Il y a certains groupes qui alignent des morceaux, et d’autres, comme ARBRE, qui construisent des mondes. Dans leur troisième disque, Wrap a Tear in Cellophane, attendu le 17 avril, le trio bernois confirme une trajectoire singulière, quelque part entre indie jazz et électronique avec des textures hyper organiques.
« Travailler en démocratie complète, ça demande beaucoup de patience et de courage, de savoir se montrer vulnérable et mettre sans arrêt son ego derrière. » Mélusine
Formé à Berne pendant le Covid, le trio (Paul Butscher, Mélusine Chappuis, Xavier Almeida) compose à partir d’improvisations, puis affine, toujours à trois. ARBRE, repose sur une logique collective stricte, démocratique, presque militante, où chaque décision est discutée, négociée, transformée pour que chacun y trouve sa place. Au final, leur matière sonore est exigeante, parfois rugueuse, mais toujours traversée d’une vraie sensibilité. Leur disque impose une condition simple : prendre le temps. C’est une expérience qui demande une attention réelle et qui ouvre un espace rare.
« On sait qu’on fait une musique de niche. On ne cherche pas à convaincre tout le monde. » Mélusine
ARBRE, Le Debrief :
Crédit image : @MeiFaTan
Une émission réalisée avec le soutien de :


