C’est beau et ça s’entend : Huiles dramatiques

19 février 2013

Manhattan - Valerio D'OspinaManhattan – Valerio D’Ospina

Valerio D’Ospina peint des toiles comme s’il les ramassait au bord des routes en hiver.

C’est grisâtre, sale et dramatique.

Valerio D’Ospina. C’est un italien du sud parti en Pennsylvanie en quête de paysages industriels à faire pleurer la mort. Et c’est ce qui dégouline de ses huiles : La tragédie des réseaux urbains.

Flat Iron - Valerio D'Ospina
Flat Iron – Valerio D’Ospina

Ça bave méchant.

 

En noir-gris-blanc étalés grassement à la spatule, notre exilé artistique transforme tout ce qu’il voit en version Germinal.

par exemple, le vénérable Buidling Flat Iron à New-York (ci-contre) devient un bâtiment fantomatique qui crie sa détresse au monde sous un obscur brouillard.

En fait, les œuvres de Valerio D’Ospina, c’est un vortex qui s’ouvre sur l’enfer des maisons. Mieux, C’est comme quand Frodon le Hobbit enfile son anneau qui le rend invisible, mais avec des bâtiments, et en peinture. Bref, c’est glauque et majestueux à la fois.

Si l’hiver ne vous déprime pas assez, faites-vous une petite série de « Urbanscapes », collection macabre  de peintures à l’huile signées Valerio D’Ospina.

Stève