«La musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Yodel»

16 juillet 2012

Pour l'histoire de la musique traditionnelle suisse, tout est dans le son

Le symbole ultime : le cor des Alpes

On date son apparition aux alentours du XIVe siècle et on le trouve surtout en Suisse mais aussi en Autriche, en Allemagne, en France, en Pologne, en Ukraine et en Roumanie.

C'est un instrument à vent en forme de trompe qui mesure environ 3m40, soit 17'474 fois plus qu'un mille pattes. Mais certains peuvent mesurer jusqu'à 18 mètres. Il peut être taillé directement d'une seule pièce dans un arbre dont la forme convient.

Il peut également être fabriqué par assemblage de deux pièces de bois collées l'une contre l'autre, après avoir été évidées. L'ensemble est ensuite recouvert de cerclages d'osier ou de rotin à des fins esthétiques et protectrices. Certains en ont aussi en carbone

Petite particularité par rapport aux autres instruments : le cor des Alpes ne permet pas de jouer toutes les notes, mais uniquement seize notes sur quatre octaves.

Les stars ultimes : les Oesch's die Dritten

En mode Stetson & Santiag’ aux WesteRRn Games

16 juillet 2012

western
Miss WesteRRn Games 2012 aime GRRIF !

Grrif est allé tRRaîner ses bottes à Chevenez, aux WesteRRn Games ! Ouaip M'dame !

Jouez ! Ou passez votRRe cheminâ…

Grrif s'est rendu à Chevenez vendredi passé, à la rencontre de cowboys un peu particuliers !

La deuxième édition des Westerns Games s'est tenue ce week end, sous une pluie battante.

Des cowboys mouillés… mais des cowboys heureux !

Hiiii haaaa !

 

Avant BRRIF, il y eut Bollywood.

13 juillet 2012


Aujourd'hui, dans « Comme si je savais pas », on est tombé dans le cinéma indien.

 

1896, les frrères Lumièrre éclairrent Bombay

À Bollywood, la busique c'est de la balle. Et on en bet parrtout.

Et on danse aussi ?

On chante en Hindi, on s'habille en costume traditionel et on danse aussiâ…

À Bollywood, les scènes de danse sont dérivées de la danse indienne comme le Kathak classique, la danse des courtisanes Tawaif, le bhangra ou autres danses folkloriques. Dans les films récents, on voit apparaître des chorégraphies plus évoluées qui s'inspirent clairement des danses modernes et mettent de côté les traditions.

Dans le film, le héros est toujours accompagné d'une troupe de danseurs, ou carrément d'un cœur de danseurs qui chante et danse. Bon, concrètement, ça sert a rien, mais dans le film on cherche à créer un effet de masse. Les couleurs des tenues mélangées aux chorégraphies et aux chants dessinent une sorte de décor de fond censé mettre en valeur le personnage.

Et en 2012, Bollywood, ça ressemble à ça

Des garçons qui manient les armes avec panache, Des cheveux de filles qui volent au ralenti, des effets spéciaux en veux-tu en voilà, un rythme effréné dans la narration, les bons d'un côté et les méchants de l'autre, c'est Bollywood.

C'est Rowdy Rathore et c'est sorti le mois passé.

Belle violence

13 juillet 2012

archive violently

Peu apprécié (du moins pas assez) dans son pays d'origine, le collectif Archive a toujours su séduire avec succès le public francophone. Faut croire que nous sommes sensibles à sa musique épique et progressive. Violently, son nouveau single, est une claque qu'on prend avec plaisir. // D'autres découvertes sont à faire dès la semaine prochaine sur GRRIF avec la soul sexy de Betty Lavette, le rock rapide de Bloc Party, la reprise astucieuse de Chet Faker, les sons synthétiques de General Elektriks, la pop-électro cuivrée de Hot Chip, la douceur de Night Works, l'ovni de Summer Camp et enfin notre super-héros de l'été Para One. GRRIF enchaîne les titres de son dernier album. Après Lean On Me et l'incroyable When The Night, place à Every Little Thing.

