La belle histoirre des chauves volontairres

21 août 2012

Skinhead
Chou, non?

Skinhead : de la peau sur la tête.

Le mot « skinhead » désigne un mouvement de jeunes prolétaires du Royaume-Uni, sans cheveu. Ou avec. Il est né à la fin des années 60. Le mouvement s’est beaucoup inspiré des mods, l’abréviation pour « modernistes ». Les mods sont des Britanniques d’origine juive ou grecque. Ils viennent de la classe moyenne. Ils écoutent de la musique jamaïcaine et du jazz moderne, d’où leur nom. Ils développent aussi une certaine obsession pour leur apparence physique, en portant des vêtements luxueux, inspiré de la mode italienne. Ils se déplacent en Vespa et se retrouvent tous les soirs dans des clubs pour faire la fête, surtout avec des amphétamines. Une mode comme toutes les autres, qui a déjà l’air d’un autre siècle au milieu des années 60.

Des mods aux skinheads

Vers 1969, les jeunes de la classe ouvrière veulent se différencier de la vague hippie « psychédélique peace and love woodstock ». Ils sont plus bruts de coffrage et sont restés crochés sur la musique afro-américaine des mods. Ils fréquentent les rude boys, qui sont les jeunes immigrés antillais, surtout jamaïcains. Ils affichent clairement leur origine prolétaire. Ces deux mouvements qui attirent de plus en plus de jeunes se fondent en un, pour devenir le mouvement skinhead.

Le mouvement explose, parallèlement au reggae. Skatalites, Desmond Dekker, Jimmy Cliff et les Wailers produisent les tubes de l’été 1969. Leur musique rassemble des jeunes de tous horizons, aussi bien les Blancs que les Noirs. On écoute du reggae et on se casse la gueule pour affirmer sa supériorité.

Et mon poing dans ta gueule ?

Le comportement violent des skinheads va parfois se transformer en hooliganisme et devenir un vrai problème de société. Mais il faut avant tout avoir en tête que les skinheads de 1969 n’ont aucun lien avec la politique, encore moins avec l’extrême droite. Les skinheads sont des ados, sans droit de vote, et la politique est à mille lieues de leurs préoccupations. Ils agitent souvent le drapeau de l’Union Jack ou de la croix St-Georges, mais plus parce que ça fait pop art et que c’est à la mode que par patriotisme pur et dur.

En 1970, la première vague skinhead est déjà passée. Des nouvelles tendances musicales se profilent avec le glam rock de David Bowie et l’explosion du rastafarisme, qui ne parle absolument pas aux skinheads. On retourne chez maman et on se laisse pousser les cheveux. Le mouvement se dilue en un tas d’autres groupuscules, qui vont donner naissance surtout au punk, mais aussi à un revival, avec l’apparition des mouvements politisés et xénophobes… qui n’ont plus rien à voir avec le mouvement skinhead originel.

Le mouvement aujourrd’hui

Un film pourr se culturrer