Ça tourne !

19 juillet 2012

Chimères

En plein tournage de son premier long-métrage Chimères, Olivier Béguin nous accorde une rapide interview dans l'émission Rien à Voir de GRRIF.

Fabrice Aeby

Le CoRRbusier, un mec des cités

18 juillet 2012

En plein amusement

Une grrande vieâ…

La guerre, le mouvement moderne

et le CoRRbusier qui flatte HitleRR dans le sens de la mèche

Le mouvement moderne, c'est un retour à un décor minimal, à des lignes géométriques pures et un espace fonctionnel plutôt que des fioritures.

Le mouvement apparaît durant la première moitié du vingtième siècle. Et la première moitié du vingtième siècle, si on peut lui trouver quelque chose de bien,  c'est qu'elle est propice à l'invention en matière d'architecture. Les deux Guerres passent par ici et par-là et rasent quelques vieux bâtiments, l'occasion de tout reconstruire en béton. C'est peut-être pour ça, se dit-on, que le Corbusier vouait une admiration presque sans borne à Hitler et Mussolini. Ces deux hommes ont donné bien du travail à Monsieur l'architecte et défriché un terrain de jeu gigantesque pour imaginer une nouvelle manière de construire et d'habiter. Par ailleurs, le Corbusier se trouvait des points communs avec Adolf Hitler. Dans une correspondance des années trente, il écrivait d'ailleurs ceci : «Hitler peut couronner sa vie par une oeuvre grandiose : l'aménagement de l'Europe » L'architecte chaux-de-fonnier était donc loin de s'imaginer qu'Hitler finirait sa vie dans un vulgaire bunker plutôt que dans un bâtiment imaginé par lui-même et son génie.

C'est un fait, en architecture, le mouvement moderne n'a donc jamais influencé les constructions militaires du début du siècle, pas plus d'ailleurs que la construction de logements privés. Par contre, le mouvement moderne devient dominant, dès les années 1930, lorsqu'il s'agit de construire des bâtiments institutionnels ou commerciaux. L'influence est longue et se perçoit jusque dans les années 1980. En gros, si l'on voulait sortir notre mauvaise langue, ce dont nous nous garderons, évidemment. On dirait qu'on doit au mouvement moderne la majorité des cubes et des tours en bétons défraichies qui ornent les boulevards des villes d'Europe.

L'Unité d'habitation, un concept orriginal du CoRRbusier

Mais aussi l'ancêtrre des cités de banlieues


On lui doit aussi cette idée-là

L’alterrmondialisme, un jourr, te sauverra

17 juillet 2012

Aujourd'hui, dans «Comme si je savais pas», on s'intéresse aux gens qui se plaignent tout le temps. On se penche sur le berceau des altermondialistes. On entend déjà les premiers hurlements.

Il était une fois l'alterrmondialismeâ…

Forrum mondialiste

Un petit discourrs trrouvé par terre

Mes bien chers frères et sœurs mondialistes,

Le monde va mal mais ce n'est pas notre faute ! C'est la faute des altermondialistes !

Ils n'arrêtent pas de se plaindre tout le temps pour un oui pour un non. J'aimerais leur rappeler que c'est eux les méchants.

Economiquement, ils sont pour le protectionnisme mais c'est une connerie. Au contraire, il devraient pour le libre-échange. C'est bien d'échanger et de faire du troc, non? Un peu comme le communisme, et le communisme c'est contre le capitalisme, non ? Et les pays pauvres ne souffrent pas de l'exploitation des pays riches, mais ils souffriraient si les barrières venaient à être fermées à l'exportation.

Et vas-y que je te sauve les animaux, les baleines les saumons et les thons rouges ! Ouais mais il faut savoir qu'on tue chaque année  une quantité précise de bêtes et, si je ne les mange pas, qui va les manger, hein ? C'est du gaspillage !

Et si on ne tue pas les baleines, les altermondialistes ne pourront plus se maquiller en noir car c'est avec de la graisse de baleine qu'on fait des cosmétiques.

Pour résumer, les altermondialistes ont plein d'idées mais aucune solution alors qu'ils arrêtent de nous les briser ! Qu'ils aillent vivre dans la forêt pour caresser les lièvres et bouffer des radis !

Et, s'ils ont peur que leurs enfants aient un mauvais avenir ? Eh bien, qu'ils n'en fassent pas. De toute façon  ils ne s'en occupent pas, ils préfèrent le plus souvent prendre des drogues. Oui, les altermondialistes sont des drogués !

Alors s'il vous plaît, mes bien chers frères et mes bien chers sœur, continuez de consommer ! Faites-nous confiance et, de toute façon, si on fait une connerie, on ne sera plus là pour voir les conséquences !

Merci !

…et deux indignés en Espagne

«La musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Yodel»

16 juillet 2012

Pour l'histoire de la musique traditionnelle suisse, tout est dans le son

Le symbole ultime : le cor des Alpes

On date son apparition aux alentours du XIVe siècle et on le trouve surtout en Suisse mais aussi en Autriche, en Allemagne, en France, en Pologne, en Ukraine et en Roumanie.

