Politique

Les rappeurs britanniques ont gagné contre le formulaire 696

14 novembre 2017

Depuis 12 ans, le « formulaire 696 » mène la vie dure aux rappeurs britanniques. Mais ça devrait être de l’histoire ancienne. Sadiq Khan, le maire de Londres a annoncé hier qu’il allait se débarrasser de cette procédure discriminatoire.

Ce formulaire très controversé a été mis en place il y a 12 ans par la police londonienne suite à des fusillades dans des clubs londoniens. Pour protéger les fêtards, il oblige les artistes et les promoteurs à donner des informations personnelles à la police (nom civil, adresse, numéro de téléphone). A partir de ces informations, la police peut décider d’annuler un concert en cas de « risque ».

Et c’est ce qui énerve les rappeurs depuis 12 ans.

Des questions sur l'origine ethnique du public

Selon la BBC, il cible en priorité les artistes qui utilisent des pistes instrumentales préenregistrées. En 2009, il obligeait les artistes à donner « l’origine ethnique du public attendu à leur concert ». Un élu était monté au créneau et avait déclaré : « il n’y a pas plus de crimes avec de jeunes hommes noirs qu’avec de jeunes hommes blancs ».

« Des bagarres partout »

Deux rappeurs britanniques en particulier, P Money et Giggs ont aussi accusé la police d’avoir annulé plusieurs concerts à cause de leur couleur de peau, et pas à cause d’un risque pour la sécurité de leur public.

P Money s’était insurgé sur la BBC : « Il y a des bagarres partout, dans tous types de concerts que ce soit du punk, du rock ou du hip hop ».

 

La B.O. des candidats à la présidence française

4 mai 2017

Avant le second tour des présidentielles françaises, GRRIF vous propose de revenir sur les bandes originales des candidats au poste suprême. Quelle musique accompagne Emmanuel Macron ? Quel hymne Marine Le Pen a-t-elle choisi ? Et quelles sont les musiques qui ont marché pour les élus de ces 50 dernières années ? On vous ressort quelques tubes, honteux ou pas, de la vie politique française.

Valentin Zuber dans sa dernière bière

19 avril 2017

Valentin Zuber a fait le mort, le temps d'une interview d'outre-tombe pour Post Mortem, un portrait intimiste et philosophico-spirituel.

Le nouveau délégué à la promotion culturelle jurassienne porte aussi la casquette de président du Parti socialiste autonome – qui milite pour le rattachement de Moutier au canton du Jura. Né en 1989, il a suivi des études de lettres et sciences humaines, puis s'est spécialisé en gestion politique publique.

« Avalanche ? Je crois que c'était une avalanche. »

C'est une coulée de neige, semble-t-il, qui a emporté Valentin Zuber vers le cercueil de GRRIF. Que faut-il faire du corps ? Quel type de cérémonie doit-on mettre en place ? Une fois réglé l'aspect pratique de l'enterrement, on peut évoquer avec lui les choses qui comptent: l'enfance dans une famille aimante, la genèse de l'engagement politique, l'influence du père, les  accomplissements, les échecs, ce qu'il aurait voulu connaître avant de mourir et ses croyances sur l'au-delà.

« La postérité, ça m'importe peu. Je préfère que mes actes soient reconnus au présent. »

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