
Un disque d’or co-écrit par John Lennon et qui conjugue autant d’éléments du funk que du rock… forcément, ça attise la convoitise. Alors lorsque vous êtes assis derrière votre sampler, vous n’avez qu’une envie : en faire une belle grosse boucle pour faire danser toute la casbah.
En 2006, Lady Gaga n’est pas encore couronnée reine de la pop, mais la jeune New-Yorkaise est bien décidée à percer. Aussi chaude qu’une quiche lorraine qui sort du four et plus chargée en électricité qu’un disjoncteur qui saute, la future diva se lâche complètement sur Fancy Pants.
Cinq ans plus tôt, cette même boucle n’a pourtant rien de félin ni de sautillant. La faute à Jay-Z, qui en a fait un sample mutant et pachydermique qui écrase tout sur son passage. C’est le redoutable Takeover.
En 1988, les pionniers Ultramagnetic MC’s dégainent Break North. Du bon vieux hip-hop new-yorkais, avec des scratchs taillés à la serpe et une rythmique carrée pour pratiquer le breakdance sur le bitume.
Pour trouver l’étincelle originelle, il faut s’arrêter en 1975 avec David Bowie et l’immortel Fame. Né d’un bœuf improvisé entre Bowie, John Lennon et le guitariste Carlos Alomar, ce riff sec comme un coup de trique a redéfini le groove pop-rock mondial.
Preuve que rien ne vaut une bonne vieille jam entre potes pour inspirer toute la planète musique pendant des années !
Un sample presque parfait.