C'est un instrument à vent en forme de trompe qui mesure environ 3m40, soit 17'474 fois plus qu'un mille pattes. Mais certains peuvent mesurer jusqu'à 18 mètres. Il peut être taillé directement d'une seule pièce dans un arbre dont la forme convient.

Il peut également être fabriqué par assemblage de deux pièces de bois collées l'une contre l'autre, après avoir été évidées. L'ensemble est ensuite recouvert de cerclages d'osier ou de rotin à des fins esthétiques et protectrices. Certains en ont aussi en carbone

Petite particularité par rapport aux autres instruments : le cor des Alpes ne permet pas de jouer toutes les notes, mais uniquement seize notes sur quatre octaves.

Les stars ultimes : les Oesch's die Dritten

En mode Stetson & Santiag’ aux WesteRRn Games

16 juillet 2012

western
Miss WesteRRn Games 2012 aime GRRIF !

Grrif est allé tRRaîner ses bottes à Chevenez, aux WesteRRn Games ! Ouaip M'dame !

Jouez ! Ou passez votRRe cheminâ…

Grrif s'est rendu à Chevenez vendredi passé, à la rencontre de cowboys un peu particuliers !

La deuxième édition des Westerns Games s'est tenue ce week end, sous une pluie battante.

Des cowboys mouillés… mais des cowboys heureux !

Hiiii haaaa !

 

Avant BRRIF, il y eut Bollywood.

13 juillet 2012


Aujourd'hui, dans « Comme si je savais pas », on est tombé dans le cinéma indien.

 

1896, les frrères Lumièrre éclairrent Bombay

À Bollywood, la busique c'est de la balle. Et on en bet parrtout.

Et on danse aussi ?

On chante en Hindi, on s'habille en costume traditionel et on danse aussiâ…

À Bollywood, les scènes de danse sont dérivées de la danse indienne comme le Kathak classique, la danse des courtisanes Tawaif, le bhangra ou autres danses folkloriques. Dans les films récents, on voit apparaître des chorégraphies plus évoluées qui s'inspirent clairement des danses modernes et mettent de côté les traditions.

Dans le film, le héros est toujours accompagné d'une troupe de danseurs, ou carrément d'un cœur de danseurs qui chante et danse. Bon, concrètement, ça sert a rien, mais dans le film on cherche à créer un effet de masse. Les couleurs des tenues mélangées aux chorégraphies et aux chants dessinent une sorte de décor de fond censé mettre en valeur le personnage.

Et en 2012, Bollywood, ça ressemble à ça

Des garçons qui manient les armes avec panache, Des cheveux de filles qui volent au ralenti, des effets spéciaux en veux-tu en voilà, un rythme effréné dans la narration, les bons d'un côté et les méchants de l'autre, c'est Bollywood.

C'est Rowdy Rathore et c'est sorti le mois passé.

Belle violence

13 juillet 2012

archive violently

Peu apprécié (du moins pas assez) dans son pays d'origine, le collectif Archive a toujours su séduire avec succès le public francophone. Faut croire que nous sommes sensibles à sa musique épique et progressive. Violently, son nouveau single, est une claque qu'on prend avec plaisir. // D'autres découvertes sont à faire dès la semaine prochaine sur GRRIF avec la soul sexy de Betty Lavette, le rock rapide de Bloc Party, la reprise astucieuse de Chet Faker, les sons synthétiques de General Elektriks, la pop-électro cuivrée de Hot Chip, la douceur de Night Works, l'ovni de Summer Camp et enfin notre super-héros de l'été Para One. GRRIF enchaîne les titres de son dernier album. Après Lean On Me et l'incroyable When The Night, place à Every Little Thing.

Fabrice Aeby

Archive

Violently

Bettye Lavette

I'm Not the One

Bloc Party

Octopus

Chet Faker

No Diggity

General Elektriks

Show Me Your Hands

Hot Chip

Motion Sickness

Night Works

I Tried So Hard

Summer Camp

City

Para One, Irfane & Teki Latex

Every Little Thing

DJ Set – Euphorik Dj’s

12 juillet 2012

Euphorik Dj's

Premier Jedi de chez PoomTshak : Euphorik Dj's

Cette fin de mois sera entièrement consacrée au collectif PoomTshak. Des Neuchâtelois qui aiment faire saigner les caissons de basse.

Euphorik se jette en premier dans l'arène avec une sélection exclusivement Drum & Bass. Son conduit auditif est très étroit, difficile d'y mettre autre chose.

On part donc en guerre contre les saccades jungle et les mélodies ultra-couillues ; débarrassées de tout verbiage, puisque Euphorik préfère encore quand les MC's restent chez eux avec des crampes à la mâchoire, plutôt qu'ils ne viennent battre des records d'onomatopées à la seconde sur le beatâ… On est pénible chez Euphorik. Mais en bien !

