Le GRRand Jacques n’a rien perdu de sa grandeur

23 août 2013

Jacques Brel sur scène
Brel, un phénomène de la scène.

Amsterdam, Ne me quitte pas, Ces gens-làâ… Les succès de Brel sentent fort la tragédie. Mais vu comme ça avait commencé, c’était pas joué d’avanceâ…

Brel à ses débuts

Suivi d’un contre-exemple, la chanson « Mathilde »

La bête de scène

Brel, c’était un showman. Enfin, pas tout de suite. Il a d’abord été coincé dans son corps grand et maladroit, muni de bras immensément longs. Il a dû apprendre à utiliser ce physique étrange… A user de ses bras, en les gardant écartés et tendus, avec un tremblement dans les mains, pour soutenir le drame de ses textes, tenir le public en haleine. A jouer aussi avec la caméra, quand il chantait sur des plateaux télé, et qu’il se mettait en scène, un peu façon clip musical. Le Grand Jacques maladroit est devenu Brel chanteur-comédien, enchaînant les tournées à un rythme de malade. Il est arrivé qu’il donne plus de représentations que ce qu’il y a de jours dans l’année. Avec toujours un trac maladif, qui le faisait vomir avant de monter sur scène.

Jeux de bras et présence scénique : Ces gens-là

Et ça fait des grands « slurp »

Retraite éternelle dans les îles

Avec la chanson, qu’il quitte en 1966, Brel avait trois passions : le cinéma, les avions et la clope. Cette dernière lui refilera la maladie du fumeur, le méchant cancer du poumon. On lui enlèvera un poumon comme on enlève une roue à un vélo, mais malgré ça il continuera à rouler, jusqu’aux Iles Marquises, où il prendra sa retraites scénique. Là-bas, il pilotera un bimoteur pour faire la poste, ou pour transporter des habitants.

Jacques retournera à Paris deux fois : en 1977 pour enregistrer son dernier album, « Les Marquises », et un an plus tard pour aller crachoter le dernier souffle d’air renfermé dans son poumon. Brel sera ensuite enterré près du gribouilleur Gauguin, sur les îles qui l’avaient accueilli un peu plus tôt. L’homme qui ne voulait pas qu’on le quitte nous a finalement quittés en 1978, à l’âge de 49 ans.

Brel et ses héritiers

Suivi de « Faut bien qu’ils brillent », de Veence Hanao

Mike et Léonie