François, jeune reporter au Mali sans gilet pare-balles

23 septembre 2014


François Rihouay

Gare à vous, les Gaulois. Hier, les djihadistes de l’Etat islamique ont appelé leurs partisans à répondre violemment aux frappes lancées par la France et les Etats-Unis dans le nord de l’Irak. Ils conseillent à leurs membres de tuer des ressortissants français dès qu’ils en auront l’occasion.

Nouvelle qui intéressera les touristes d’Irak et de Syrie, mais aussi les reporters. Et justement, on a téléphoné à François Rivouay, jeune Français et journaliste indépendant au Mali, qui a dû couvrir un conflit entre les armées maliennes et françaises et des groupes islamiques radicaux. François nous racontera aussi comment il a réagi aux vidéos de décapitations de plusieurs journalistes.

Au Mali, la ligne téléphonique est toute pourrie

Journaliste de bureau à GRRIF, c’est sympa. Journaliste de terrain dans le sable du Mali, c’est dangereux.

François Rihouay a fini ses études de journalisme en Belgique pour aller travailler à Dakar. Et puis, avec deux sous en poche, il est parti pour le Mali, c’était il y a deux ans. Le pays était déjà en crise, en guerre civile avec les islamistes d’AQMI, al Qaïda au Maghreb islamique qui voulaient imposer la charia. Quatre mois plus tard, la France envoyait ses troupes au Mali, avec François Rivouay, là au milieu. En mars de l’année passée, on l’avait déjà eu au téléphone de GRRIF.

Attention, journaliste sans casque ni gilet pare-balles

Une année et demie plus tard, donc aujourd’hui, on a retéléphoné à François pour le faire réagir à l’actualité et notamment aux décapitations médiatisées de plusieurs journalistes. François Rihouay est reporter indépendant au Mali, où deux journalistes avaient été tués il y a presque un an. Depuis le Mali, François a suivi l’actualité et les décapitations de journalistes occidentaux par l’Etat islamique.

Journaliste en zone de conflit, une profession de foi

Mélanie