Bill Gates : infoRRmaticien, entrepreneuRR, RRiche.

6 août 2013

Bill Gates
Bill Gates au Forum économique mondial, où il a ses entrées.

Comment devenir riche et célèbre quand on n’a aucune allure ? (Aucune allure, mais quelques prédispositions dans le domaine de l’informatique.) L’exemple de Bill Gates, fondateur de Microsoft.

Faites de votre enfant un nerd dès la plus tendre enfance. Lunettes dégueu, fringues démodées, maigreur et absence de style. Très vite, il se passionera pour l’électronique et développera une intelligence rare. A 9 ans, faites-lui lire des encyclopédies universelles, c’est très bon pour la culture générale. Ne vous inquiétez pas s’il fait des mauvaises notes à l’école, c’est juste qu’il s’emmerde. La solution, c’est de le mettre devant un des premiers ordinateurs. Ce sera le début d’une belle histoire d’amour : « Tu m’hypnotise avec ton écran, j’apprends à utiliser tes codes, nous sommes fait l’un pour l’autre. Plus besoin d’aller à l’école, tu me suffis. »

Bill Gates a quand même réussi à se faire virer temporairement de l’école parce qu’il avait fait planter le seul ordinateur du campus. (C’était un signe.) Mais un génie a besoin de disséquer. Et il a aussi besoin d’un ami un tout petit peu moins génial que lui pour avancer et pour se sentir moins seul quand il abandonne ses études pour lancer son entreprise. Avec Paul Allen, Microsoft est né au début des années 70.

A partir de là c’est facile : on lance DOS en 1981, Windows quelques années plus tard, on s’inspire très fortement des meilleures idées de la concurrence parce qu’on est bon techniquement mais on manque parfois d’un brin d’imagination, et elle est belle.

L’homme le plus riche du monde

(Ou presque, à cause d’un petit arriviste mexicain.)

Ce qui est rassurant, c’est que le personnage n’a pas tant changé ; il a toujours quelque chose d’attachant en nerd maladroit. Et à son actif, quelques ramassages de première classe. Comme lors de cette émission de TV où, en coulisses, on lui avait présenté Sting ; il avait expliqué n’avoir jamais entendu parler d’un Sting. Ou comme dans cette interview où il déclarait : « Si l’industrie automobile avaient progressé à la même vitesse que les ordinateurs, on roulerait aujourd’hui dans des véhicules volants non polluants en toute sécurité, et il n’y aurait plus d’embouteillages. » Ce à quoi General Motors répondait le lendemain: « Si l’industrie automobile avait évolué de la même façon que Microsoft, il faudrait changer le moteur de sa voiture tous les six mois, et pour l’arrêter, il faudrait appuyer sur le bouton « Démarrer«  ! « 

A grand destin, grand rival

Léonie & Cédric