Mélanie & Marie-Luce prrésentent…

9 juillet 2012

La préhistoire du rock

Rock’n’roll !!!


Petit exposé scientifique de l’apparition du phénomène

C’est quoi le rock’n’roll ?

Du rhythm’n’blues mais chanté par des blancs aux États-Unis. Au début des années 50, c’est inconcevable pour les blancs de finir dans les mêmes bacs de vinyles que les noirs. Rock’n’roll, c’est le terme choisi pour distinguer la musique noire de celle des blancs. Oui le rock’n’roll a des origines racistes, même s’il puise aussi ses influences dans de la vraie musique : le gospel, le blues et le jazz, genres propres aux noirs américains.

 

Artistes rock’n’roll :

1951 : Bill Haley & His Comets enregistrent « Crazy Man Crazy ». Ce titre est considéré comme le premier succès de rock’n’roll blanc. C’était avant Elvis. Dommage.

1954 : Elvis enregistre « That’s all right Mama » à Memphis. C’est l’acte fondateur du rock’n’roll. À l’époque, la mode est aux reprises : on pique la musique des noirs, on accentue la contrebasse pour le côté violent, on augmente le rythme. Voilà.

Alan Freed : c’est un animateur radio qui contribue à la promotion du rock’n’roll. Alan Freed est fan de rhythm’n’blues. C’est à lui qu’on doit le terme de « rock’n’roll » pour désigner cette musique du diable qui commence à avoir un succès considérable aux États-Unis.

1955 : Chuck Berry allie country blanche et blues afro-américain avec « Maybellene ». That’s it.

 

Le terme rock’n’roll :

À la base c’est un terme utilisé dans la marine, il désigne le tangage et le roulis du navire dans la littérature du 17e siècle. Le rock’n’roll passe ensuite dans le vocabulaire religieux du gospel au 19e siècle : « We’ve been rockin’ an’ rolling in your arms / In the arms of Moses. ». La vigueur du vocabulaire gospel devient de plus en plus forte : « Rock me Jesus ». Ébranle-moi ! Oh oui, ébranle-moi ! Par métonymie, le rock deviendra ensuite associé au gospel des Afro-Américains. En 1951, il fallait un nouveau nom à ce genre de musique révolutionnaire, dont le vecteur était Elvis. Alan Freed le trouve : ce sera « rock’n’roll » !

 

Faits notoires:

Buddy Holly : à l’époque du rock’n’roll, c’est lui qui pose les jalons du rock moderne. Il joue avec une Fender, il double les voix et sophistique sa musique. Sa formation est toujours la même : 2 guitares, 1 basse, et 1 batterie en plus du chant.

1958 : l’âge du grincement. Link Wray invente la distorsion en perçant ses haut-parleurs de guitare avec un stylo à bille. Et là, ça devient intéressant.

Le chaînon manquant entre rock’n’roll et rock tout court, c’est Bo Diddley. À la fin des années 50, il  produit un rythme unique, rapide, que lui pilleront les Doors, Captain Beefheart, Jimi Hendrix et tout le gratin.

Et la France dans tout ça ? En France oui, hehe, quelque chose se passe. Boris Vian écrit des rocks pour Henri Cording, alias Henri Salvador. Sous forme de parodie uniquement. Boris Vian considère le rock’n’roll comme de la musique faite par et pour les illettrés. Ahâ… la France, tellement rock’n’roll. Son attitude méprisante, elle va la payer. Longtemps. Pour vous donner une idée, je vous conseille « Rock’n’roll Mops ». Bon appétit.

Du point de vue des Anglais, le rock commence évidemment chez eux.

I got the blues !