Peinture expressionniste des tribulations toxoplasmiques

10 juin 2013


Toxoplasmose, samedi, 20h30. Un chien sécurise son territoire à l’entrée du festival. Je me planque comme une cinquenaire derrière la fille avec qui j’ai fait le chemin de l’aller : « Mais nan, t’inquiète, les chiens de hardeux ils sont sympas. Regarde, rien à foutre de toi ». En effet, le chien nous a à peine calculées. Je suis frustrée. Aucune démonstration d’agressivité n’a pu confirmer que j’avais raison de haïr ces sales cabots.
L’ambiance est fumante. Déjà une bonne centaine de personnes s’agglutine devant Kunz & Welington Irish Black Warrior. Leurs paroles lancinantes sont poignantes, un vrai coucher de soleil apocalyptique. C’est dommage, j’ai la gueule de bois, et j’ai pris soin d’oublier d’allumer mon micro en arrivant. Une crevarde, mais je suis raccord avec le reste de la populace.
Une bise avec Yonni, multi-chanteur des groupes les plus sataniques du coin : « Purée on est censés jouer à 20h avec Rorcal, y a déjà trois quarts d’heure de retard ! L’année passée, on a joué ici en dernier avec Yog. On est montés sur scène à 3h, j’étais déchiré, du coup je me suis foutu à poil pour finir en beauté. La Toxoplasmose c’est n’importe quoi ! ». On se quitte sur un triple mouarf. Le reste du tableau sera sonore.

Reportage parasitaire à la Toxo

Un art que je ne maîtrise encore pas!

Histoire à 90% véritable du festival

Marie-Luce