Peace, love et overrdoses

15 août 2012

Art psychédélique
Si cet exemple d’art psychédélique vous fait mal aux yeux, ne consultez pas votre ophtalmologue ; c’est juste normal.

Un peu d’histoire en guise de mise en bouche

Dans les années 1950, les Beatniks, cette génération perdue, s’émancipent. Fait chier, cette société américaine toute puritaine. William Burrough, Allen Ginsberg, Jack Kerouac et leurs petits copains la fuient de toutes leurs forces. Ces artistes contestataires s’autorisent de bien jolis scandales. C’est le pas le plus franc en direction du mouvement hippie… qui arrivera officiellement une décennie plus tard.

 

Les années 1960…

Quinze ans après la Seconde guerre mondiale, en pleine guerre du Vietnam, avec une communauté noire qui suffoque sous le racisme, la jeunesse américaine issue du babyboom d’après-baston décide qu’il faut changer. Exit les aspirations commerciales et la belle famille typique avec la jolie maison et sa clôture en bois qu’il faut repeindre. Désormais, les jeunes rêvent de liberté de paix, d’amour et gentiment de communauté. Musicalement, Bob Dylan et compagnie sortent du bois.

En 1967 se déroulent les premières grandes réunions, les « love-in » ou « be-in », à San Francisco pour commencer, puis dans tout le reste des Etats-Unis. C’est l’explosion du mouvement. Flower power, peace and love et autre LSD poussent les hippies à la transe, à grand renfort de spiritualité asiatique.

Un an plus tard, les néo-beatniks sont rejoints par le reste du monde. La jeunesse d’Europe, boostée à Mai 68, entame son copinage outre-Atlantique. Et l’année suivante, 1969, c’est Woodstock. 1969, année de la teuf (ndlr: la rime est de Stève, je décline toute responsabilité). C’est l’apogée du mouvement : ça fume, ça fornique et ça s’habille aux couleurs de l’arc-en-ciel. Hendrix, les Rolling Stones, les Doors, Janis Joplin et autres rockeux babacools immodérés galvanisent 500’000 spectateurs dans l’Etat de New York.

 

… et la mort.

Le diable du marketing est venu s’emparer de la machine hippie, alors que ses figures les plus marquantes commencent à tomber. Sous les coups de la justice (atteintes aux moeurs, commerce de drogue et balades seins nus sous la pluie) ou sous les coups de la débauche (abus d’alcool, de médocs et overdoses en tous genres qui auront raison de Jimi, de Janis Joplin et de Jim Morrison entre autres).

Dans les années 70, la génération qui succède aux hippies n’a plus besoin de s’habiller en arc-en-ciel pour se sentir libre. Mais il fallait bien ça pour faire éclater le troupeau…

Aujourd’hui, le seul qui accepte encore de rouler en bus multicolore psychédélique, c’est Scoobidoo.

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