Parfois, l’histoire de la musique tient à un simple break de batterie.
En 2001, le légendaire Nas lâche une bombe textuelle avec One Mic, extrait de son album Stillmatic. Le morceau démarre dans un murmure avant d’exploser en cri de rage sur fond de sirènes de police et d’un fu**ing break de batterie.
En 1995, Daft Punk déboulent sur la scène électronique internationale avec un hymne instrumental imparable : Da Funk. Mais sous les synthés, il y a surtout ce break de batterie qui va faire danser les clubs du monde entier.
Six ans plus tôt, en 1989, le hip-hop vit son premier âge d’or avec l’avènement du sampling sauvage. Le trio iconique De La Soul sort son chef-d’œuvre 3 Feet High and Rising. Sur l’interlude complètement barré De La Orgee, le producteur Prince Paul déniche déjà exactement ce même break de batterie pour poser l’ambiance de leur délire sonore.
Mais alors, d’où vient cette rythmique de plomb ? Ce groove originel qui a fait danser la French Touch et secouer le rap américain ?
Pour le savoir, il faut remonter jusqu’en 1973. On pousse les portes d’un studio californien. Là, le maestro de la soul au timbre de velours, Barry White, enregistre son premier grand succès en solo : I’m Gonna Love You Just a Little More Baby.
Comme quoi, entre la sensualité de Barry White, l’insolence de De La Soul, le coup de génie de Daft Punk et la plume de Nas, il n’y a parfois qu’un coup de grosse caisse
Crédit image : Barry White

