Dans l’épisode 3, on a vu que les fêtes n’occupent pas toutes l’espace de la même façon : entre le carnaval bien cadré, le bal de village légitimé et la free party réprimée, la teuf est aussi une affaire de territoire, d’autorisation et de pouvoir.
Pour ce quatrième épisode, La Fête ou Rien se promène là où la teuf cesse d’être un fantasme pour devenir un vrai fait social, avec ses angles morts et ses lignes de fracture. Car si la fête promet l’égalité, le lâcher-prise et la liberté d’être soi ; en pratique, elle est aussi un instrument de pouvoir (parfois violent) qui trie, qui exclut, et qui reproduit des hiérarchies. Qui entre ? Qui paie ? Qui se sent en sécurité ? Qui doit surveiller son verre, son corps, son trajet, sa tenue ? Entre industrie festive, marketing de la transgression, discriminations de genre, de classe, d’âge ou de couleur de peau, cet épisode regarde la fête là où elle fait mal… et là où, parfois, elle essaie aussi de se réinventer dans des espaces plus inclusifs et plus safe.
« Tout le monde n’est pas à la fête. Tout le monde n’a pas le droit à la même perte de contrôle, notamment les femmes et les minorités en général. » Emmanuelle Lallement, anthropologue
La Fête ou rien : Episode 4
Dans le dernier épisode de La Fête ou Rien, on abordera la fête comme outil pour résister et manifester ; un terrain de lutte aux services de revendications politiques.
Ecouter l’épisode 1 : Pourquoi on fait la fête ?
Ecouter l’épisode 2 : La fabrique de la fête
Ecouter l’épisode 3 : Les lieux de la fête

