Dolly Parton est décédée mardi 25 août dans sa 81e année. Véritable icone américaine de la musique country, elle aura rassemblé l’Amérique entière derrière sa musique et son style musical cher à son état du Tennessee natal. Icone, le mot n’est pas trop fort pour définir celle qui a été élue encore dernièrement personnalité préférée des Américains. Même le président Trump, trop souvent connu pour ses tweets ou discours clivants a célébré la carrière de la chanteuse.
Dolly Parton, à la fois chanteuse, musicienne et autrice-compositrice, laisse un énormissime héritage musical avec plusieurs milliers de chansons écrites et plus de 100 millions d’albums vendus au long de sa carrière.
Du folklore à Whitney Houston
Oui Dolly Parton fait partie de ces artistes dont la musique a su évoluer, jusqu’à être reprise par certaines grandes voix de la pop américaine dès les années 90. Son début de carrière s’ancre dans la plus pure tradition de la country au cœur de Tennessee. À 13 ans, elle fait sa première télévision, où un certain Johny Cash la prend sous son aile. À 18 ans, elle rejoint la capitale de la country, Nashville, où elle sort son premier album « Hello I’m Dolly » en 1967 avec notamment le titre plutôt provocateur « Dumb Blonde ».
Preuve de son statut fédérateur, Dolly Parton verra nombre de ses titres les plus célèbres reprises par d’autres stars américains. Ainsi, Jolene (1973) sera notamment reprise par Olivia Newton-John ou encore Beyoncé. Aussi, on oublie que I will always love you (1974) est à l’origine une chanson de Dolly Parton.
Mais l’autrice-compositrice a aussi connu des années aux accents presque pop, loin de la balade balançante propre au style country. L’un de ses plus grands succès, sorti en 1980, est d’ailleurs 9 to 5 où, dans une musique entraînante, elle dénonce l’exploitation et les inégalités des femmes.
Il serait toutefois réducteur de lier Dolly Parton uniquement à la musique. Elle est l’une des rares artistes américaines à avoir été distinguée aux Grammy Awards (musique), Emmy Awards (télévision), Tony Awards (théâtre) et aux Oscars (cinéma).

