Article de l'auteur Léonie

Le silence de Big Ben fait du bruit

21 août 2017

C’est un silence assourdissant qui s’est emparé du centre de Londres. Ce lundi à midi, Big Ben a sonné ses traditionnels douze coups avant de se taire. Le célèbre monument a besoin d’être rénové, et on pourrait bien ne plus entendre l’emblématique carillon durant quatre ans. Quatre ans ! A moins que les politiciens outrés ne parviennent à faire modifier le calendrier des travaux…

 

On en parlait ce matin dans Calmos Thermos.

 

Web : des lenteurs pour la bonne cause

12 juillet 2017

Si vous trouvez votre navigateur web poussif ce mercredi, ce n'est peut-être pas de la faute de votre navigateur web.

Le phénomène ne va pas toucher internet en entier, mais certaines des adresses les plus populaires : Netflix, Amazon, Twitter, Reddit, Kickstarter, Spotify, Airbnb ou encore Dropbox, qui figurent parmi les 23'000 et quelques sites engagés dans cette action : un ralentissement volontaire du déroulement de leurs pages.

 Comme nous l'apprend un blog du journal Le Temps, il s'agit en fait d'une mobilisation coordonnée entre une organisation de protection des libertés sur internet, des groupes d'activistes et les géants du web. Et s'ils nous font subir ça, c'est pour dire leur opposition à la révision d'une loi votée en 2015, qui garantit la neutralité d'internet. Cette loi est désormais remise en question par le nouveau directeur du régulateur des télécoms, la FCC, un certain Ajit Pai, nommé par un certain Donald Trump. Cette révision est soumise aux commentaires du public jusqu'au 16 août.

« Ce que subiraient les utilisateurs si la neutralité du web n'existait pas. »

La neutralité du web garantit aujourd'hui que les opérateurs télécoms ne discriminent pas les communications de leurs utilisateurs, et qu'ils soient de simples transmetteurs d'information, comme les télécoms, en somme.

 Les entreprises qui participent à cette journée d'action vont donc afficher des alertes sur leurs pages d'accueil, et simuler des messages «bloqués» que les utilisateurs subiraient régulièrement dans un monde où la neutralité du net n'existerait pas. Depuis ces pages d'alertes, les utilisateurs américains pourront même faire part de leur opposition au Congrès et à la FCC.

Mais même si la bataille va se dérouler aux Etats-Unis, ce qui est en jeu nous concerne tous. L'inventeur du World Wide Web lui-même, Time Berners-Lee, l'explique ainsi : « Imaginez ce qui se passerait si les fournisseurs de services Internet – généralement une poignée de grands distributeurs de contenu qui contrôlent le marché – étaient autorisés à violer la neutralité du réseau. Ils pourraient alors obliger les entreprises et les particuliers à payer une prime pour s'assurer que leur contenu s'affiche rapidement, ou qu'il s'affiche tout court. »

Patrimoine paternel chargé de poésie

3 juillet 2017

La chanson « Ton héritage », de Benjamin Biolay, est le message d'un père à son enfant sur ce qu'il lui laisse en héritage, dans ses traits, ses attitudes et son caractère.

Le morceau est sorti en 2009 sur l'album « La Superbe ». Et c'est autant la musique que le texte de l’œuvre qui parlent à Gauthier, qui nous fait découvrir cette chanson dans « Excuse my french ».

Les chimpanzés apprennent en famille

27 juin 2017

Comme les humains, les bébés chimpanzés apprennent le maniement des outils au sein de leur famille.

C’est la conclusion d’un projet de recherche mené en Ouganda par une doctorante de l’Université de Neuchâtel. Il y a quelques semaines, les travaux de Noémie Lamon, Valaisanne d’origine, ont été publiés dans la prestigieuse revue Science Advances.

GRRIF a rencontré la scientifique, qui a raconté l’histoire de ses recherches.

Le bébé chimpanzé apprend à manier la feuille comme sa mère. Photo: Thibaud Gruber

Mais comment se déroule l'étude, au quotidien, parmi les singes ?

Le monde de la recherche a coutume de le dire ainsi: « publish or perish ». Autrement dit, pour survivre dans le milieu, il faut impérativement publier ses recherches. Noémie Lamon explique l'importance de sa publication dans Science Advances.

L'apprentissage passe par le jeu; ici avec un bâton. Photo : Noémie Lamon

Enfin, cette question qui nous taraudait : est-ce que l'observation des comportements sociaux chez les singes peut nous éclairer sur les comportements humains ? La réponse de Noémie.

