Une boucle funky qui devient tour à tour suave, poisseuse et ultra groovy : aujourd’hui, on remonte à l’origine d’un sample mythique et totalement « in love ».
En 2026, le rappeur new-yorkais Erick the Architect sort le titre No Doubt (I’m in Love). Un boom-bap ultra-chaleureux et lumineux, parfait pour rouler coude à la portière.
Six ans plus tôt, cette même boucle était malmenée par 8ruki. Le rappeur français s’amuse à la ralentir à l’extrême et étire le sample jusqu’à lui donner l’apparence d’un vieil élastique de slip fatigué.
Bien avant ça, en 1981, à Kingston, le mythique producteur Clement « Coxsone » Dodd entend tourner un tube américain dans les sound systems de l’île. En bon vieux renard qu’il est, il embarque la chanteuse Jennifer Lara dans les studios légendaires de Studio One, illico presto. Le résultat ? I’m in Love, une pépite reggae au tempo mollo.
Mais alors, d’où viennent cette bassline magique et ce riff de synthé rutilant qui ont fait danser les Jamaïcains et mis le rap français dans le brouillard ? Pour le savoir, il faut se rendre à New York, toujours en 1981. Un jeune génie de la musique soul nommé Kashif compose un bijou de synth-funk absolu. Il le confie à la chanteuse Evelyn « Champagne » King. Le titre, lui aussi intitulé I’m in Love, devient un raz-de-marée instantané qui va définir le son du début des années 80.
Funk, reggae, trap et hip-hop : cette boucle aura vraiment mangé à tous les râteliers.
Un sample presque parfait.

