La scarification, un rituel indélébile.

29 juillet 2014

Suite de nos thèmes « Comme si je savais pas » liés aux traditions et aux coutumes: la scarification.

La scarification, une pratique qui consiste à se taillader la peau. Alors qu’en Afrique, sa signification est souvent ethnique et liée aux traditions, en Occident, on l’associe à l’automutilation et à l’esthétisme.

Plusieurs raisons (bonnes et mauvaises) au rituel de la scarification.

Raison culturelle, ethnique, esthétique, psychologique, sociétale

La scarification, une tradition ethnique qui se perd au Bénin.

A travers le photoreportage de Jean-Michel Clajot

La scarification aujourd’hui, chez nous.

Un art qui se perd en Afrique, mais qui explose chez les adolescents occidentaux

En Occident, aujourd’hui, la scarification se trouve plus souvent dans les émissions ou livres psychologiques que dans les revues artistiques. Chez nous, elle est surtout la traduction du mal-être adolescent. Rien de traditionnel, plutôt un rituel malsain.

Il y a le cliché des ados qui, au lycée, arrivent le matin, fiers de s’être scarifié un « D » sur le poignet à coup de coupe-ongle. Un « D » comme David, celui qui restera l’amour de leur vie pendant cinq minutes. Ou un D comme Danielle, la BFF. Ça, c’est pour le côté ridicule de la scarification moderne.

De l’autre côté, il y a l’automutilation, surtout répandue chez les adolescents, mais pas que. Les personnes âgées peuvent aussi se tailler la peau. Alors si ce n’est pas à prendre à la légère, la scarification chez les adolescents n’a généralement aucun lien avec des idées suicidaires. C’est par contre associé à des traumatismes, des abus, des troubles alimentaires ou mentaux. Bref, c’est lié au mal-être.

Mélanie et Stève