La rencontre avec GRRIF

Tracklisting du soir

  1. skaface – E-Z Rollers
  2. The Flute Tune (Soulpride Remix) – J-Cut & Kolt Siewerts
  3. The Road Goes On Forever – High Contrast
  4. I Need A Dollar – The Wildlife Collective
  5. Tonight – Wilkinson
  6. Cerulean Blue – Royalston
  7. Mass Media – State of Mind
  8. Imperial – Noisia & Phace
  9. Aliens – DMT
  10. Rising – Lethal & Gancher & Ruin
  11. Bomber – Loadstar
  12. Get With It – Tantrum Desire
  13. Tryhard – Noisia
  14. Sitarmageddon – Ketz feat. J Clayton
  15. End Of Days – Delta Heavy
  16. Drone Of Zion (Audio Remix) – Octane & DLR
  17. Pest Kontrol – Mindscape and Hydro
  18. Only Way Out – State of Mind
  19. Tablebanger – X Faction
  20. Stratosphere – Audio
  21. Troglodyte – Culture Shock
  22. Dustup – Noisia & The Upbeats
  23. Dick Tracy VIP – Nero

La vie après DJ Set

Prochaines sorties :

  • 7 septembre @ XXe (Fribourg)
  • 6 octobre @ SAS (Delémont)

Le skateboaRRd, tout un monde suRR une tRRottinette.

12 juillet 2012

C'était aujourd'hui dans « Comme si je savais pas ».

La planche à roulettes, ou skateboard pour les cools, c'est d'abord une planche avec deux essieux et quatre roulettes. Ok, jusque là, on arrive à suivre.

Mais d'où vient-elle, cette planche à roulettes ?

T'es souRRd ? Ça vient d'une tRRottinette.

Et soudain, les tRRicks appaRRaissent au fond d'une piscine…

La musique et le skate…

Comme pour son grand frère le surf ou son petit frère le snowboard, le skateboard entretient un lien étroit avec la musique. 

Au début des années 1980, la musique emblématique du mouvement est le rock, musique qui colle parfaitement avec la volonté des skateurs de casser les codes. Plus tard, dans les années 1990, le rock'n'roll laisse sa place au punk ou skater punk, une musique un poil plus propre plus léchée. On retrouve des groupes comme Pennywise, NOFX ou Rancid.

De nos jours, on trouve un peu de tout. Du skateur roots qui écoute du reggae ou du ska en passant par le punk énervé, le fan de métal ou l'amateur de Hip-Hopâ…

Le Hip-Hop, qui a d'ailleurs pris une énorme place dans le mouvement skate ces dix dernières années, est clairement récupéré par les skateurs pour son appartenance à la street culture américaine, culture forcément indissociable du mouvement skate.

Il y a quelques groupes à mi-chemin entre le hip hop et le rock qui ont contribué à cet intégration, comme Cypress hill et leur rap très sombre, Rage against the machine qui illustre parfaitement la fusion entre le rap et le rock ou encore Dog eat dog ou H-Blockx.

 

Skater en Allemagne de l'Est, un vRRai cinéma

Allemagne, début des années 1980.

Denis est un garçon qui nage vers on ne sait quoi. Il fait partie de ces enfants qui auront un grand destin. Son père en a décidé ainsi. Il veut absolument faire de son fiston un champion de natation. Un soir pourtant, le fiston entend le bruit des roulements sur le bitume par la fenêtre. Denis saute par la fenêtre. Il passera ensuite à l'Est, enverra balader le papa,  le prof de natation et tout le bataillon. Il deviendra Panik, un des skateurs les plus fous d'Allemagne de l'Est.

Un sacré pitch.

Des histoires comme ça, des histoires d'ados rebelles, il y en a des tonnes dans l'histoire du skateboard. Sauf que celle-ci, c'est aussi celle d'un film qui a été primé cette année à la Berlinale et au festival du film indépendant de Cannes. Ça s'appelle This Ain't California. Ce film-documentaire raconte l'histoire du skateboard en RDA, ancienne Allemagne de l'Est.

La RDA, une société un poil politisée

Les gamins, à l'époque, doivent apprendre les hymnes politiques par cœur et faire des saluts devant le drapeau. Alors forcément, le terreau n'est pas fertile pour voir pousser les skates le long des trottoirs. Pour Marten Persiel, le réalisateur du documentaire, ce film raconte l'histoire de jeunes skateurs qui vivaient sous le radar politique du communisme et qui ont dû braver les interdits. Par exemple, quand les médias de la RDA sont confrontés pour la première fois à une planche à roulettes, ils annoncent publiquement un virus tout droit venu du marketing américain.

À l'Est du mur, faire du skateboard est donc un acte de désobéissance civile en soi et, comme le dit Marten Persiel : Les rues de l'Allemagne de l'Est n'étaient pas faites pour jouer.