Le skateboaRRd, tout un monde suRR une tRRottinette.

12 juillet 2012

C’était aujourd’hui dans « Comme si je savais pas ».

La planche à roulettes, ou skateboard pour les cools, c’est d’abord une planche avec deux essieux et quatre roulettes. Ok, jusque là, on arrive à suivre.

Mais d’où vient-elle, cette planche à roulettes ?

T’es souRRd ? Ça vient d’une tRRottinette.

Et soudain, les tRRicks appaRRaissent au fond d’une piscine…

La musique et le skate…

Comme pour son grand frère le surf ou son petit frère le snowboard, le skateboard entretient un lien étroit avec la musique. 

Au début des années 1980, la musique emblématique du mouvement est le rock, musique qui colle parfaitement avec la volonté des skateurs de casser les codes. Plus tard, dans les années 1990, le rock’n’roll laisse sa place au punk ou skater punk, une musique un poil plus propre plus léchée. On retrouve des groupes comme Pennywise, NOFX ou Rancid.

De nos jours, on trouve un peu de tout. Du skateur roots qui écoute du reggae ou du ska en passant par le punk énervé, le fan de métal ou l’amateur de Hip-Hopâ…

Le Hip-Hop, qui a d’ailleurs pris une énorme place dans le mouvement skate ces dix dernières années, est clairement récupéré par les skateurs pour son appartenance à la street culture américaine, culture forcément indissociable du mouvement skate.

Il y a quelques groupes à mi-chemin entre le hip hop et le rock qui ont contribué à cet intégration, comme Cypress hill et leur rap très sombre, Rage against the machine qui illustre parfaitement la fusion entre le rap et le rock ou encore Dog eat dog ou H-Blockx.

 

Skater en Allemagne de l’Est, un vRRai cinéma

Allemagne, début des années 1980.

Denis est un garçon qui nage vers on ne sait quoi. Il fait partie de ces enfants qui auront un grand destin. Son père en a décidé ainsi. Il veut absolument faire de son fiston un champion de natation. Un soir pourtant, le fiston entend le bruit des roulements sur le bitume par la fenêtre. Denis saute par la fenêtre. Il passera ensuite à l’Est, enverra balader le papa,  le prof de natation et tout le bataillon. Il deviendra Panik, un des skateurs les plus fous d’Allemagne de l’Est.

Un sacré pitch.

Des histoires comme ça, des histoires d’ados rebelles, il y en a des tonnes dans l’histoire du skateboard. Sauf que celle-ci, c’est aussi celle d’un film qui a été primé cette année à la Berlinale et au festival du film indépendant de Cannes. Ça s’appelle This Ain’t California. Ce film-documentaire raconte l’histoire du skateboard en RDA, ancienne Allemagne de l’Est.

La RDA, une société un poil politisée

Les gamins, à l’époque, doivent apprendre les hymnes politiques par cœur et faire des saluts devant le drapeau. Alors forcément, le terreau n’est pas fertile pour voir pousser les skates le long des trottoirs. Pour Marten Persiel, le réalisateur du documentaire, ce film raconte l’histoire de jeunes skateurs qui vivaient sous le radar politique du communisme et qui ont dû braver les interdits. Par exemple, quand les médias de la RDA sont confrontés pour la première fois à une planche à roulettes, ils annoncent publiquement un virus tout droit venu du marketing américain.

À l’Est du mur, faire du skateboard est donc un acte de désobéissance civile en soi et, comme le dit Marten Persiel : Les rues de l’Allemagne de l’Est n’étaient pas faites pour jouer.