La Marche de Sacco et Vanzetti en VF

26 juin 2017

Une fois n'est pas coutume, la chanson sur laquelle se penche « Excuse my french » a été écrite, à l'origine, en anglais. Les paroles sont de Joan Baez et la musique d'Ennio Morricone, et le morceau figurait dans la bande originale du film « Sacco et Vanzetti » (1971) de Giuliano Montaldo.

Le titre, intitulé « Here's to You » en anglais, est un hommage aux deux anarchistes italiens condamnés à mort aux Etats-Unis dans les années 1920. Comme l'originale, la version française contient des paroles répétées en boucle durant toute la chanson. Joan Baez avait demandé à Georges Moustaki d'adapter le morceau en français, et c'est de cette version que nous parle Cyprien.

Quel son fait la mort autour de vous ?

13 juin 2017

C'est Arthur Henry qui, ce mois-ci, a accepté de passer de GRRIF à trépas. Le beatboxer de La Chaux-de-Fonds, leader de Koqa Beatbox, a pris place dans notre cercueil, pour une interview philosophique et horizontale. L'occasion d'évoquer sa jeune mais déjà riche carrière musicale, à travers les rencontres qui marquent, les souvenirs qui restent, les regrets et les fiertés.

«Moi, ce que j'aimerais, c'est faire partie d'une génération qui a changé quelque chose.»

C'est sur la route qu'Arthur Henry imagine avoir perdu la vie, peu avant de fêter ses 26 ans. Il laisse à ses proches le soin de décider ce qu'il adviendra de ses restes, et de la cérémonie à organiser, mais envisage que le titre «Oya» du duo Ibeyi pourrait accompagner sa mort. Quant à ce qui l'attend de l'autre côté, il penche pour la théorie du «rien».

Un texte cousu main

12 juin 2017

Dans notre chronique hebdomadaire consacrée à la chanson française à texte, place aujourd'hui à Damien Saez. C'est Joane qui partage avec nous le morceau « Ma petite couturière »,  initialement mis en ligne gratuitement en avril 2010, avant de paraître sur l'album « Messina » (2012).

Nostalgie de l’enfance

5 juin 2017

Le morceau qui nous intéresse cette semaine dans « Excuse my french » est signé Vincent Delerm. Mais ce n'est pas pour lui-même qu'il l'a écrit ; c'est pour en faire cadeau à Alex Beaupain.

Le texte raconte le retour d'un fils dans la rue qui l'a vu grandir, et évoque avec beaucoup de discrétion et de pudeur la mort des parents. C'est Simon qui nous fait découvrir cette chanson intitulée « Rue Battant ».

Bières locales cherchent malt local

30 mai 2017

Les brasseries artisanales poussent comme des champignons. En  Suisse romande, un guide non-exhaustif paru l’année dernière en recensait 170. Et il y en a de nouvelles chaque mois.

Mais si la bière est brassée à deux pas de chez nous, il reste, le plus souvent, une étape de la production qui est réalisée à l’étranger : la transformation de l’orge en malt, autrement dit le maltage.

C’est cette étape que les responsables du projet « Malticulture » veulent réussir à implanter à Delémont, sous la forme d’une coopérative. Ils en sont actuellement à la phase de test. GRRIF a visité les installations en compagnie de Pauline Godat.

« En Suisse, le maltage a complètement disparu pendant plusieurs années. »

Le malt produit à Delémont est utilisé à ce jour par cinq brasseries du Jura et de Bienne. Concrètement, il faut désormais convaincre des agriculteurs locaux de cultiver de l'orge, et trouver des fonds pour pouvoir investir des locaux mieux adapter. La coopérative « Malticulture » pourra ainsi augmenter et stabiliser sa production. Les responsables du projet vont justement lancer une campagne de crowdfunding cette semaine.

Et s'il faut en arriver là, c'est que la production de malt a quasiment disparu de Suisse, comme nous l'explique Pauline Godat.

Pour vous tenir au courant, suivez le projet sur sa page Facebook.

Sans être louche on ne peut pas trinquer avec des inconnus

29 mai 2017

Et si l'on vous disait qu'en 1969 déjà, les poètes déploraient le manque d'échanges entre les humains ? Dans un titre sorti cette année-là sur l'album « La Religieuse », Georges Brassens regrettait de ne pouvoir « fleurir de belles inconnues », « trinquer avec des inconnus » ou « serrer la main des inconnus ». On est tombés bien bas, bien bas, chantait-il, accompagné de son éternelle guitare.

Dans notre chronique « Excuse my french », Joane nous propose de redécouvrir ce titre méconnu.

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