Vous les avez peut-être croisé.es au détour d’une marche contre les violences patriarcales ou lors d’une grève féministe ; vous les avez peut-être écouté.es via leur site un lundi soir, en live… à Bienne, depuis 2019, les membres d’Ultraviolet.t fabriquent des émissions, des podcasts et d’autres formats (web)radiophoniques. Le « collectif féministe autonome de création sonore » vise à  « rendre audibles des voix généralement peu entendues dans la sphère publique », et depuis octobre dernier, il s’y attelle via une émission live mensuelle à plusieurs voix.
Une radio libre, expérimentale, en mixité choisie sans hommes cisgenres, pensée comme un espace d’apprentissage et de dialogue critique, où ses membres parlent de la société, d’elle.ux et plus généralement, « de ce qui les traversent ». Féministe, écologiste et résolument politique, Ultraviolet.t ne se contente pas de commenter le monde : elle s’emploie à en démonter les rapports de domination — sexistes, patriarcaux, capitalistes — en faisant du son un outil de désinvisibilisation des minorités, un outil d’émancipation et de solidarité.
GRRIF a assisté au live d’Ultraviolet.t du 12 janvier dernier, et a ensuite tendu son micro à quatre des membres du collectif, pour l’émission Persona Grata : Livia, Garo, Maxime et Naomi.
« Ce qui nous définit, c’est (…) apprendre en étant entre soi et se donner la légitimité de faire de la radio et des podcasts, et pas attendre que d’autres personnes nous la donnent » – Livia, membre d’Ultraviolet.t
Le prochain live d’Ultraviolet.t est prévu le 9 février prochain à 19 h ; le collectif a prévu de « râler, rire, réfléchir et partager ce qui le traverse ». Pour l’écouter et les soutenir, ce sera ici !

