Dans Le Debrief cette semaine, on fait ce qu’on sait faire de mieux : tendre l’oreille aux critiques des auditeurices sur un disque, et inviter l’artiste à encaisser, ou savourer, les retours. Au centre de la table : All4Nothing, premier album du duo électro-expérimental Zeal Minus, qui sort le 4 février sur le label néerlandais Esc.rec. Dix titres tendus comme des câbles, parfois agressifs, souvent dansants, toujours instables.
« Avec Infinite Livez, on n’a pas besoin de se forcer pour que ça s’emboîte. » Sylvain Ehinger
Zeal Minus, c’est la rencontre à distance entre deux artistes qui ne se sont jamais vus mais dont le projet est devenu une évidence sonore. D’un côté, Infinite Livez, MC londonien passé par Ninja Tune au début des années 2000, aujourd’hui installé à Berlin, connu pour ses textes surréalistes, son flow imprévisible et sa capacité à passer de taiseux à volcanique en un claquement de langue. De l’autre, Sylvain Ehinger (aka Xewin), producteur vaudois obsédé par les machines, les synthés qui grincent et les beats qui claquent. Ensemble, ils revendiquent le zéro intelligence artificielle, mais beaucoup d’accidents heureux, de bricolage et d’émotion brute.
L’alchimie entre la précision chirurgicale des prods et la liberté presque chamanique du MC revient souvent dans les critiques. Elle s’est pourtant construite sans effort, presque sans discussions. Peu d’allers-retours, beaucoup de confiance, confie Xewin. Une seule rencontre physique, pour de vrai, avant de monter sur scène l’été dernier au Rock am Wind dans la Vallée de Joux. D’autres morceaux sont en cours, d’autres concerts aussi, dont une date au Fusion Festival en Allemagne, avec l’envie d’explorer encore plus loin le versant club et improvisé du projet. Vos retours sur All4Noting et les réactions de Sylvain, juste ici :
Zeal Minus, Le Debrief :
Crédit image : Julien Mudry
Une émission réalisée avec le soutien de :