Fabrice Aeby

Archive

Violently

Bettye Lavette

I'm Not the One

Bloc Party

Octopus

Chet Faker

No Diggity

General Elektriks

Show Me Your Hands

Hot Chip

Motion Sickness

Night Works

I Tried So Hard

Summer Camp

City

Para One, Irfane & Teki Latex

Every Little Thing

DJ Set – Euphorik Dj’s

12 juillet 2012

Euphorik Dj's

Premier Jedi de chez PoomTshak : Euphorik Dj's

Cette fin de mois sera entièrement consacrée au collectif PoomTshak. Des Neuchâtelois qui aiment faire saigner les caissons de basse.

Euphorik se jette en premier dans l'arène avec une sélection exclusivement Drum & Bass. Son conduit auditif est très étroit, difficile d'y mettre autre chose.

On part donc en guerre contre les saccades jungle et les mélodies ultra-couillues ; débarrassées de tout verbiage, puisque Euphorik préfère encore quand les MC's restent chez eux avec des crampes à la mâchoire, plutôt qu'ils ne viennent battre des records d'onomatopées à la seconde sur le beatâ… On est pénible chez Euphorik. Mais en bien !

La rencontre avec GRRIF

Tracklisting du soir

  1. skaface – E-Z Rollers
  2. The Flute Tune (Soulpride Remix) – J-Cut & Kolt Siewerts
  3. The Road Goes On Forever – High Contrast
  4. I Need A Dollar – The Wildlife Collective
  5. Tonight – Wilkinson
  6. Cerulean Blue – Royalston
  7. Mass Media – State of Mind
  8. Imperial – Noisia & Phace
  9. Aliens – DMT
  10. Rising – Lethal & Gancher & Ruin
  11. Bomber – Loadstar
  12. Get With It – Tantrum Desire
  13. Tryhard – Noisia
  14. Sitarmageddon – Ketz feat. J Clayton
  15. End Of Days – Delta Heavy
  16. Drone Of Zion (Audio Remix) – Octane & DLR
  17. Pest Kontrol – Mindscape and Hydro
  18. Only Way Out – State of Mind
  19. Tablebanger – X Faction
  20. Stratosphere – Audio
  21. Troglodyte – Culture Shock
  22. Dustup – Noisia & The Upbeats
  23. Dick Tracy VIP – Nero

La vie après DJ Set

Prochaines sorties :

  • 7 septembre @ XXe (Fribourg)
  • 6 octobre @ SAS (Delémont)

Le skateboaRRd, tout un monde suRR une tRRottinette.

12 juillet 2012

C'était aujourd'hui dans « Comme si je savais pas ».

La planche à roulettes, ou skateboard pour les cools, c'est d'abord une planche avec deux essieux et quatre roulettes. Ok, jusque là, on arrive à suivre.

Mais d'où vient-elle, cette planche à roulettes ?

T'es souRRd ? Ça vient d'une tRRottinette.

Et soudain, les tRRicks appaRRaissent au fond d'une piscine…

La musique et le skate…

Comme pour son grand frère le surf ou son petit frère le snowboard, le skateboard entretient un lien étroit avec la musique. 

Au début des années 1980, la musique emblématique du mouvement est le rock, musique qui colle parfaitement avec la volonté des skateurs de casser les codes. Plus tard, dans les années 1990, le rock'n'roll laisse sa place au punk ou skater punk, une musique un poil plus propre plus léchée. On retrouve des groupes comme Pennywise, NOFX ou Rancid.

De nos jours, on trouve un peu de tout. Du skateur roots qui écoute du reggae ou du ska en passant par le punk énervé, le fan de métal ou l'amateur de Hip-Hopâ…

Le Hip-Hop, qui a d'ailleurs pris une énorme place dans le mouvement skate ces dix dernières années, est clairement récupéré par les skateurs pour son appartenance à la street culture américaine, culture forcément indissociable du mouvement skate.

Il y a quelques groupes à mi-chemin entre le hip hop et le rock qui ont contribué à cet intégration, comme Cypress hill et leur rap très sombre, Rage against the machine qui illustre parfaitement la fusion entre le rap et le rock ou encore Dog eat dog ou H-Blockx.

