Toute la semaine, GRRIF décortique La fête ou Rien. Dans le deuxième épisode, on entrait dans la fabrique de la fête pour analyser ses ingrédients : un cadre, des codes partagés, de la musique, de la joie, parfois des substances, et surtout ce basculement collectif où un simple rassemblement devient une vraie expérience commune.
« Le seul motif que la fête peut être un lieu de transgression, est toujours mis en avant pour lui faire subir un certain nombre de répressions. » Emmanuelle Lallement, anthropologue
Après le « pourquoi » et le « comment », dans ce troisième épisode de La Fête ou Rien, on ouvre les portes de plusieurs lieux de fête. Du carnaval, transgression autorisée, au bal de village subventionné qui scelle l’identité locale, jusqu’aux rave et free parties installées dans les champs ou les hangars, on explore trois formes festives qui n’occupent pas l’espace de la même manière et qui ne suscitent pas du tout les mêmes réactions.
Mais derrière les cortèges validés, les tombolas, les barrières, les génératrices et les sound systems, on se pose les mêmes questions : pourquoi certaines fêtes sont-elles jugées légitimes, presque rassurantes, quand d’autres sont perçues comme dangereuses et ingouvernables ? Qui a le doit d’occuper la nuit et de monter le volume ? Un troisième épisode sur la fête comme affaire de territoire, d’autorisation, et sur la peur de cette joie qui, au fond, échappe au contrôle.
« Faire arrêter une fête est devenu une image assez vendeuse au niveaux des territoires, pour dire : « nous sommes un ordre policier qui se tient ». »
La Fête ou Rien : Episode 3
Dans le prochain épisode, nous aborderons les limites de la fête et son industrie ; notamment lorsqu’elle devient un espace de discrimination et de reproduction des inégalités, surtout pour les minorités.
Ecouter l’épisode 1 : Pourquoi on fait la fête ?
Ecouter l’épisode 2 : La fabrique de la fête

