De l’autre côté du clip

2 mars 2015


Hero, alias Olivier Dressen, a signé la réalisation du clip de « Want it back », de Guts feat. Patrice.

La musique, ce n’est pas que pour les oreilles. C’est aussi pour les yeux.

GRRIF a rencontré par Skype le réalisateur du clip d’un morceau bien connu de nos services : « Want it back », de Guts feat. Patrice. Il s’appelle Olivier Dressen, ou « Hero ». Il est belge, et partage sa vie entre son pays d’origine, la France et la Chine. Il était à Shanghai quand on l’a contacté. Et on lui a justement demandé pourquoi il avait choisi cette ville.

Bowser
Une illustration d’Olivier Dressen, issue d’une série intitulée « Nintendo Generation ».

A la base, Olivier Dressen était donc dessinateur, de BD notamment. De là, il a migré vers la réalisation vidéo. Comme beaucoup de ses pairs, il a réalisé pas mal de spots commerciaux. Et quelques clips musicaux. Mais selon lui, les deux exercices ne sont pas si différents l’un de l’autre.

C’est le clip de « Want it back » qui nous a fait découvrir le travail d’Olivier Dressen. Cette vidéo met en scène des enfants qui évoluent dans un monde d’adultes : celui de l’entreprise. Si les voix sont celles d’un chœur de New York, la vidéo a été tournée en Chine, avec des enfants chinois. Le réalisateur nous a raconté comment il s’est retrouvé à bosser sur ce morceau de Guts.

La musique ne serait pas tout à fait ce qu’elle est sans les images que les clips véhiculent, et qui restent parfois gravées dans les mémoires. Qui n’a pas en tête par exemple la vidéo de « Thriller », de Michael Jackson, celle de « Around the world » de Daft Punk, ou encore le clip de « Virtual Insanity » de Jamiroquai ?

Mais comment on fait, sur la base d’un morceau, pour imaginer le clip qui le marquera de manière indélébile ? C’est ce qu’on a demandé à Olivier Dressen.

La réalisation de clips serait-elle un travail de l’ombre ?

Qui, en visionnant un clip sur YouTube ou Vimeo, s’intéresse à l’identité du réalisateur ? Si le nom est régulièrement mentionné en-dessous de la vidéo, il n’est pas forcément intégré au film. Et même s’il s’y intéresse, il y a fort à parier que le grand public ne le retiendra pas…

On a demandé à Olivier Dressen si c’était important, pour lui, la reconnaissance du public.

Et qui sait, peut-être que certains réalisateurs de clips musicaux actuels sont de futurs grands noms du cinéma ? Il y a de véritables icônes du 7e art qui ont commencé par des vidéos de musique : Spike Jonze, avant de nous mettre « Dans la peau de John Malkovitch », a illustré des morceaux des Beastie Boys et de Fatboy Slim entre autres. Le Français Michel Gondry, avant son « Eternal Sunshine of the Spotless Mind », a bossé pour Björk et les White Stripes. Et David Fincher a brillé avec des clips pour Madonna et Sting avant de proposer « Seven » et « Fight Club » au cinéma.

Et Olivier Dressen, est-ce qu’il se voit tourner des longs métrages un jour ?

Pour en savoir plus sur le travail d’Olivier Dressen, suivez les liens ci-dessous !

Léonie