Article de l'auteur Céline

Léandre Ackermann hors des cases

9 juin 2017

La créatrice de bandes dessinées jurassienne Léandre Ackermann est venu nous raconter ses histoire dans les Culturbitacées.

 

Au-delà de son travail personnel de dessinatrice, elle est également co-responsable du collectif « LA BÛCHE« , un fanzine qui regroupe des dizaines d'autrices de BD romandes qui revendiquent plus d'égalité dans le milieu de la BD. Dans le cadre de Delémont BD, elles ont décidé de sortir un Hot-Série spécial sexe.

Avec Léandre on a parlé du statut des femmes dans le milieu de la BD et d'érotisme dans des bulles…

Lorsque les planètes s’alignent pour Laure Betris

7 juin 2017

Une des chanteuse-musicienne romande les plus curieuses et éclectiques de son temps est venue nous rendre visite dans Les Culturbitacées !

Avec la fribourgeoise Laure Betris on abordé ses multiples projets : sa participation au groupe rock-noise genevois Hex, le prochain album de Kassette, le trio électro Horizon Liquide et ses débuts avec Skirt.

« On était assez vénères à l'époque…et pas dans quelque chose de calculé »

Grunge, féminisme et liberté en passant par l'Irak, Fribourg et le Liban, découvrez la face nord de Laure Betris dans les Culturbitacées…

« Je suis une féministe plutôt détendue… mais faut pas trop me chercher… »

L’art de militer contre le harcèlement de rue

30 mai 2017

Samedi dernier, l’association fribourgeoise « Mille Sept Sans » a mis sur pied une après-midi Flash-Tattoo pour sensibiliser au harcèlement de rue.

Céline est partie à la rencontre des tatoueuses et des visiteurs qui sont venus se faire marquer la peau.

Elle leur a demandé en quoi se faire tatouer et manger des biscuits décorés aux insultes pouvait servir à militer contre le harcèlement de rue.

Mais d’abord elle a tenté de savoir ce qu’est un Flash-Tatoo….

« (…) dans le fond de l'histoire, ce sont les mecs les salopes »

Des biscuits et des tatoos, c’est une chose…

Mais l’organisatrice de l’événement, Natasha Stegmann nous explique exactement ce qu’elle entend par harcèlement de rue et comment réagir lorsqu’on se sent harcelé-e.

« Lorsqu'on me lance : t'as un gros cul! Je réponds : Et t'as pas vu mes seins!»

Justice Yeldham, le vitrier croque-noise

26 mai 2017

Justice Yeldham (Lucas Abela se son vrai nom) est un artiste de noise physique et expérimentale qui se frotte des plaques de verre sur le visage et qui arrive à les briser avec le son de sa voix amplifiée.

Lucas prend une grande plaque de verre, il y colle des petits micros contacts qui vont amplifier sa voix. Il plaque ensuite son visage sur le morceau de verre et créer des sons avec sa bouche, le frottement de sa peau et des pédales à effets.


Les vibrations sont amplifiées grâce aux micros et la plaque de verre se casse sur son visage…. D’abord en deux, et il continue jusqu’à ce que le morceau de verre soit tout petit.
Ça lui arrive même de mordre dedans, on a presque l’impression qu’il veut manger la vitre !

À force de performer aux 4 coins de la planète, on se dit que Justice Yeldham doit avoir le visage scarifié et déformé. Absolument pas !

Quand on le voit il n'a quasiment aucune cicatrice. Il affirme qu'il ne sent pas la douleur des coupures.
Rien n'est laissé au hasard, son show est ultra précis et complètement maîtrisé.

Saint-Kilda, l’île indomptable

26 mai 2017

Eric Bulliard, journaliste-écrivain fribourgeois vient de sortir l'Adieu à St-Kilda.

Le bouquin se promène à la frontière entre le récit de voyage et le roman historique basé sur une histoire incroyable mais vraie : celle des habitants d'une île perdue au large de l'écosse qui ont vécu en autarcie durant des siècles (sans écriture, ni argent, ni hiérarchie, sans guerre…) en mangeant des oiseaux chassés dans les falaises.

En 1930, « ce n'est plus possible », ils demandent au gouvernement d'être évacués tellement leurs conditions de vie sont difficiles.

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Dans les Culturbitacées, on a demandé à Eric Bulliard qu'est-ce qui l'a autant fasciné chez ce peuple et cette île qu'il a visitée, au point d'en écrire un ouvrage.

 

On a aussi parlé de migrations, de Ken Loach, des Young Gods et de western…

Nicolas Hesslein : La lumière dans toutes les pièces

23 mai 2017

Chorégraphe, acrobate-jongleur influencé par les arts-martiaux, créateur en art visuel, scénographe et j'en passe…le fil rouge de son art, c'est la lumière.

