Belle violence

13 juillet 2012

archive violently

Peu apprécié (du moins pas assez) dans son pays d'origine, le collectif Archive a toujours su séduire avec succès le public francophone. Faut croire que nous sommes sensibles à sa musique épique et progressive. Violently, son nouveau single, est une claque qu'on prend avec plaisir. // D'autres découvertes sont à faire dès la semaine prochaine sur GRRIF avec la soul sexy de Betty Lavette, le rock rapide de Bloc Party, la reprise astucieuse de Chet Faker, les sons synthétiques de General Elektriks, la pop-électro cuivrée de Hot Chip, la douceur de Night Works, l'ovni de Summer Camp et enfin notre super-héros de l'été Para One. GRRIF enchaîne les titres de son dernier album. Après Lean On Me et l'incroyable When The Night, place à Every Little Thing.

Fabrice Aeby

Archive

Violently

Bettye Lavette

I'm Not the One

Bloc Party

Octopus

Chet Faker

No Diggity

General Elektriks

Show Me Your Hands

Hot Chip

Motion Sickness

Night Works

I Tried So Hard

Summer Camp

City

Para One, Irfane & Teki Latex

Every Little Thing

DJ Set – Euphorik Dj’s

12 juillet 2012

Euphorik Dj's

Premier Jedi de chez PoomTshak : Euphorik Dj's

Cette fin de mois sera entièrement consacrée au collectif PoomTshak. Des Neuchâtelois qui aiment faire saigner les caissons de basse.

Euphorik se jette en premier dans l'arène avec une sélection exclusivement Drum & Bass. Son conduit auditif est très étroit, difficile d'y mettre autre chose.

On part donc en guerre contre les saccades jungle et les mélodies ultra-couillues ; débarrassées de tout verbiage, puisque Euphorik préfère encore quand les MC's restent chez eux avec des crampes à la mâchoire, plutôt qu'ils ne viennent battre des records d'onomatopées à la seconde sur le beatâ… On est pénible chez Euphorik. Mais en bien !

La rencontre avec GRRIF

Tracklisting du soir

  1. skaface – E-Z Rollers
  2. The Flute Tune (Soulpride Remix) – J-Cut & Kolt Siewerts
  3. The Road Goes On Forever – High Contrast
  4. I Need A Dollar – The Wildlife Collective
  5. Tonight – Wilkinson
  6. Cerulean Blue – Royalston
  7. Mass Media – State of Mind
  8. Imperial – Noisia & Phace
  9. Aliens – DMT
  10. Rising – Lethal & Gancher & Ruin
  11. Bomber – Loadstar
  12. Get With It – Tantrum Desire
  13. Tryhard – Noisia
  14. Sitarmageddon – Ketz feat. J Clayton
  15. End Of Days – Delta Heavy
  16. Drone Of Zion (Audio Remix) – Octane & DLR
  17. Pest Kontrol – Mindscape and Hydro
  18. Only Way Out – State of Mind
  19. Tablebanger – X Faction
  20. Stratosphere – Audio
  21. Troglodyte – Culture Shock
  22. Dustup – Noisia & The Upbeats
  23. Dick Tracy VIP – Nero

La vie après DJ Set

Prochaines sorties :

  • 7 septembre @ XXe (Fribourg)
  • 6 octobre @ SAS (Delémont)

Le skateboaRRd, tout un monde suRR une tRRottinette.

12 juillet 2012

C'était aujourd'hui dans « Comme si je savais pas ».

La planche à roulettes, ou skateboard pour les cools, c'est d'abord une planche avec deux essieux et quatre roulettes. Ok, jusque là, on arrive à suivre.

Mais d'où vient-elle, cette planche à roulettes ?

T'es souRRd ? Ça vient d'une tRRottinette.

Et soudain, les tRRicks appaRRaissent au fond d'une piscine…

La musique et le skate…

Comme pour son grand frère le surf ou son petit frère le snowboard, le skateboard entretient un lien étroit avec la musique. 

Au début des années 1980, la musique emblématique du mouvement est le rock, musique qui colle parfaitement avec la volonté des skateurs de casser les codes. Plus tard, dans les années 1990, le rock'n'roll laisse sa place au punk ou skater punk, une musique un poil plus propre plus léchée. On retrouve des groupes comme Pennywise, NOFX ou Rancid.

De nos jours, on trouve un peu de tout. Du skateur roots qui écoute du reggae ou du ska en passant par le punk énervé, le fan de métal ou l'amateur de Hip-Hopâ…

Le Hip-Hop, qui a d'ailleurs pris une énorme place dans le mouvement skate ces dix dernières années, est clairement récupéré par les skateurs pour son appartenance à la street culture américaine, culture forcément indissociable du mouvement skate.

Il y a quelques groupes à mi-chemin entre le hip hop et le rock qui ont contribué à cet intégration, comme Cypress hill et leur rap très sombre, Rage against the machine qui illustre parfaitement la fusion entre le rap et le rock ou encore Dog eat dog ou H-Blockx.

