C’est beau et ça s’entend : pixels à moteur

20 février 2014

Daniel Rozin

Mélange entre du Jean Tinguely et la dernière télé 3000 pouces de votre pote millionnaire.

Daniel Rozin, artiste ingénieux d’origine israélienne et basé à New-York, construit des écrans géants dont les pixels ne sont pas de vulgaires carrés digitaux qui s’allument ou s’éteignent comme sur votre ordinateur en cristaux liquides. Ceux de Daniel Rozin sont faits d’objets hétéroclites : Des plaquettes de bois, des billes en verre ou des déchets écrasés. Tout ce qu’on peut assembler en puzzle grand format.

Ensuite, chacune de ces pièces est montée sur des petits moteurs et c’est en pivotant sur elles-mêmes qu’elles présentent leurs faces plus ou moins ombragées. A la manière des écailles de poissons, ces objets mis côte-à-côte peuvent afficher des arc-en-ciel ou des visages si on les range convenablement.

Il suffit enfin de leur ajouter une webcam pour obtenir des miroirs mécaniques.

C’est ici que l’hypnose commence ! Rien qu’en passant devant les écrans de notre bricoleur malin, votre image se reflète en temps réel sur le puzzle, dans un bruit de dominos mouvants. Vous jouez alors avec les textures, vous observez l’ingéniosité des mécanismes et des pièces qui s’emboîtent et se déboîtentâ… Ou vous prenez de la distance pour admirer votre propre personne dessinée par ces objets de récupération.

Miroir, mon beau miroir, ne cherche pas. Grâce à Daniel Rozin le plus beau c’est toi.

Stève

Daniel Rozin

Daniel Rozin