C’est beau et ça s’entend : bois double face

20 mars 2014

Yoshitoshi-Kanemaki

Des sculptures à personnalité multiple

ou la matérialisation de nos êtres spirituels

Yoshitoshi Kanemaki, sculpteur japonais, taille des monstres grandeur nature. Des hommes ou des femmes à l’aspect banal mais qui ont un ou plusieurs frères siamois qui leur sortent de n’importe où, comme si de rien n’était : Un deuxième corps qui s’enroule autour du premier, un troisième coincé entre les deux ou carrément onze visages alignés qui se partagent chaque fois un œil.

Notre artiste évoque ainsi nos différentes consciences, nos caractères qui se chevauchent sans cesse, parfois dans la même seconde. Il remplace le petit diable ou le petit ange que certains auteurs imaginent sur nos épaules par nos propres personnes. Parce que finalement, nous sommes nos propres fantômes. Et il va même jusqu’à marier des squelettes à ces chimères. Comme si la mort faisait partie intégrante de ce ballet spirituel.

Yoshitoshi Kanemaki taille ces êtres hybrides en une seule pièce de bois, avec des coups de ciseaux relativement bruts mais qui se conjuguent toujours dans des formes somme toute poétiques, amplement adoucies par des peintures à deux doigts du pastel.  Notre artiste utilise aussi du bois de camphre, un bois qu’on retrouve souvent dans la légende asiatique et qui participe à l’envoûtement par son odeur tenace.

Les sculptures fantasmagoriques de Yoshitoshi Kanemaki. Onirisme macabre pas si brut que ça.

Stève

Yoshitoshi-Kanemaki

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