 

La lumière, Nicolas Hesslein la met en scène au sein de la compagnie Lumen qu'il a fondée en 2000 ; une compagnie composée d'une quinzaine d'artistes polyvalents : musiciens, acrobates, jongleurs, plasticiens. Avec Lumen, Nicolas a déjà monté des dizaines de spectacles en Suisse et un peu partout sur la planète.

 

La lumière, il en a fait également une autre de ses passions, la création vidéo et le mapping.
D'ailleurs, il travaille en ce moment  sur l'univers visuel de la comédie musicale HAIR, qui débute le 8 juin à Fribourg.
Rencontre avec un « créateur d'univers » qui dompte la lumière dans les Culturbitacées.

« ça nous est arrivé de nous brûler les ailes, au sens propre comme au figuré »

Seedbed : la perfo masturbatoire de Vito Acconci

23 mai 2017

Vendredi 28 avril, l’artiste américain Vito Acconci est mort à l’âge de 77ans.
Depuis, le monde de l’art contemporain pleure un de ses pionniers de l’art performance!
Dans ses perfos, il a toujours questionné la place de l’artiste et du spectateur dans l’espace, Mais aussi le lien direct entre l’artiste et le spectateur.

« C’est dans ce contexte qu’en 1972 Vito créer « Seedbed », une de ses performances les plus provoc et les plus célèbres. »

Dans la galerie Sonnabend à New-York, il décide de construire un faux plancher d’environ 50 cm à l’intérieur de la galerie et de se glisser à l’intérieur pour attendre les visiteurs.
Lorsqu’ils arrivent, le public n’a rien à voir. Les visiteurs déambulent au-dessus de sa tête, dans un espace vide.

« Sauf que Vito Acconci est là, tapis dans le faux plancher. Il commence à se masturber en suivant les pas des visiteurs et en fantasmant sur eux. »

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Titicut Follies, le docu qui a choqué l’Amérique

23 mai 2017

Frederick Wiseman est l'un des plus grands réalisateurs de documentaires au monde.

En 1967, il est le premier à filmer les conditions de détention de prisonniers psychiatriques auxEtatsUnis. Il réalise un documentaire choc qui sera censuré pendant plus de 30 ans et qui va largement inspirer des films comme : Vol au-dessus d'un nid de Coucou, Full Metal Jacket ou Elephant de Gus Van Sant.

 

Imaginez un asile psychiatrique dans les années 60 avec les connaissances médicales de l'époque : pratique courante des électrochocs, gavage alimentaire à l'entonnoir, bains et douches froides, contentions permanentes, malades utilisés comme cobayes chimiques, etc.
 
Imaginez maintenant une prison dans les années 60 avec des conditions de détention proche de zéro et un système carcéral qui a rarement entendu parler des droits humains fondamentaux.

 

 Mélangez ces 2 images et vous obtenez l'unité carcéral de l'hôpital de Bridgewater dans le Massachussets.

Pendant plus d'un an, Wiseman reçoit l'autorisation de filmer le quotidiens des prisonnierspatients sans aucun commentaires, ni interview.

 

Le résultat montre des images complètement inhumaines. Gavages, insultes, les détenus sont maltraités physiquement et verbalement à longueur de temps par le personnel soignant et les gardiens.

« Le documentaire choque l’Amérique. Il est censuré dès sa sortie, pendant presque 30 ans. »

Wiseman doit même comparaitre devant la cour suprême du Massachussets pour atteinte à la vie privée des détenus. Pourtant, avant de filmer, il obtient l'autorisation écrite de tous les patients incarcérés et des autres intervenants du film. Mais la cour estime que le documentaire représente : « un cauchemard d'obscénité macabre ».

Le tribunal ordonne de retirer le film de la circulation et de brûler la pellicule.

Cet épisode n'a pas empêché Wiseman de réaliser 43 documentaires critiques sur les institutions américaines, en 50 ans de carrière. Il a complètement révolutionné l'histoire du documentaire en immergeant le spectateur dans des lycées, des prisons ou des grands magasins.

Les aliments artistiques de Laurence Cotting

16 mai 2017

 Laurence Cotting est une artiste plasticienne et de façon générale, elle est fascinée par toutes les matières.

Mais ce qu'elle préfère, c'est jouer avec la nourriture puisqu'elle la met en scène dans ses peintures et dans ses sculptures.

Chez Laurence les œuvres dégoulinent et s'agglomèrent… Du biologique au chimique, son travail se compose autant de peintures acidulées que de sculptures qu'elle réalise en faisant fondre des sucreries.

Dans les Culturbitacées, on lui a demandé ce qu'elle cherche à provoquer chez celui qui regarde… On a aussi parler de « Petit Caca Noël » et d'art brut.

Son travail est à déguster jusqu'au 10 juin à l'Atelier Tramway à Fribourg. L'expo collective s'appelle Jungle Juice.

« J'aime beaucoup ce côté régressif et interdit… l'art est encore là pour ça, pour transgresser les règles… »

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