Femen, ou les Lady Gaga de l’activisme.

3 août 2012

L’origine du mouvement

Femen = Lady Gaga

Ce qui compte, c’est le choc de l’image

Hier à Londres, les jeux Olympiques se déroulaient paisiblement. Ils n’ont pas été perturbés et ce malgré les efforts des Femen.

 

La scène se déroulait devant l’hôtel de ville de Londres. Quelques membres du Femen, les seins évidemment nus, manifestaient contre la présence de certaines nations aux Jeux Olympiques. Dans leur ligne de mire, l’Iran et l’Arabie Saoudite qu’elles considèrent comme des régimes islamistes. No charia, voilà ce qu’on pouvait lire sur leur torse si leur poitrine ne nous mettait pas dans tous nos états. Une manifestation de courte durée puisque les policiers londoniens ont mis fin au spectacle de manière musclée. La virilité policière a donc largement remporté le concours olympique. Après avoir été immobilisées au sol, les activistes des Femen ont été conduites au poste de police. Pendant que des dizaines de photographes courraient à cinquante centimètres d’elles pour avoir la plus belle photo de leur nichons ensanglantés par le goudrons.

Manifester seins nus, une méthode qui dérange. Manifester tout simplement, parfois, ça dérange. Alors quand les Femen le font dans leur plus simple appareil, ça irrite. Même à l’intérieur de certains mouvements féministes, le soutien aux ukrainiennes est mitigé. Pour certaines qui préféraient un féminisme plus profond et plus intellectuel à la Simone de Beauvoir, les seins des ukrainiennes cachent leur véritable discours. Des seins qui plaisent aux hommes mais qui irritent les femmes, voilà qui serait donc purement contraire aux objectifs des Femen.

L’avis des fondatrices du mouvement est lui bien différent. Enlever leurs soutifs permet au contraire de faire entendre un message mainte fois exprimer sous un t-shirt mais auquel les medias restaient sourds. Il faut donc que les actions soient choquantes pour qu’elles soient efficaces. Comme les Femen aiment à le répéter, personne n’écoutait ce qu’elles avaient à dire jusqu’à ce qu’un jour, elles aient la brillante idée d’enlever leurs t-shirts.