Le Prince est mort, vive le Prince ! Ce 21 avril marque les 10 ans de la disparition de l’icône de la pop et du funk… qui était aussi résolument branché. GRRIF rend hommage à Prince ce mardi – des titres sont diffusés toutes les quinze minutes à l’antenne, ainsi que des anecdotes qui marquent sa légende…
La légende d’un Prince visionnaire : en 1998, à l’époque où les smartphones et le haut débit n’existent pas, l’artiste vend déjà sa musique en ligne… ou plutôt au bout du fil. Pour acheter son album Crystal Ball, rempli de 4 ou 5 CDs selon les versions, il suffisait d’appeler un numéro : 1 800 NEW FUNK. Vous commandiez l’album au téléphone, et le disque arrivait chez vous quelques jours plus tard, par la poste. Selon le Times et PitchFork, Prince contournait déjà les maisons de disque et parlait directement à ses fans.
Aujourd’hui, on sait que ce n’était pas simplement un coup de marketing. Au-delà de l’opération, Prince était mu par une idée claire et quasi obsessionnelle : l’indépendance (mais on peut aussi dire que c’était un control freak, qui voulait garder l’entière main mise sur sa musique, ses prix et ses fans).
Quelques années plus tard, Prince lance même un club en ligne qu’il appelle le NPG Music Club. Abonnements, contenu exclusif, morceaux inédits, c’est presque du Spotify avant l’heure. Sauf que dans les années 2010, il retourne sa veste : Prince retire sa musique des plateformes, il attaque des sites internet et lâche une phrase qui est désormais célèbre : « INTERNET EST COMPLETEMENT TERMINE. » Ça peut paraitre paradoxal, mais Prince aimait la technologie tant qu’elle restait à son service. Dès qu’elle lui échappait – et surtout, dès qu’il sentait que les artistes perdait le contrôle sur leur carrière – il disait stop. Prince a lui-même inventé une partie des instruments du futur, avant de les condamner.
PURPLE DAY sur GRRIF – le 21 avril, un titre de PRINCE toutes les quinze minutes.

