Au Burkina Faso, une révolte efficace

18 novembre 2014

Blaise Compaoré
Après 27 ans de pouvoir, le président du Burkina Faso Blaise Compaoré a choisi de partir, face au soulèvement populaire.

La semaine des 4 jeudis faisait connaissance aujourd’hui avec Marianne, une Suissesse établie au Burkina Faso depuis 2008. Elle y est d’abord partie pour un travail bénévole, à Bobo Dioulasso, deuxième ville du pays ; mais elle est tombée amoureuse de la région et y est restée. Aujourd’hui, elle a créé une association pour la promotion des artistes burkinabés.

Marianne a donc assisté de l’intérieur au renversement du président Blaise Compaoré, resté 27 ans au pouvoir. 27 ans, c’est long, et voici un peu plus de deux semaines maintenant, le peuple a décidé que c’était même trop long. Mais Marianne explique que ce soulèvement populaire était dans l’air depuis plusieurs années déjà.

Pour dire son mécontentement, le peuple descend dans la rue. Et c’est allé très vite : les émeutes ont commencé le 30 octobre et le lendemain, on annonçait le départ du président. Il a trouvé refuge en Côte d’Ivoire. Marianne décrit le sentiment de la population au moment de l’annonce du retrait du président.

Il faut quand même rappeler que même dans une relative douceur, cette révolution a fait au moins quatre morts – certains parlent d’une trentaine. On a aussi dénombré plus de 100 blessés.

Le peuple qui se soulève et qui parle d’une seule voixâ… c’est le point de départ vers des élections démocratiques. Selon Marianne, la transition représente un travail de titan, parce qu’il faut « remettre les choses en ordre à tous les échelons ». Mais le processus semble avoir bien commencé, et  les Burkinabés sont aujourd’hui pleins d’espoir.

Léonie