Le Temple des tigres, de l’intérieur

21 mai 2015

Un moine et un tigre
Minou minou minou !

C’est l’une des principales attractions touristiques de la Thaïlande, et l’une des plus controversées aussi : la Semaine des 4 Jeudis vous emmenait aujourd’hui au Temple des tigres, à Kanchanaburi. C’est un lieu de culte bouddhiste situé au nord-ouest de Bangkok, mais qui s’occupe parallèlement de différentes espèces d’animaux. Récemment encore, l’endroit a fait parler de lui jusque dans la presse romande, après des rumeurs de fermeture. Fermeture qui n’a pas eu lieu, et qui s’est transformée en un recensement des animaux.

GRRIF a rencontré un anthropologue genevois qui se rend régulièrement sur place depuis quatre ans, comme volontaire. Pour y avoir vécu plusieurs fois plusieurs mois, Stéphane Barelli défend le Temple des tigres. Il nous explique d’abord ce qu’il fait sur place, dans les coulisses.

Stéphane Barelli en compagnie d'un tigre
L’anthropologue genevois Stéphane Barelli, en compagnie d’un tigre du temple.

Les tigres du temple sont-ils maltraités ? Drogués ? Mal nourris ? Existe-t-il un trafic avec les pays voisins de la Thaïlande ? Quand vous tapez « Temple des tigres » dans Google, sur la première page de résultats, on vous explique surtout pourquoi il ne faut pas le visiter. En somme, le temple compte peu de défenseurs. Stéphane Barelli revient sur ces polémiques.

 

Un animal sauvage de 200 kilos qui se montre docile avec l’homme est-il forcément drogué ? Le tableau dressé par notre invité est loin des articles très critiques que l’on trouve sur internet. Le Genevois vient d’ailleurs de rentrer d’un séjour sur place, au moment où l’Etat recensait les fauves, qui sont au nombre de 137. Et cette population qui augmente très vite est, selon Stéphane Barelli, un signe que les tigres ne se portent pas si mal.

Parmi les détracteurs du Temple des tigres, des voix appellent à remettre les fauves en liberté. Pas si simple, répond Stéphane Barelli. La forêt thaïlandaise n’offre plus suffisamment de place, d’autant que les éléphants du pays connaissent la même problématique. Quant à envoyer ces tigres à l’étranger, cela induirait des coûts que personne ne veut prendre en charge.

Léonie