PastafaRRisme, avec un P comme tulipe.

20 juillet 2012

Aujourd’hui, dans « Comme si je savais pas », on s’est converti au pastafarisme. Une religion créée dans les années 2000 pour répondre au retour du créationnisme dans les cours de sciences du Kansas.


Si c’est pas une preuve que Dieu existe, ça…?

Aprrès ça, vous rretrouverrez la foi…

Quand Dieu prrend des allurres de Monstrre en spaghetti volant…

Une rreligion qui sorrt d’une théièrre ?

Le pastafarrisme sorrt tout drroit d’une théièrre : explication philosophique.

Le pastafarisme c’est simple, c’est comme la Théière de Russell.

C’est Bertrand Russell, un philosophe du début du XXème siècle, qui est l’auteur de cette analogie. Dans un article écrit au début des années 1950, Russell suggère qu’entre la Terre et Mars se trouve une théière de porcelaine qui tourne en orbite autour du soleil.

Avec une théorie pareille, Russell déclare que personne n’est capable de prouver le contraire, pour peu qu’on ait pris la peine de préciser que la théière est trop petite pour être détectée par le plus puissant des télescopes. Russell continue comme suit : cette proposition ne peut être réfutée, pourtant, personne n’y croit. Cependant, si l’existence de cette théière était décrite dans des livres anciens, enseignée comme une vérité sacrée tous les dimanches et inculquée aux enfants à l’école, alors on y croirait dur comme fer. On y croirait tellement que toute réticence à croire en LA Théière deviendrait un signe d’excentricité et vaudrait au sceptique les soins d’un bon psychiatre. Peut-être même d’un inquisiteur, suivant l’époque.

En 1950, les objectifs de Bertrand Russell sont assez semblables à ceux de Bobby Henderson dans les années 2000 avec l’invention du pastafarisme. Dans ce bas monde rempli de mortels, il semble que ce soit souvent aux sceptiques de réfuter les bases de la religion. Des bases forcément invérifiables (c’est un peu le propre d’une religion, on est bien d’accord). Ce que la théière et le monstre en spaghetti volant revendiquent, blagues mises à part, c’est que ce serait plutôt aux croyants de prouver la véracité de leur théorieâ…

Pour tout prophète, devoir prouver au lieu de pouvoir prêcher, c’est ce qu’on appelle le début des emmerdes.