L’horlogerie: technique, histoire et marchés financiers

1 août 2012


L’horlogerie, symbole helvétique au même titre que les couteaux. Mais ça n’a pas toujours été le cas.

La montre: valeur refuge et actif tangible. Un objet d’investissement très couru

L’horloge, une invention médiévale

Les premières horloges mécaniques apparaissent au XIVe siècle. Evidemment, vu l’époque, elles sont créées pour des objectifs louables. Elles servent à agiter les clochers à heure fixe. Au début, elles n’ont pas de cadran et, lorsqu’elles en auront un, au XVe siècle, on n’y verra que l’aiguille des heuresâ… Faut pas aller trop vite, on a tout le temps.

Ces premières horloges de la fin du Moyen Âge n’ont rien à voir avec la Rolex que vous portez sans doute autour de votre poignet, pour autant que vous n’ayez pas complètement raté votre vie. Le principe mécanique et moyenâgeux est le suivant : un poids qui fait office de moteur et qui entraîne un train d’engrenage, un engrenage qui fait finalement tourner les aiguilles. Magie. Ensuite, tout est dans le réglage. Mieux vaut avoir du doigté sinon les cloches de Monsieur le sonneur de cloches sonnent au milieu de la nuit. Ça le réveille et ça peut même le rendre maussade.

Mais qu’est-ce qui différencie cette trouvaille du XIVe siècle pour sonneurs de cloches fainéants d’une horloge digne de ce nom ? Accrochez-vous au bracelet de votre Swatch, on entre dans les détails techniques.

C’est l’échappement qui transforme un simple engrenage en une véritable horloge. L’échappement, et celui-là ne pollue pas, c’est ce qui permet de libérer le poids puis de le bloquer, de manière alternative. Pour cela, il faut inventer un mécanisme oscillant. On voit apparaître ce qui ressemblera plus tard à un balancier. Pour en voir un vrai qui fonctionne, il faudra toutefois attendre deux bons gros siècles avec quelques essais et presque autant d’erreurs.