 

Skater en Allemagne de l'Est, un vRRai cinéma

Allemagne, début des années 1980.

Denis est un garçon qui nage vers on ne sait quoi. Il fait partie de ces enfants qui auront un grand destin. Son père en a décidé ainsi. Il veut absolument faire de son fiston un champion de natation. Un soir pourtant, le fiston entend le bruit des roulements sur le bitume par la fenêtre. Denis saute par la fenêtre. Il passera ensuite à l'Est, enverra balader le papa,  le prof de natation et tout le bataillon. Il deviendra Panik, un des skateurs les plus fous d'Allemagne de l'Est.

Un sacré pitch.

Des histoires comme ça, des histoires d'ados rebelles, il y en a des tonnes dans l'histoire du skateboard. Sauf que celle-ci, c'est aussi celle d'un film qui a été primé cette année à la Berlinale et au festival du film indépendant de Cannes. Ça s'appelle This Ain't California. Ce film-documentaire raconte l'histoire du skateboard en RDA, ancienne Allemagne de l'Est.

La RDA, une société un poil politisée

Les gamins, à l'époque, doivent apprendre les hymnes politiques par cœur et faire des saluts devant le drapeau. Alors forcément, le terreau n'est pas fertile pour voir pousser les skates le long des trottoirs. Pour Marten Persiel, le réalisateur du documentaire, ce film raconte l'histoire de jeunes skateurs qui vivaient sous le radar politique du communisme et qui ont dû braver les interdits. Par exemple, quand les médias de la RDA sont confrontés pour la première fois à une planche à roulettes, ils annoncent publiquement un virus tout droit venu du marketing américain.

À l'Est du mur, faire du skateboard est donc un acte de désobéissance civile en soi et, comme le dit Marten Persiel : Les rues de l'Allemagne de l'Est n'étaient pas faites pour jouer.

Fumette et drreadlocks : une rreligion

11 juillet 2012

Haïlé Selassié
Haïlé Selassié, le « messie » selon le mouvement rastafari.

Le mouvement rastafari

Dans « Comme si je savais pas », aujourd'hui, on a navigué entre Ethiopie et Jamaïque, à la recherche des racines du mouvement rasta.

Au départ le mouvement rastafari, c'est un mouvement de pensée messianique, donc qui annonce le retour du messie, un peu comme chez les catholiques. Il trouve son origine chez la population juive d'éthiopie. Le nom « rastafari » vient de la langue éthiopienne. Si on découpe le mot, on retrouve « ras », qui signifie « duc », et le mot « Tafari », qui veut dire « celui qui sera craint, révérencé ».

Le mouvement est indissociable de Hailé Sélassié Ier, empereur d'Ethiopie de 1930 à 1974.

Haïlé qui ?

Haïlé Selassié. Celui qui est considéré par les rastas (ceux qui pratiquent la pensée rastafari, hein, pas les mecs qui se contentent de porter des dreads) comme le messie. Ce qui s'explique par son ascendance qui, selon la tradition chrétienne orthodoxe éthiopienne, remonterait jusqu'aux rois Salomon et David.

Pour certains, le mouvement rastafari est une religion, pour d'autres c'est une philosophie, pour d'autres encore une idéologie. Au départ, donc, il n'est pas question de reggae, ni de Bob Marley. Mais il y a bien un lien avec la Jamaïque, où les descendants d'esclaves africains ont adopté cette religion.

Le mouvement rrasta au 20e siècle

Et les cheveux emmêlés, dans tout ça ?

Bob Marley
Exemple fameux du style dreadlocks, Bob Marley a aussi permis la diffusion de la culture rasta dans le monde.

Moby le pompeur

11 juillet 2012

MobyMoby

Moby pompe et ne se dégonfle jamais. Aujourd'hui un peu d'air frais avec l'excellent Somtines de Bessie Jones qui a beaucoup, vraiment beaucoup inspiré Moby.

Fabrice Aeby

Mignons petits autocollants…

10 juillet 2012


La mondialisation selon l'autocollant alternatif

La communication alternative

La pub alternative, ça coûte juste un doigt et c'est pour les booseux, d'où le terme alternatif. Les associations,festivals et évènements culturels sans thune sont les spécialistes du genre. Y a les fanzines, ces magazines hebdo ou mensuels gratuits et spécialisés, comme le DailyRock. Y a aussi les affiches sauvages, les flyers, et les autocollants. Ca, ça reste de la comm de jeunes SDF créatif.

Mais la vraie publicité alternative, c'est mort

L'originalité est devenue la norme. Les grosses marques ont repris les codes de la contre-culture avec leur sac d'or. Fini, ta pub à la télé pour ton foie gras entre celle des mycoses et des tampons. La mode est à la publicité sauvage et déguisée.

