Je lui fais signe, il me fait signe, je lui fais signe: c’est ok.

7 août 2014

Bonjour, avec les mains, ça se dit: « b.o.n.j.o.u.r »

« Comme si je savais pas » s’intéresse tout l’été aux coutumes. Aujourd’hui, on s’arrête sur l’un des rituels les plus gracieux et peut-être l’un des plus vieux : celui des gestes.

Du rock’n’roll, des cocus et des cornes.

Le « signes des cornes » a plusieurs significations

Attention! Tiens-toi bien.

Sinon, tu pourrais te prendre une claque

« Comme si je savais pas » vous parle aujourd’hui en langage des signes. Pas le langage des sourds, non ; plutôt la communication non verbale que constitue la gestuelle des doigts et des mains. Et d’un coin à l’autre du monde, les traditions diffèrentâ…

On n’arrête pas de faire des gestes. Ils soulignent le discours, ils appuient, ils donnent du corps à la parole, parfois même ils en disent davantage que ce qu’on aimeraitâ… Certains sont inconscients, d’autres sont volontaires, et on s’attend à ce que ces gestes soient compris par l’interlocuteur. Et la plupart du temps, c’est le cas. Mais si la signification de certains gestes est universelle, beaucoup de gestes délibérés ont un sens différent d’une culture à l’autre.

Chaque culture a développé non seulement une langue orale, mais aussi une langue gestuelle propre. Une expérience a montré qu’une personne comprend sa langue, même sans paroles. Un ancien maire de New York, Fiorello Henry LaGuardia, mort en 1947, parlait toutes les langues les plus utilisées dans sa ville : l’anglais bien sûr, mais aussi l’allemand, l’espagnol, le français, l’italien et le yiddish. Ses discours ont été filmés et on les a montrés, sans le son, à un auditoire composé de ces communautés. Et bien chaque groupe a infailliblement reconnu quand le maire parlait dans sa langue.

Tenir compte de la gestuelle traditionnelle liée à une culture, c’est utile. Contre-exemple célèbre : Richard Nixon, dans les années 50, se rend en Amérique latine en visite officielle. En sortant de l’avion, il fait le geste « OK », en formant un rond avec le pouce et l’index. Réponse de la foule : huées et sifflets. Parce que dans la culture locale, ce geste est plutôt grossier.

Tu likes? – Non, va te faire f****

Le signe du pouce levé, à ne pas faire partout.

La poignée de main en danger de mort.

Pourtant, elle ne discrimine que les manchots

La poignée de mains, c’est classe, c’est respectueux, c’est hautement diplomatique, mais surtout, c’est dégueulasse. Trois études scientifiques, toutes publiées en moins d’un an, conseillent de laisser tomber la poignée de mains, surtout dans le milieu hospitalier. Car ces sales paluches sont sources de contamination bactériennes.

Si les médecins hygiénistes ne sont pas fans de la poignée de main, ils ne veulent pas l’interdire, surtout pas entre médecin et patient, parce que ça crée un lien de confiance. La solution, c’est celle utilisée par Barack Obama et les autres cools du monde : le « fist bump » ou le » check », pour les intimes. C’est donc le fait de cogner deux poings, bref, le « check », quoi.

Léonie et Mélanie