Audrey Speyer a récemment gagné le premier prix « Bootcamp MoveUp Festival » organisé au mois de juillet durant le festival de Dour; son invention est toute simple et ultra efficace pour lutter contre la pollution en festival: un « cendrier vivant ».

Avant les festivaliers jetaient leurs mégots de cigarettes au sol ou mieux ils les écrasaient dans des cendriers classiques, mais maintenant avec ce concept de cendrier vivant, le mégot est recyclé.

L'astuce est simple, le cendrier est fait à partir de champignons qui digèrent les mégots de cigarettes. Et, en moins de deux mois, les mégots de cigarettes se transforment en une espèce de résine totalement réutilisable; une résine avec laquelle on peut notamment remplacer le plastique.

Le « cendrier vivant » va être testé à la fin de ce mois d'août dans le festival français Cabaret Vert, il ne reste plus qu'à attendre pour savoir si le concept est concluant et pour peut-être le voir débarquer dans d'autres festivals.

 

Christophe Macquat : l’homme aux mille casquettes

25 juillet 2019

Cet après-midi, GRRIF s'intéresse à un drôle d'oiseau qui a choisi de remplir sa vie d'une multitude de métier ! Il s'appelle Christophe Macquat, il est jurassien et il sait tout faire, ou presque. La preuve dans l'interview ci-dessous !

«Un jour, j'ai décrété que si quelqu'un pouvait m’embêter au boulot, ça allait devenir moi !» Christophe Macquat

Go Skate : la première école de skateboard à Neuchâtel

24 juillet 2019

Si vous avez toujours rêvé en secret de savoir faire du skate, vous pouvez désormais prendre des leçons avec un expert ! C'est à Neuchâtel que ça se passe, grâce à Kevin Stadelmann, jeune prodige de la discipline, qui a ouvert tout début juillet, Go Skate Skateboarding School, la toute première école de skate du canton. Pour en savoir un peu plus sur tout ça, on a passé un petit coup de fil au principal intéressé !

«Le skate se pratique encore aujourd'hui et à mon avis ça se pratiquera toujours !» Kevin Stadelmann