L’éclectisme, la clé pour la survie du Chant du Gros

29 août 2018

La 27e édition du Chant du Gros aura lieu du 6 au 8 septembre prochains. En attendant l’événement, Gilles Pierre, boss du festival, nous accorde un entretien par téléphone.

« Une belle surprise à l’entrée du festival »

De quoi faire des wouah, apparemment : Le Chant du Gros travaille avec un jardinier pour élaborer une œuvre un peu folle et inédite aux Franches-Montagnes.

« On a besoin de diversifier vraiment la musique et d’en donner pour tout le monde. »

Interrogé sur la survie des festivals, Gilles estime que dans sa région, il est difficile de proposer une programmation pointue, ou des soirées réservées uniquement à un style de musique. L’éclectisme est donc de mise pour assurer la survie du festival.

« Les Rolling Stones au Noirmont, c’est impossible. »

Les connaisseurs du marché de la musique souriront peut-être, mais le public demande souvent à Gilles pourquoi il n’invite pas les Rolling Stones au Chant du Gros. Et d’expliquer qu’on ne peut pas programmer un artiste comme on fait ses courses. Le marché de la musique est compliqué et les groupes « de stades » sont très chers .

« Même celui qui ne veut pas danser à Shaka Ponk, il sera pris dans la danse un moment donné. »

Voici les quelques recommandations de Gilles. Pour danser cette année, c’est Shaka Ponk et Ofenbach qu’il faut voir. Pour le romantisme, c’est GiedRé et Florent Pagny. Et pour une décharge d’électricité, Shaka Ponk toujours et The Inspector Cluzo.

Le festival est sold out, mais il mettra une poignée de billets à disposition du public chaque soir à l’ouverture des portes.