John Nash, génie schizophRRène

5 août 2013

John Nash
John Nash, mathématicien père de la théorie des jeux.

Il y a beaucoup de génies morts. Aujourd’hui, on parle d’un génie encore en vie. Il s’appelle John Forbes Nash Jr., mais on va l’appeler John Nash, ce sera plus simple. C’est une bête en maths, style premier de classe, même largement devant le prof. Aujourd’hui, il a 85 ans. A cet âge-là, c’est courant de ne plus avoir toute sa tête ; mais chez lui, ça fait un moment que ça péclote, à cause de la schizophrénie dont il souffre depuis très longtemps.

Les maths, chez Nash, c’est venu à l’heure où d’autres voient venir les hormones et les boutons. Enfant, il a fréquenté l’école publique. Il a commencé à absorber la science dans les livres et les encyclopédies. Sa chambre, il l’a transformée en laboratoire pour y réaliser des expériences.

Au moment où les adolescents lambda prennent des cours de flûte ou de baseball, les parents Nash, eux, offrent à leur fils des leçons de maths avancées. Une licence et un master en poche, il accepte une bourse pour poursuivre ses études supérieures à l’université de Princeton. Son professeur lui écrit une lettre de recommandation qui tient en une seule phrase : « Cet homme est un génie.« 

C’est à Princeton qu’il rédige son mémoire sur les jeux non coopératifs, qui contenait déjà la substance de sa théorie des jeux, celle qui allait lui valoir le prix Nobel d’économie en 1994, c’est-à-dire 44 ans et bien des déboires après.

John Nash et la schizophrénie

Vous voulez en savoir plus sur John Nash ? On espère vous avoir convaincus. Vous avez le choix entre sa vie palpitante et son travail révolutionaire. Ou les deux, en fait, pourquoi pas ?

Un homme d’exception

John Nash, version Hollywood

Léonie & Cédric