 

Skater en Allemagne de l'Est, un vRRai cinéma

Allemagne, début des années 1980.

Denis est un garçon qui nage vers on ne sait quoi. Il fait partie de ces enfants qui auront un grand destin. Son père en a décidé ainsi. Il veut absolument faire de son fiston un champion de natation. Un soir pourtant, le fiston entend le bruit des roulements sur le bitume par la fenêtre. Denis saute par la fenêtre. Il passera ensuite à l'Est, enverra balader le papa,  le prof de natation et tout le bataillon. Il deviendra Panik, un des skateurs les plus fous d'Allemagne de l'Est.

Un sacré pitch.

Des histoires comme ça, des histoires d'ados rebelles, il y en a des tonnes dans l'histoire du skateboard. Sauf que celle-ci, c'est aussi celle d'un film qui a été primé cette année à la Berlinale et au festival du film indépendant de Cannes. Ça s'appelle This Ain't California. Ce film-documentaire raconte l'histoire du skateboard en RDA, ancienne Allemagne de l'Est.

La RDA, une société un poil politisée

Les gamins, à l'époque, doivent apprendre les hymnes politiques par cœur et faire des saluts devant le drapeau. Alors forcément, le terreau n'est pas fertile pour voir pousser les skates le long des trottoirs. Pour Marten Persiel, le réalisateur du documentaire, ce film raconte l'histoire de jeunes skateurs qui vivaient sous le radar politique du communisme et qui ont dû braver les interdits. Par exemple, quand les médias de la RDA sont confrontés pour la première fois à une planche à roulettes, ils annoncent publiquement un virus tout droit venu du marketing américain.

À l'Est du mur, faire du skateboard est donc un acte de désobéissance civile en soi et, comme le dit Marten Persiel : Les rues de l'Allemagne de l'Est n'étaient pas faites pour jouer.

Fumette et drreadlocks : une rreligion

11 juillet 2012

Haïlé Selassié
Haïlé Selassié, le « messie » selon le mouvement rastafari.

Le mouvement rastafari

Dans « Comme si je savais pas », aujourd'hui, on a navigué entre Ethiopie et Jamaïque, à la recherche des racines du mouvement rasta.

Au départ le mouvement rastafari, c'est un mouvement de pensée messianique, donc qui annonce le retour du messie, un peu comme chez les catholiques. Il trouve son origine chez la population juive d'éthiopie. Le nom « rastafari » vient de la langue éthiopienne. Si on découpe le mot, on retrouve « ras », qui signifie « duc », et le mot « Tafari », qui veut dire « celui qui sera craint, révérencé ».

Le mouvement est indissociable de Hailé Sélassié Ier, empereur d'Ethiopie de 1930 à 1974.

Haïlé qui ?

Haïlé Selassié. Celui qui est considéré par les rastas (ceux qui pratiquent la pensée rastafari, hein, pas les mecs qui se contentent de porter des dreads) comme le messie. Ce qui s'explique par son ascendance qui, selon la tradition chrétienne orthodoxe éthiopienne, remonterait jusqu'aux rois Salomon et David.

Pour certains, le mouvement rastafari est une religion, pour d'autres c'est une philosophie, pour d'autres encore une idéologie. Au départ, donc, il n'est pas question de reggae, ni de Bob Marley. Mais il y a bien un lien avec la Jamaïque, où les descendants d'esclaves africains ont adopté cette religion.

Le mouvement rrasta au 20e siècle

Et les cheveux emmêlés, dans tout ça ?

Bob Marley
Exemple fameux du style dreadlocks, Bob Marley a aussi permis la diffusion de la culture rasta dans le monde.

Moby le pompeur

11 juillet 2012

MobyMoby

Moby pompe et ne se dégonfle jamais. Aujourd'hui un peu d'air frais avec l'excellent Somtines de Bessie Jones qui a beaucoup, vraiment beaucoup inspiré Moby.

Fabrice Aeby

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