Bernard Wright : l’écho du funk dans la pop moderne

9 mars 2026

À quoi ressembleraient les musiques actuelles sans jazz et funk ? Difficile à dire. Ces sonorités fondatrices continuent d’inspirer les artistes, génération après génération.

En 2023, Tkay Maidza sort de son laboratoire sonore Gone to the West, un alliage étincelant de pop, hip-hop, funk et jazz. Pas si surprenant quand on est la fille de parents métallurgistes : on sait forger des sons solides et précieux.

15 ans plus tôt, Koushik, un ami de Caribou, bricole un son psychédélique inspiré des années 60. Sur Lying in the Sun, la boucle est discrète, filtrée à l’extrême, mais elle est bien là.

Au milieu des années 90, la mode est au gangsta rap. Mais certains musiciens prennent le contre-pied. À l’image de Skee-Lo, qui se distingue avec des morceaux bourrés d’humour et d’autodérision. Dans I Wish, il rêve tout haut : « Ah, si seulement j’étais un peu plus grand… ». Sur le clip, son maillot de basket du Michigan flotte autour de lui, beaucoup trop large… mais son flow, lui, est parfaitement taillé.

Pour retrouver la source, il faut remonter en 1981. Cette année-là, un musicien de studio discret se lance en solo. Assis derrière son clavier, Bernard Wright laisse courir ses doigts et donne naissance à ’Nard, un album devenu culte, où jazz et funk s’entrelacent à la perfection.

Un disque qui ne cherchait pas à séduire le grand public, mais qui inspirera de nombreux musiciens et fera entrer les mélodies du claviériste dans toutes les oreilles.
Un sample presque parfait.

Crédit image : Bernard Wright