Le mois de mai est sublimé à Bienne, par une trentaine d’expositions dans différents lieux de la ville. Les Journées photographiques de Bienne reviennent du 9 au 31 mai, avec pour thème « La vulnérabilité comme bien commun ».
GRRIF est partenaire de l’événement et s’est entretenu avec la nouvelle directrice de la manifestation culturelle, Sarah Zürcher. Pour sa première édition, elle a souhaité partir de ce constat : « nos vulnérabilités ne nous affaiblissent pas, elles nous relient ». Et la photo permet ainsi de nous rassembler, de faire monde.
« La photographie, ce n’est pas simplement une manière de documenter. Elle nous permet de garder un lien avec le réel. On ne se limite pas à montrer la douleur ou l’injustice, elle permet aussi de relier, réconforter, réparer (…) C’est une manière de ressentir, agir, penser autrement, ensemble » – Sarah Zürcher, directrice des Journées photographiques de Bienne
La programmation s’articule cette année autour de quatre grands axes : La programmation s’articule autour de quatre grands axes : les féminismes et les politiques du corps, les écologies affectives et les relations au vivant, les récits de la migration et de l’hospitalité, et les gestes artistiques réparateurs, où l’image devient un espace de mémoire, de résistance et de justice visuelle. Les séries retenues par Sarah Zürcher racontent ces histoires ; « 1534 DAYS« , du photographe Rafal Milach, évoque la guerre en Ukraine à travers le quotidien d’Ukrainiens réfugiés en Pologne. Dans « Le bruit que nous faisons assis là, sans qu’aucun de nous ne bouge » d’Aude Mayer (photo ci-dessous) transforme la photographie en « espace d’écoute visuelle », pour percevoir et ressentir différemment le réel.

Cette année aussi, les Journées photographiques de Bienne collaborent avec le journal Le Temps, qui se replonge dans son histoire. « De l’Une à l’autre » montre des unes marquantes, destinées à rester dans les mémoires ou à percuter les lecteur.ices. Parmi les autres partenariats notables, celui avec l’Ecole d’Arts visuels Berne et Bienne. Les élèves ont pu travailler sur le thème des vulnérabilités et exposent leur travail à la Residenz au Lac.
D’autres séries sont à découvrir du 9 au 31 mai. Les Journées photographiques de Bienne proposent au public de faire son propre parcours d’exposition, à travers 14 lieux différents.
Photo de couverture : Khashayar Javanmardi, The Caspian Lake, for Those Who Remain