La faute à internet

Le contenu de marque explose. Le principe, c'est de faire sa pub sans la faire. Par exemple, BMW avait donné carte blanche à des réalisateurs de films, comme Guy Ritchie ou John Woo. Seule contrainte : l'histoire devait tourner autour de la voiture. Axe a fait dans le musical : la marque a créé le boys band Muchas Maracas, avec une chorégraphie sur la chanson « Qui a les plus grosses maracas ? » Mais aucun slogan, aucun « notre shampoing mousse le plus » Non, juste du divertissement. Et ça, c'était réserver aux génies de la contre-culture.

Les pistes sont brouillées

Tu trouves un fanzine dans la poubelle dédié au cinéma indépendant et c'est Universal qui te fait envie pour le nouveau Lindsay Loan.

La publicité underground s'est fait volé la vedette par les grosses cylindrées. Deux solutions pour t'en sortir : reste scotché à tes autocollants et tes flyers, ou deviens riche.

L'histoire de l'autocollant

L'autocollant alternatif


Les autocollants Chiquita

Mélanie & Marie-Luce prrésentent…

9 juillet 2012

La préhistoire du rock

Rock'n'roll !!!


Petit exposé scientifique de l'apparition du phénomène

C'est quoi le rock'n'roll ?

Du rhythm'n'blues mais chanté par des blancs aux États-Unis. Au début des années 50, c'est inconcevable pour les blancs de finir dans les mêmes bacs de vinyles que les noirs. Rock'n'roll, c'est le terme choisi pour distinguer la musique noire de celle des blancs. Oui le rock'n'roll a des origines racistes, même s'il puise aussi ses influences dans de la vraie musique : le gospel, le blues et le jazz, genres propres aux noirs américains.

 

Artistes rock'n'roll :

1951 : Bill Haley & His Comets enregistrent « Crazy Man Crazy ». Ce titre est considéré comme le premier succès de rock'n'roll blanc. C'était avant Elvis. Dommage.

1954 : Elvis enregistre « That's all right Mama » à Memphis. C'est l'acte fondateur du rock'n'roll. À l'époque, la mode est aux reprises : on pique la musique des noirs, on accentue la contrebasse pour le côté violent, on augmente le rythme. Voilà.

Alan Freed : c'est un animateur radio qui contribue à la promotion du rock'n'roll. Alan Freed est fan de rhythm'n'blues. C'est à lui qu'on doit le terme de « rock'n'roll » pour désigner cette musique du diable qui commence à avoir un succès considérable aux États-Unis.

1955 : Chuck Berry allie country blanche et blues afro-américain avec « Maybellene ». That's it.

 

Le terme rock'n'roll :

À la base c'est un terme utilisé dans la marine, il désigne le tangage et le roulis du navire dans la littérature du 17e siècle. Le rock'n'roll passe ensuite dans le vocabulaire religieux du gospel au 19e siècle : « We've been rockin' an' rolling in your arms / In the arms of Moses. ». La vigueur du vocabulaire gospel devient de plus en plus forte : « Rock me Jesus ». Ébranle-moi ! Oh oui, ébranle-moi ! Par métonymie, le rock deviendra ensuite associé au gospel des Afro-Américains. En 1951, il fallait un nouveau nom à ce genre de musique révolutionnaire, dont le vecteur était Elvis. Alan Freed le trouve : ce sera « rock'n'roll » !

 

Faits notoires:

Buddy Holly : à l'époque du rock'n'roll, c'est lui qui pose les jalons du rock moderne. Il joue avec une Fender, il double les voix et sophistique sa musique. Sa formation est toujours la même : 2 guitares, 1 basse, et 1 batterie en plus du chant.

1958 : l'âge du grincement. Link Wray invente la distorsion en perçant ses haut-parleurs de guitare avec un stylo à bille. Et là, ça devient intéressant.

Le chaînon manquant entre rock'n'roll et rock tout court, c'est Bo Diddley. À la fin des années 50, il  produit un rythme unique, rapide, que lui pilleront les Doors, Captain Beefheart, Jimi Hendrix et tout le gratin.

Et la France dans tout ça ? En France oui, hehe, quelque chose se passe. Boris Vian écrit des rocks pour Henri Cording, alias Henri Salvador. Sous forme de parodie uniquement. Boris Vian considère le rock'n'roll comme de la musique faite par et pour les illettrés. Ahâ… la France, tellement rock'n'roll. Son attitude méprisante, elle va la payer. Longtemps. Pour vous donner une idée, je vous conseille « Rock'n'roll Mops ». Bon appétit.

Du point de vue des Anglais, le rock commence évidemment chez eux.

I got the blues !

GRRIF vous harrponne au Tourr de Frrance

9 juillet 2012

Overdose
Vous croyez qu'il respire encore?

GRRIF prenait l'air et le soleil du côté de Porrentruy dimanche, à l'occasion du passage du Tour de France. Par la même occasion, on a distribué de quoi se faire quelques transfusions de son. Quelques reflets sonores et imagés ci-dessous !

Prresse sur play :